Publié le 30 Janvier 2011

La crèche qui a valu à Robert Canut le titre de Meilleur Ouvrier de France, exposée au Salon International des Santonniers d'Arles

 

 

Robert Canut fait partie de ces rares santonniers faisant l'objet d'un engouement comparable à celui que l'on voit dans certains fan club de passionnés . Des inconditionnels qui par hasard ou par le bouche à oreille ont découvert un jour son atelier avec cette ambiance unique qui d'une pièce à l'autre, raconte le parcours exceptionnel d'un santonnier dans l'âme, un homme au caractère doté d'un optimisme et d'une bonne humeur, forgé par les épreuves que l'existence ne lui a pas épargnées.

 

Digne fils de la Provence et du terroir marseillais, il sait comme le sel donner de la saveur aux choses, débordant du talent dont il est plein comme un oeuf. Philosophe, il a gravé dans des tablettes d'argile des maximes et autres réflexions de sagesse qui ont la droiture des allumettes et que l'on peut voir dans son atelier. A son contact, au delà  de sa faconde il offre à qui veut bien l'entendre un échange aussi nourrissant que le pain. Pourtant, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'aucune marraine n'est venue se pencher sur son berceau.

 

En effet, oui, son succès il ne le doit qu'à son courage, à sa seule volonté, et aussi bien sûr à sa passion pour le modelage de la terre qui est sa façon à lui d'être libre contre vents et marées, de défier l'ordre des choses. C'est à son contact, après plusieurs visites, un peu comme des pélerinages, que l'on apprend à aimer chaque fois davantage les santons et les crèches de Canut. Rarement le santon et le santonnier se retrouvent liés dans un tel élan fusionnel.

 

Alors l'hommage d'Arles était plus que mérité et n'a pas déçu ceux qui le connaissent ou qui aiment l'authenticité des choses, la fidélité exemplaire à la tradition. Ce retour après une aussi longue absence s'imposait comme la juste consécration de celui qui débuta sa carrière dans l'atelier de Marcel Carbonel avant de devenir  l'un des Meilleurs Ouvriers de France en 1968 et voir ainsi s'ouvrir les grandes portes de la notoriété et du succès; une belle revanche pour lui à qui la vie claqua souvent la porte au nez...

 

 

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  Robert Canut est venu à Arles pour installer lui-même sa crèche de Meilleur Ouvrier de France.

 

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  Cette crèche, exposée en permanence dans son atelier de Tulette a fait l'objet des soins les plus attentifs lors de ce déménagement exceptionel réalisé sous la haute surveillance du maître qui n'avait pas eu l'occasion de tenir en main et d'observer d'aussi près ses santons depuis le jour lointain où il les avait déposés et enfermés sous clé dans la vitrine de protection conçue spécialement pour eux.

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  Cette crèche est d'une qualité exceptionnelle notamment par le travail minutieux effectué sur les costumes et les motifs à tel point que les santons semblent habillés tissus véritables et non d'argile décorée minutieusement avec des couleurs naturelles broyées et savamment élaborées par Robert Canut qui travaille seul et fait tout lui-même dans le plus grand respect de la tradition santonnière.

 

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  La crèche de Meilleur Ouvrier de France.


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  Robert Canut en réalisant ce bas relief a voulu rendre hommage à la ville d'Arles flambeau de la tradition provençale. Il a aussi réalisé toute une série dédiée à Arles et montée sur un ensemble en forme de soleil... à suivre

 

 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Santons Robert Canut

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Publié le 28 Janvier 2011

 

 Robert Canut

invité d'honneur du 53ème Salon International des Santonniers

cloître St Trophime - Arles

20 novembre -16 janvier 2011.

 

 

 

   Cela faisait longtemps que Robert Canut n'était pas revenu à Arles dans les salles du cloître St Trophime. Meilleur Ouvrier de France en 1968, il avait pourtant à cette époque-là exposé la crèche qui lui avait valu cette distinction en compagnie des autres diplomés. Il avait aussi modelé spécialement pour Arles de remarquables bas-reliefs évoquant le passé illustre de la ville, la Camargue et ses traditions. L'ensemble orne désormais la façade d'entrée de son atelier de Tulette. Après de longues année d'absence, Robert Canut a réalisé un nouvel exemplaire de cette oeuvre hors du commun qui attend le visiteur à l'entrée du salon.     

 

  Fuyant les honneurs et l'agitation des foires, marchés et autres manifestations professionnellles, retiré dans son paradis contadin aux portes de Tulette sous le regard du Ventoux il a fini par accepter de répondre favorablement à l'invitation de Philippe Brochier et de toute l'équipe du Salon.

 

 En fait Robert Canut est un infatigable travailleur de l'argile, il a toujours des projets nouveaux en tête, ou plus exactement entre ses doigts, et il ne pouvait pas rêver mieux que ces antiques salles voutées pour venir y présenter le fruit de ses dernières inspirations, à commencer par la réalisation d'un vaste paysage de Camargue avec en fond l'église des Saintes. Vincent, Mireille, les gardians, les gitans, les chevaux, taureaux , flamants roses et autres figures symboliques évoluent dans ce vaste marais. Mais à cela il faut ajouter aussi bien sûr une grande crèche vers laquelle se dirige une grande transhumance descendue du haut des collines, semblable à l'un des ces grands troupeaux que l'on imagine sortis d'un livre de Giono. Une autre scène enfin pour compléter l'ensemble avec une présentation des métiers anciens autour de la ferme qui héberge les personnages de la nativité. Ces projets ont accaparé une grande partie de son temps. Il a créé ou recréé ses personnages, s'affairant comme jamais, trouvant la place qu'il faut dans un grenier ou un ancien débarras pour installer des plans de travail, l'ossature des paysages. En même temps il redonne vie dans son atelier à certains de ses anciens moules, fabrique bien sûr de nouveaux modèles comme cette somptueuse roulotte de gitans en route vers les Saintes.

 

Transporter des santons n'est pas toujours chose facile, surtout quand il s'agit de crèches et de pièces uniques. Après hésitation, Robert Canut a accepté de déplacer la réalisation qui lui a valu le prix de Meilleur Ouvrier de France ainsi que d'autres ensembles uniques exposées habituellement chez lui en permanence.

 

Les habitués de mon blog ont déjà un aperçu de son oeuvre. Plusieurs articles lui sont consacrés. Je n'ai dons pas résisté à la tentation d'aller voir sur place l'avancement de son travail pour le salon d'Arles. Je ne l'ai pas présenté plus tôt pour réserver l'effet de la découverte aux premiers visiteurs du salon.


Voici donc les reportages photos fait à cette occasion et qui montrent un peu les dessous des réalisations offertes aux visiteurs du 53ème Salon International des Santonniers qui a eu lieu  dans les salles du cloître St Trophime à Arles du le 20 novembre au 16 janvier 2011 et sur lequel je reviendrai bien sûr pour présenter les oeuvres de Robert Canut in situ....

 

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Dès le mois d'avril Robert Canut est venu sur place à Arles repérer les lieux, relever les dimensions.

L'installation se fera au balcon situé au-dessus de la salle des tapisseries. En fait, faute de place suffisante, c'est la salle du bas qui sera retenue.

 

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Juillet 2010 , visite chez Robert Canut

 

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  Les bas-reliefs évoquant le passé illustre d'Arles, de la Camargue et de ses traditions qui ornent désormais la façade d'entrée de l'atelier de Tulette et que l'on a pu voir au Salon.

 

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  Robert Canut dans son atelier devant la Camargue réalisée spécialement pour le 53ème salon.

 

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Après l'été, le chantier est presque achevé

 

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La ferme et l'étable en chantier pour la crèche du salon qui présentera des métiers.

 

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Au four, des pièces pour le salon.

 

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Avec son fils Victor.

 

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le décor créé pour la grande transhumance en route vers l'étable.

 

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la forge où Robert Canut travaille les objets et accessoires en fer.

 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Santons Robert Canut

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Publié le 25 Janvier 2011

La crèche de l'église de Beaulieu, Noël 2010. 

Voilà plusieurs années déjà que la crèche de l'église contribue à préserver une tradition qui donne tout son sens à la célébration de la fête de Noël. Représenter le mieux possible le récit biblique de la nativité de façon à éveiller une émotion sincère et vraie au coeur des personnes qui la regardent, tel est le but recherché. Ajouter à la scène des santons de Provence c'est rendre plus proche encore de nos racines et de notre art de vivre cet évènement fondateur d'une ère nouvelle.

 

Notre crèche est réalisée dans un vaste décor naturel sur un fond végétal composé de pins et arbustes de nos garrigues. Le haut de la statue de St Roch se dégage de cette masse végétale. Tel un santon de grandeur nature, le saint surplombe la scène et du coup semble présider aux destinées de ce complexe assemblage de vieux troncs d'olivier ou de bois flottés qui patiemment ajustés les uns aux autres forment une grotte suffisamment vaste et accueillante pour héberger dignement les sujets de grande taille, allant jusqu'à 60 cm de hauteur qui composent la scène de la Nativité. Du côté du village perché sur la colline, c'est Ste Bernadette qui veille sur les bergers et leurs troupeaux.

Les témoignages des plus anciens  permettent d'avancer que probablement ces santons en plâtre d'un style saint-sulpicien au réalisme particulièrement expressif, ayant gardé leur décoration d'origine, sont contemporains de l'église et datent donc certainement de la moitié du XIXème siècle.

D'un Noël à l'autre la crèche s'est enrichie par l'apport d'un tambourinaire, ancien lui aussi, de belle facture, attribué à la fabrique Pellegrini. D'autres ont suivi le même chemin, dont un grand berger entièrement restauré par Arlette Bertello, crèchiste de talent qui réalise la fameuse grande crèche provençale des Saintes Maries de la Mer. Henri Vézolles, santonnier d'Arles qui sculpte et décore dans un mélange subtil de terres naturelles des splendides arlésiennes a rendu au roi mage noir tous ses éclats et lui a restitué le bras porteur du trésor en or dont un accident l'avait amputé. Cette année, il a également créé spécialement pour nous l'ange et le berger auquel il apparaît. Ainsi la crèche prend toute sa signification en présentant les choses comme elles ont commencé, selon le récit évangélique de Luc.

D'autres santons aux signatures illustres, anciennes et contemporaines sont venus au fil des ans peupler
ce paysage qui respire nos garrigues. Ainsi, de Thérèse Neveu d'Aubagne, à Paul Fouque, à Jean-Marie Fontanille , et à Robert Canut de Tulette, un des meilleurs ouvriers de France. Des paroissiens ont offert quelques santons habillés qui viennent compléter les sujets en terre ou en plâtre.

La crèche, c'est surtout et avant tout cette
grande scène de la nativité et des bergers conduisant un troupeau qui s'agrandit chaque année grâce à des acquisitions nouvelles mais aussi  au savoir-faire d'Yves qui a mis la main à la pâte, celle de l'argile au demeurant, pour modeler tout un troupeau. Les maisons du village tout là haut sur la colline sont également de sa fabrication.

 

Mais deux sujets importants manquent encore à la crèche : le ravi et l'aveugle. Le ravi passe son temps à contempler la beauté de la nature et du monde. Il s'émerveille devant le nouveau-né car il sent mieux que quiconque l'importance inouïe de l'évènement. Il  est porteur d'une dimension spirituelle forte. Il a un peu la vision d'un prophète. Il en va de même pour l'aveugle. Guidé par son fils, vivant dans l'obscurité, il va chercher et trouver la lumière venue sortir le monde des ténèbres.

 

Si d'aventure votre chemin passe par chez nous, laissez un message, la crèche est encore visible jusqu'au dimanche 6 février 2011.

 

 

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le montage

 

 

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Le buste de St Roch tout en haut de la crèche.


 

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La crèche du 25 décembre

 

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  L'adoration des bergers.

 

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  L'ange apparaît aux bergers.

 

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Les rois mages cette année sont arrivés de bonne heure

 

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Rédigé par Daniel

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Publié le 22 Janvier 2011

 

Une crèche faite avec amour et passion


Il suffit de traverser l'ancienne route nationale 110, dite de Montpellier à Alès, pour gagner le village de St Geniès des Mourgues, tout proche du nôtre, Beaulieu. A St Geniès la culture de la vigne est toujours présente et s'est affirmée en qualité. Les anciennes maisons vigneronnes témoignent de l'aisance sinon de la richesse passée de quelques grands propriétaires agricoles. Les élus municipaux ont su développer l'urbanisation tout en préservant le caractère rural et harmonieux du vieux village particulièrement bien restauré et mis en valeur.

 

Autant préciser que les Mourgues sont des moniales et non des escargots comme le croit l'opinion courante.  Moi-même j'affublais, comme beaucoup d'autres,  les habitants de St Geniès du surnom de "cagaraoules".

 

St Geniès possède une abbatiale érigée à partir du XIème siècle qui a été enrichie par la suite d'une belle nef gothique. La crèche se trouve ainsi dans un cadre architectural particulièrement valorisant. Une crèche faite avec amour et passion depuis de nombreuses années par les soins de Paul Despioch et Guy Dupas qui s'ingénient à donner vie et mouvement à leurs créations grâce à de savants automatismes. Moutonss, bergers et troupe des rois mages gravissent la montagne tandis qu'ailleurs le forgeron, le rémouleur, la femme au puits, la lavandière et autres s'activent inlassablement à leur travail...

 

 

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  le rémouleur

 

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  le forgeron

 

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  le défilé des rois mages

 

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  et celui des moutons

 

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  La femme au puits

 

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  La Camargue

 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Crèches d'églises

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Publié le 8 Janvier 2011

Succès pour la 3ème édition du chemin des crèches.  


Comme l'an dernier les visiteurs ont envahi le petit village dès le début de l'après-midi pour découvrir les crèches familiales dans les maisons ouvrant leur porte aux promeneurs et aux passants en ce dimanche d'après Noël.

 

Malgré le soleil, c'est par un froid et un vent glacial que tout un petit monde enfoui sous les manteaux et les cache-nez est venu se réchauffer à la lumière de chacune des 12 crèches du chemin. Plus de 120 personnes ont ainsi été reçues chez les uns et les autres, dégustant ici un verre de carthagène, là un des 13 desserts sur la table décorée des 3 bougies, des 3 coupes de blé, le tout sur les 3 nappes blanches...

 

Faire sa crèche est un plaisir, la faire voir aux parents, amis, voisins en est un autre. Une façon toute simple de partager la joie de Noël, de s'émerveiller ensemble devant l'histoire que raconte à sa façon chacune de ces nativités toutes différentes les unes des autres et présentées selon la personnalité de chacun.

 

Notre petit groupe s'est donc rendu de maison en maison


Ce samedi, c'était au tour des participants de parcourir le chemin des crèches, chacun étant resté chez soi le jour de la visite pour accueillir les gens.

 

Notre petit groupe s'est donc rendu de maison en maison à commencer par l' église pour venir saluer les rois que certains d'entre nous n'avaient pas encore vus en place. Au terme du parcours après libations et dégustation de produits maison, la joie était là. Une belle occasion pour pour nouer ou renouer de nouveaux liens d'amitié.

 

 

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A la crèche de l'église, il a fallu enlever un grand berger et quelques moutons pour faire place aux rois qui cohabitent malgré tout avec les premiers arrivés à l'étable. L'adoration des bergers et de srois va de pair. A la crèche, les puissants, les princes de ce monde sont au côté des humbles, des petits. Ils descendent de leur trône...  

 

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Yves et Claude font des photos...

 

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Colette filme...

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Claude en bon technicien vérifie que l'ange salue quand on glisse une pièce dans le tronc.

 

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à la sortie de l'église, les créchiste partant à la découverte des crèches de Beaulieu...

 

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La crèche de Liliane sur un magnifique fond de décor de Fontanille. beucoup de santons d'Isoline, Karine Fraisse, Canut, Lou Christou.

 

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Chez M France et J Jacques une grande crèche faite uniquement avec des tout petits santons de 2 cm.

 

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Etape gourmande chez M france et J Jacques. Eliane a apprécié !

 

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  vue générale de la crèche de M France et J Jacques

 

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  Là c'est chez moi, devant ma crèche. On ne la voit pas mais vous la connaissez déjà.


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  La crèche de Colette et J Louis. C'est une crèche du monde. Cette année le moine copte assis en haut au centre revêt une importance plus particulière.

 

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  Colette et J louis nous ont aussi régalés dans leur belle salle à manger voutée.  

 

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  La crèche en santons habillés de Marie Adeline et Claude attire les regards, elle est la seule du parcours dans ce genre.

 

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  La crèche de Gérard et Paule. L'innovation de l'année ! Gérard a lui-même sculpté les santons dans la pierre blanche des carrières du village. Un travail très personnel qui mérite un grand coup de chapeau !

 

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  Gérard présentant les outils utilisés pour travailler la pierre.

 

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  autre innovation du circuit, la crèche de Colette qu'elle fait avec son fils, sur la phto, et ses deux filles. Les santons sont en pate à sel. La famille réalise tout, bâtiments, constructions et décors. Là aussi un grand coup de chapeau !

 

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  Colette et son fils devant leur crèche.

 

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  Chez fred et Yves, une autre surprise nous attend. La crèche s'est aggrandie. Un nouveau village, des collines sur les hauteurs, un ruisseau et davantage de scènes. Une crèche typiquement provençale.

 

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  Paule en admiration devant la crèche d'Yves.

 

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  Maurice et Marie Jo nous accueillent ensuite.

 

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  Surprise là aussi, leur crèche a pris de la consistance, les scènes sont bien présentées et le décor particulièrement soigné. 

 

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  Maurice devant sa crèche.

 

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  pour finir le périple, la crèche de Jacques et Marie Paule. Là aussi une belle surprise avec une belle évocation des carrières du village que malheureusement la photo ne met pas en valeur.

 

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  Et toujours en décor le Pic  St Loup

 

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  Tout se termine bien sûr autour d'un ultime verre. Jacques fait lui même ses apéritifs à base de vin et de gentiane, un pur bonheur !

 

L'édition 2010 du chemin des crèches est vraiment concluante. Promis l'an prochain chacun va encore améliorer. Déjà de nouveaux participants se sont manifestés. Au trains où vont les choses bientôt fera concurrence à Luceram !

   

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Rédigé par Daniel

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Publié le 7 Janvier 2011

 

Voici venu le temps des barbares d'Alexandrie !

Mais où sont donc passés les rois Mages venus d'Orient?


La fête des rois mages n'est plus ce quelle était. Si le calendrier l'a fixée au 6 janvier, chez nous elle est célébrée le dimanche le plus proche, soit le 2 cette année. Elle perd ses repères avec la galette des rois ou le royaume que les supermarchés mettent en vente bien avant Noël. Mais tout cela n'est rien, anecdotique face aux récents évènements autrement plus dramatiques. Déjà , pas loin de chez nous à Carcassonne le 2 novembre dernier, il y a eu ces voyous jetant des pierres dans une église pendant la célébration d'un office.

 

Mais le pire s'est produit en Egypte quand a eu lieu l'attentat à la sortie d'une église copte d'Alexandrie le 1er janvier dernier. Ce jour-là  c'est la plus inhumaine barbarie qui s'est manifestée à la face du monde. Dire que l'Epiphanie, la fête des rois, c'est la manifestation au monde du message universel de paix et d'amour sur la terre qu'apporte la naissance de Jésus. Là on a eu droit à une Épiphanie de la haine, à un déchaînement de violence et d'intolérance. 21 morts, 79 blessés coupables de pratiquer une religion différente qui pourtant ne prêche que l'amour du prochain. Voici venu le temps des barbares d'Alexandrie ! Mais où sont donc passés les rois Mages venus d'Orient?

 

Je les ai quand même installés dans ma crèche, mais sans illusion ni joie, presqu'à regret.

 

Si les hauts responsables des différentes religions n'arrivent pas à se mettre d'accord pour condamner ensemble ces tueries, mobiliser leurs fidèles et proclamer haut et fort un message d'espoir commun à toutes les religions dites du Livre, qu'il s'agisse de la Bible, de la Torah ou du Coran, alors j'ai bien peur que nous n'allions tout droit vers des conflits bien plus graves qui feront boule de neige et finiront par dégénérer aussi dans d'autres pays, d'autres quartiers, d'autres villes avec tous les risques encourus !

 

         

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Tableau de l'adoration des rois mages par Fison dans l'église St Trophime à Arles

 

 

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Détail d'un chapiteau du portail extrèrieur de St Trophime à Arles : au centre l'ange qui avertit les rois mages dans leur sommeil ( à gauche) de ne pas retourner chez Hérode pour lui dire où est né le Messie.

 

Ah si cet ange pouvait revenir en songe pour inciter les fanatiques de tout poil qui se prennent pour les maitres du monde à devenir messagers de paix ...

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Crèches d'églises

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Publié le 5 Janvier 2011

 

René Pesante nous a quittés


A quelques jours de la fête des rois, en cette nuit du 4 au 5 janvier, René Pesante aura attendu que passe Noël pour s'endormir paisiblement sans attendre toutefois la fin de la crèche et du temps calendal. L'émotion est forte au sein de la profession, particulièrement en pays d'Aubagne bien sûr et à Pont de l'étoile en particulier où il a sa maison et son atelier. Une pensée émue en ce jour pour ses proches et sa famille.

 

 

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René Pesante chez lui en 2010.

 

 

L'an dernier Aubagne lui a rendu un bel hommage à l'occasion d'une grande et réussie exposition aux ateliers Thérèse Neveu.

A cette occasion dans une édition exceptionelle du Journal des santons avait été publié ce texte sur la naissance de sa vocation de santonnier.

 

Autant qu'il s'en souvienne, c'est la conjonction de petits évènements qui lui a donné le goût irrépressible du santon. Il vit tout d'abord, dit-il, à 3 ans son père chanter à la messe de Noël et de cette atmosphère particulière lui vint une dilectionpour les crèches.

A la même époque, son oncle lui en offrit une, en sujets de bois d'origine allemande, mais achetée à Marseille. L'autre moment clef est un don, intervenu alors qu'il avait 5 ans. René accompagnait ses parents qui chantaient bénévolement pour l'association des commis-employés à Marseille. Le président de ce groupe se trouvait être M. Guinde dont l'épouse Magdeleine était la nièce du santonnier Etienne Vial de Marseille et fabriquait ses propres santons. Pour remercier Paul et Paule Duval, Madame Guinde leur offrit une crèche en santons de 4 cm de hauteur de sa production et à René, une crèche en sujets de 10 cm. Dès lors, pendant que d'autres faisaient se battre des soldats de plomb et organisaient des tournois de cavaliers de bois, René mettait en scène ses « petits saints » dont il se faisait sans cesse offrir de nouveaux exemplaires, constituant sans en avoir une conscience bien nette l'embryon de sa première collection.

Toute la famille participa ensuite de cette tocade lui offrant chaque année des santons achetés à Marseille et René prit l'habitude de faire tous les ans une nouvelle crèche. Ces santons de foire étaient alors fabriqués par Marie Bosco, première santonnière sur le champ de foire, mais aussi Aicardi, Prunet, Marius Chanet, Allamand, Guéder, Martini etc., tous Marseillais. Il ne lui manqua que les créations de Gaubert, lesquelles, malgré leur beauté et leur qualité de fabrication, étaient bien trop coûteuses pour constituer un cadeau destiné à un enfant.

Si les dons apparents du petit René laissaient à penser à sa famille qu'il étai destiné à une carrière artistique, ce dernier disait déjà qu'il voulait être plus tard santonnier, au grand désespoir de certain -surtout de sa tante Eugénie- auxquels ce métier renvoyait l'image déclassée d'une baraque foraine et d'un travail de peu de considération.

Constant dans sa passion naissante, il prit exemple d'abord sur Magdeleine Guinde et c'est elle, affirme-t-il, qui lui transmit ce qu'il nomme lui-même « l'amour de santons ». Il se remémore fort bien tous ces Jeudis, où, après l'école, il s'en allait la regarder travailler, assis sur le rebord de sa fenêtre, avant que le temps passant il ne lui soit permis de bricoler en sa compagnie. L'autre rencontre déterminante est celle de Valentin Junoy. Ce dernier, qui vendit quelques timbres sur le marché philatélique qui se tenait le dimanche place du palais de justice, avait aussi posé sur son modeste étal un très beau santon — un de ses derniers modèles, le moine- qu'il avait amené avec lui, à l'intention d'un autre philatéliste. René, alors âgé de 12 ou 1 ans, et qui s'intéressait aussi au timbre, eut son attention immédiatement attirée et Junoy s'enquit de cet intérêt qui ne fit que croître au fil des rencontres renouvelées, à l'occasion des foires successives.

C'est avec ces deux « maîtres » que René apprit peu à peu à façonner et peindre ses santons.

 


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Rédigé par Daniel

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