variations sur un theme de santon

Publié le 1 Janvier 2012

Bonne année autour de la crèche et des santons. 

  Meilleurs voeux à vous toutes et tous en ce 1er janvier 2012, que vous soyez visiteurs fidèles - ce dont je vous remercie - ou de passage ici au hasard de votre navigation sur le web - ce dont je me réjouis !

Difficile de formuler des voeux pour une année 2012 dans un monde en pleine tourmente. autant en rester au message de l'ange apparaissant aux bergers dans nos crèches disant : " Paix sur terre aux hommes de bonne volonté". Souhaitons que la bonne volonté inspire tant nos pensées que nos actes.

En passant par Grambois avant hier pour revoir les santons de pierre Graille dans la crèche de l'église j'ai revu cette inscription pleine de sagesse, placée au dessus d'une vieille charrue.

"Le paysan, où qu'il soit, est la souche de la nation. On aura beau faire des inventions, il faut que se remue la terre." (Lis Oulivado, la chanson des paysans F. Mistral)  

 

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Rédigé par Daniel

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Publié le 30 Mai 2007

Avec la fin du mois de mai s'achève aussi le mois de Marie. Les santons représentant la Vierge sont différents bien sûr des statuettes religieuses qui s'apparentent davantage au style Saint Sulpice. Alors que la Vierge de la Nativité exprime l'amour d'une mère pour son enfant, celle de l'imagerie populaire ou de la statuaire d'église à laquelle on voue un culte, est la mère de Dieu. Dès lors son expression n'est plus celle d'une mère venant de mettre au monde son fils mais celle d'une mère universelle qu'on vénère et prie. Mais certains santonniers s'efforcent de traduire dans leur création une vision de la Vierge appartenant autant au monde du ciel qu'à celui de la terre. Cette nativité de Roger Jouve, pièce unique exposée au salon d'Arles 2005, exprime bien cette appartenance à deux mondes.

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De même cette scène de la Nativité (salon d'Arles 2006) réalisée avec des santons en plâtre de style saint sulpicien, prend une dimension spirituelle forte dans ce décor de simplicité naturelle où la neige sur le sol a quelque chose qui évoque le ciel, une ambiance éthérée, propice à la méditation.

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Cette scène réalisée par Robert Canut ( exposition chapelle Ste Thècle, Séguret 2006) évoque davantage l'aspect humain de la Vierge. Elle rappelle par sa simplicité la mère telle que nous la rencontrons dans la vie de tous les jours. Certes elle est admirative, mais elle apparaît davantage comme une mère attentive à son nouveau-né. Elle incarne bien l'image populaire, charnelle, de l'amour maternel. Nous sommes bien sur la terre.

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A Aubagne, au "Petit monde de Marcel Pagnol", on peut voir pendant la période calendale une très belle crèche avec cette Vierge de Thérèse Neveu.

Recouverte d'un grand manteau bleu, les mains jointes, en prière, cette Vierge est conforme à l'imagerie populaire de l'époque. Il s'agit bien de la Sainte Vierge et non d'une figure universelle de la mère. Nous revoilà au ciel !

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Christiane Devouassoux, Vierge et Enfant. La robe rehaussée de doré apporte comme un rayonnement lumineux à la scène et forme comme une auréole autour de l'Enfant-Jésus. Le mouvement des bras de la Vierge est certes protecteur, mais il manifeste aussi l'admiration de la Vierge pour son fils qu'elle présente au regard des bergers et du monde. Ici, elle évoque davantage me semble-t'il la figure de la Mère du fils de Dieu rayonnant de gloire. Nous sommes toujours au ciel !

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Rédigé par Daniel

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Publié le 25 Mai 2007

Je profite de ces derniers jours de mai pour présenter divers visages et attitudes de  la Vierge telle que la voit les santonniers. Chacun a sa propre approche et cherche à exprimer les sentiments qu'elle lui inspire. Regardez.

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Robert Canut, Vierge à l'Enfant. Santon de grande taille, environ 30cm, exposé dans son atelier de Tulette.

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Crèche de Robert Canut, Vierge à l'Enfant, santon de 20cm environ, exposée dans son atelier de Tulette.


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Robert Canut, Vierge déposant l'Enfant-Jésus dans la crèche, exposée dans son atelier de Tulette.

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Roger Jouve, pièce unique, exposition de crèches et santons Séguret 2006, Vierge déposant l'Enfant-Jésus dans la crèche.


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Paul Fouque, Vierge à la robe rouge, tenant l'Enfant-Jésus dans ses bras, santon de taille 20cm.

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Rédigé par Daniel

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Publié le 22 Mai 2007

C'était le cantique à la Vierge que l'on chantait en mai. Tous les soirs du mois de mai, à 18 heures, à la sortie de l'école, il fallait laisser le cartable à la maison, renoncer à jouer avec les amis ou à faire du vélo dans les rues pour courir vite s'enfermer dans l'église et réciter le chapelet alors que le beau soleil de printemps nous invitait plutôt à aller gambader par les champs ou la campagne, histoire de voir s'il n'y avait pas un cerisier à dépouiller. Pas une paroissienne ne manquait à l'appel de la cloche, les bancs étaient presque aussi bien garnis qu'à la messe du dimanche. Seuls absents, les hommes qui travaillaient aux vignes ou dans les champs. Le mois de Marie se pratiquait à l'église mais aussi à la maison. Notre mère installait dans un coin du buffet au fond de la cuisine, une boîte en métal vidée de son contenu premier, à savoir des gateaux secs. Elle la recouvrait d'un naperon blanc bordé de dentelle que notre grand'mère avait au préalable repassé à l'amidon. Puis elle disposait au centre de ce petit autel improvisé une statue de la Vierge en porcelaine blanche et dorée. A ses pieds, un petit bouquet de roses provenant du jardin d'une amie ou d'une parente, car nous n'avions pas de rosiers dans les massifs de fleurs de la cour. Le soir après le repas, c'est à dire après souper et avant d'aller au lit, on récitait la prière du soir en famille devant ce petit oratoire. Une dizaine de "je vous salue" supplémentaires venait compléter le chapelet de la fin d'après-midi à l'église. 
J'aimais bien "le mois de Marie" avec dans chaque maison ses autels garnis et ses bouquets de rose parfumées, mais je trouvais bien longues ces dizaines de chapelet qui n'en finissaient pas. Un "je vous salue" en appelait sans cesse un autre et le ton monocorde de cette prière répétée indéfiniment prenait un air d'incantation qui me faisait penser à une sorte de formule magique. 
Toutes ces pratiques religieuses ont en fait ouvert à l'enfant que j'étais les portes du rêve et de l'imaginaire. Sorti du monde réel, celui de la religion faisait osciller mes sentiments d'alors entre la peur de l'enfer et la félicité du ciel. Je me rassurais en admirant le décor, l'apparat et le spectacle de ces cérémonies et de ces rites qui étaient censés nous faire accéder à la vraie réalité cachée des choses, au mystère divin que l'on percevait à travers les mises en scène propres à chaque événement religieux. Ainsi avec les mois de Marie tout comme avec les crèches à Noël, c'était un peu une façon de faire descendre le ciel sur terre, c'est à dire plus prosaïquement, sur le buffet de la cuisine.
En effet ces petits oratoires à la Vierge de mai font penser aux scènes de la Nativité de Noël installées jadis dans des niches. La démarche est un peu la-même. Il s'agit de mettre en bonne place dans sa maison une scène évoquant une fête ou une célébration religieuse. La Sainte Famille autour de l'Enfant-Jésus à Noël, la Vierge au mois de mai. Dans les deux cas la pratique religieuse déborde du cadre de l'église pour prendre place dans la sphère familiale, apporter au foyer une chaleur supplémentaire, une autre raison de rassembler la famille pour partager le sentiment éprouvé par la célébration d'une fête, d'un culte. Les premières crèches ne comportaient que les personnages bibliques. La crèche provençale viendra plus tard. Elle sacralisera autour de la Vierge et de la Sainte famille les gens de tous les jours sous forme de santons. Certes oui, la crèche aujourd'hui sacralise davantage l'art de vivre autrefois en Provence plutôt que la naissance de Jésus, reléguée bien souvent au fond à gauche. On peut le déplorer, mais pourtant elle sacralise quand même en donnant du sens aux choses du pays, elle instaure un ordre des valeurs qui prend sa source dans le terroir, la terre et la vie des ancêtres. Au mois de mai, on n'est pas si éloigné que ça de la crèche et des santons.       


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 Vierge en plâtre. Figurine biblique de style saint Sulpice, telle que les réalisait la fabrique de Nantes de façon courante. Ce modèle malgré une large diffusion garde tout son pouvoir évocateur. Voile blanc, robe bleue correspondent davantage à l'imagerie populaire de la Vierge.

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 Sylvie de Marans. Nativité sous un porche qui rappelle les chapelles des crèches du XIXème. La Vierge est vêtue de rouge, couleur de l'esprit, du sang, de la vie. 

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Rédigé par Daniel

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Publié le 1 Avril 2007

Le tambourinaire fait partie des santons qui apparaissent très tôt dans la crèche provençale. Il figure déjà dans des crèches du XVIII ème siècle.

Dans le grand livre de G. Arnaud et Léopold Dor "Noël en Provence" de 1927, réédité en 1994 aux éditions Jeanne Laffitte à Marseille on peut voir page 85 sur la planche XX des petits santons de bois habillés du XVIIIème siècle parmi lesquels figure un tambourinaire.

A la fin du XVIIIème siècle, joueur de tambour et joueur de galoubet sont également présents dans la collection Louche. La collection Louche, sans vouloir faire un mauvais jeu de mots semble bien porter son nom. La famille Louche, selon ces auteurs, possédait en effet 18 sujets disposés sur un cadre vitré, réalisés en terre cuite sur des socles assez hauts dont un portant le nom de Glorian. G.Arnaud et L. Dor considèrent qu'il s'agit du premier créateur de figurines qui soit identifié. Ils le qualifient même de "premier santonnier connu".

Mais Pierre Ripert - dans "Les Origines de la Crèche Provençale et des Santons Populaires à Marseille"- article écrit en 1955, publié aux éditionsTacussel, reédité en 1984 - a fait des recherches et n'a trouvé aucune trace d'état civil à ce nom et pense plutôt que ce serait un autre Louche, connu comme peintre et sculpteur qui serait l'auteur véritable de cette collection, la signature Glorian n'étant que la partie incomplète d'une petite banderole, placée au pied de la statuette et désignant en fait la célèbre invocation des anges " Gloria in excelsis Deo". Selon Ripert ces musiciens sont déjà réalisés en terre cuite et figuraient déjà dans une crèche avant la naissance officielle des santons.

Dans son étude historique sur les "Crèches et santons de Provence" - publiée sous forme d'un livre d'art avec de nombreuses illustrations aux éditions A. Barthélémy en 1992 - Régis Bertrand, agrégé et docteur en Histoire, maître de conférence à l'Université de Provence, assène un dernier coup fatal à la légende de Glorian -page 62 de l'ouvrage cité. Pour lui, reprenant les explications de Ripert, il ne fait aucun doute que la banderole portant le nom de Glorian n'est qu'un phylactère. Mais Régis Bertrand a poussé son enqête plus loin. Ce n'est pas le sculpteur Louche qui serait le créateur de ces figurines qui en fait auraient appartenu à l'abbé Jules Louche connu comme érudit et possible collectionneur. Exit donc la thèse de la famille Louche et celle du sculpteur portant le même nom.  L'abbé Louche n'est pas cependant le créateur de cette fameuse série réalisée pourtant par un modeleur habile mais inconnu, au talent proche de celui de Lagnel sans pour autant pouvoir attribuer à ce dernier la paternité en question. Affaire à suivre donc. Un jour peut-être un historien retrouvera la trace perdue de la signature des figurines faussement attribuées à Glorian...

Je ne dispose pas malheureusement de photos des figurines de Glorian hors-mis celles vues dans les ouvrages cités que je ne peux pas reproduire sans autorisation ! Je lance donc un appel ! Si quelqu'un a par hasard des photos de figurines de la collection Louche, c'est avec grand plaisir que je les publierais ici. La collection, indique Ripert, a été vendue par un antiquaire à un étranger vers 1937. Où est-elle aujourd'hui? La photo dans l'ouvrage de Pierre Ripert ne porte pas de mention. Il faudrait demander à l'éditeur M. Tacussel ou interroger des spécialistes comme Régis Bertrand ou Françoise Delesty. Encore un point obscur à élucider. La recherche  des origines santonnières des santons musiciens prend la tournure d'une enquête de police... A suivre?

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Rédigé par Daniel

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Publié le 31 Mars 2007

Au fait savez-vous quand les santons musiciens ont fait leur apparition dans la crèche provençale? Françoise Delesty dans son très beau livre "Mémoires de santons de Provence"( éditions Equinoxe) note que ces sont les anges et les bergers qui sont les premiers santons musiciens. Elle précise très justement que ces personnages ont une double fonction : ange et musicien, berger et musicien. Il est vrai que l'ange est  avant tout un ange. Pareil pour le berger. Il garde les moutons et le son de sa flûte vient enchanter le monde qui l'entoure. Sa musique crée un climat paisible, harmonieux, romantique à souhait. Difficile d'imaginer une scène pastorale sans la présence de cette douce mélodie. Mais dans les crèches anciennes les bergers musiciens jouent surtout de la cornemuse ou musette.

Les santons proprement musiciens qui doivent leur nom à l'instrument qu'ils utilisent, les artistes en quelque sorte, sont d'abord la joueuse de vielle et le tambourinaire. Même si cette activité n'est pas celle dont ils vivent, ce n'est pas leur métier qui est mis en valeur mais leur art, leur pratique d'un instrument.

Françoise Delesty mentionne que le santon à l'effigie de la joueuse de vielle a été créée par Léon Simon en 1899 mais qu'il est difficile de dater avec précision l'apparition exacte d'un nouveau type de santon. Selon elle, l'homme joueur de vielle est plus ancien, de 1820. Dans les faits, la pratique de la vielle serait plutôt féminine et celle de la cornemuse masculine. Jouer de ces instruments différents l'un de l'autre mais complémentaires serait alors lié à une démarche de séduction:

"Le duo vielle à roue/musette peut être considéré comme une pratique musicale exprimant ou "mimant" un dialogue de séduction."

mais le plus célèbre des santons musiciens demeure je pense l'ange Boufareou qui joue de la trompette pour annoncer la naissance de l'enfant Jésus.

J'ai trouvé ici cette définition :

"Boufareou est bien un ange . Mais c'est un ange provençal . Celà s'écrit Boufareo ,puisque le o à la fin d'un mot en langue d'oc se lit ou .
Celà vient du verbe boufa qui signifie souffler. Cet ange imaginaire ,est un des personnage de la pastorale (pièce chantée en provençal ) qui retrace la naissance du petit jésus . C'est lui qui est chargé par Dieu d'annoncer la Naissance .
On le retrouve dans la crèche sous la forme d'un ange que l'on accroche au dessus de l'étable .Il souffle dans une trompette dorée et ses joues sont énormes !!!!!
D'ou l'expression provençale pour désigner une personne trés joufflue :on dirait l'ange boufareo."

la joueuse de vielle de Paul Fouque( v13 cm)

 

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Patrick Volpès a créé toute une série de santons musiciens. Il a bien sûr modelé le joueur de vielle mais aussi le "danso mounino". Je le cite
"Ce personnage était une espèce de troubadour qui chantait dans la rue des vers en provençal, en les accompagnant de son instrument (vielle). Et, tout en jouant il faisait danser des poupées de chiffons avec son pied."
(voir ici la page des musiciens sur le site de Patrick Volpès)
 
 
le joueur de vielle de Patrick Volpès :

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Rédigé par Daniel

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Publié le 30 Mars 2007

Il est temps de présenter les tambourinaïres qui chaque année viennent dans ma crèche faire revivre le temps des fêtes et traditions provençales. Les mariés provençaux sortent de l'église. Demoiselles d'honneur, arlésiennes, musiciens, voisins et curieux composent cette scène où l'on voit trois beaux tambourinaïres de Paul Fouque dont 2 représentent des personnages réels qui ont fait l'objet d'un tirage réduit. Deux autres tambourinaïres ont pris place juste à côté des mariés sur leur gauche, pour leur faire l'aubade. Voir la très belle arlésienne de Christiane Devouassoux et la joueuse de vièle de Paul Fouque à côté d'un tambourinaïre. Derrière le couple de danseurs un violoniste. Mais depuis 2005 ma collection de santons musiciens a un peu augmenté.

 

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  Un des trois tambourinaïres de Paul Fouque dans ma crèche 2006

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 En 2006 la scène des mariés provençaux s'est enrichie d' un homme orchestre. Un santon plein de vie réalisé par Patrick Volpès et qui fait partie de toute une série de santons musiciens sur laquelle je reviendrai bien sûr.

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Rédigé par Daniel

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Publié le 9 Février 2007

Au moment où les crèches ne sont plus en place, penchons-nous un moment encore sur les visages de la crèche.

Les plus importants sont bien sûr, avant tous les autres, ceux de la sainte famille.

Voici ceux de ma crèche, des gros plans sur les santons de Paul Fouque de grande taille (20 cm). Les traits de chaque personnage, leurs yeux, leurs lèvres, expriment la vision personnelle du santonnier, son propre regard, intérieur celui-là, qu'il porte sur le monde de la crèche.

L'enfant-Jésus fait corps avec sa mère. Paul Fouque a figé l'instant où la Vierge tenant dans ses bras son enfant va le déposer comme en signe d'offrande dans la paille de la crèche. Ainsi, dans ma crèche l'enfant repose dans les bras de sa mère. Il fait corps avec elle, on ne peut pas l'en détacher. Le même santon les réunit. Cette façon de faire est exceptionnelle. Je pense que Paul Fouque a voulu symboliser davantage l'amour maternel en inscrivant dans l'argile même le lien entre la mère et son enfant nouveau-né.

 

 

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  Le visage de la Vierge est le plus simple possible. Elle ne sourit pas, elle a les yeux fixés sur son enfant, elle porte toute son attention sur lui, elle ne voit que lui. pour l'instant elle ne voit pas tout ce qui se passe autour. Son regard est un regard d'amour, de protection.

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 Si Joseph est barbu, il est jeune. Aucune ride sur son visage. lui aussi a le regard entièrement porté sur son enfant et son épouse. Il ressemble un peu à tous les jeunes pères du monde. Même s'il ne sourit pas, et on peut le comprendre vues les circonstances misérables entourant lévénement, la joie illumine quand  même son visage.

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P.S. :Le titre est formulé non pas pour mettre ma crèche en valeur, mais de façon à contenir les mots facilitant une recherche de mon blog à partir de google et autres moteurs.

 

 

 

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Rédigé par Daniel

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