Publié le 29 Septembre 2007

Mouriès au coeur de la tradition provençale. 


C'est un village un peu à l'écart des grands axes routiers qui traversent la Provence.  Il faut y aller exprès.  Avant d'y arriver, on découvre de part et d'autre de la route de somptueuses propriétés avec grilles en fer forgé,  parc,  hautes murailles et belles bâtisses. La réussite sociale aime venir s'afficher en terre de Provence. Peut-être ces provençaux des vacances pensent pouvoir s'offrir ainsi une légitimité, l'authenticité d'un art de vivre. Comme si l'argent suffisait pour s'approprier la culture d'un pays, ses traditions. Pourtant ces valeurs ne s'achètent pas comme des maisons et du terrain, elles se trouvent dans l'art de vivre des gens d'ici.
Et justement, les gens d'ici, ainsi que d'autres, languedociens, comme nous, attirés par l'envie de voir courir les taureaux et les raseteurs, se retrouvaient en ce dimanche aux arènes pour applaudir avant la course les groupes venus de toute part, chacun avec leur costume typique, propre à leur pays, leur histoire, avec leur musique, leurs instruments, leurs façons bien à eux de danser, de chanter, de faire la fête. Certes il s'agit d'un spectacle, mais ce qui est donné à voir n'est pas l'évocation simple de choses du passé.
En faisant revivre le passé, ces acteurs d'un autre temps nous font découvrir et aimer nos racines. Ils nous racontent notre histoire en dansant et en jouant. Ils la font surgir dans le présent. Nous trouvons alors dans cette représentation du passé l'image vivante de ce qui aujhourd'hui fait notre identité, nos valeurs, notre culture. Nous nous reconnaissons bien là dans ce public. Nous partageons tous ensemble en de tels moments les mêmes émotions, le même sentiment d'appartenance à cette terre, ce pays. Voilà des choses qui se vivent, s'éprouvent, mais qui ne peuvent pas s'acheter. Ni avec le billet d'entrée aux arènes pas plus qu'avec de somptueuses propriétés. L'authenticité d'un art de vivre n'est pas à vendre. Merci à tous ces groupes de nous faire vivre et revivre le pays.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com


 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voic la capelado. Les arlésiennes font la haie d'honneur aux raseteurs de la course qui viennent saluer la présidence et se présenter au public avant de raseter les taureaux cocardiers. Ces derniers sont toujours dangereux pour l'homme, car il ne faut pas oublier dans cette ambiance de fête que ce sont des animaux sauvages et qu'il faut  aussi beaucoup de courage et de vaillance pour les affronter.



Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #taureaux et raseteurs

Repost0

Publié le 29 Septembre 2007

Jour de fête à Mouriès en ce dimanche 16 septembre. Le soleil illumine comme en plein été. Les femmes ont mis leurs plus beaux habits d'arlésienne. La rue est colorée, animée par les allées et venues des groupes de maintenance des traditions régionales. Groupes folkloriques, pour le dire simplement, même si je n'aime pas ce terme qui a désormais une consonance péjorative. C'est la journée de l'olive verte, au pied des Alpilles. Il est midi quand nous arrivons. Impossible de trouver une place assise dans les bars pris d'assaut à l'heure de l'apéritif. Mais c'est avec beaucoup d'amabilité et ce sens de l'accueil propre aux provençaux, que le garçon de café qui court dans tous les sens pour servir ses innombrables clients, nous indique le chemin des arènes et nous donne tous les renseignements voulus pour ne pas manquer l'ouverture du guichet.
Nous voilà donc au coeur de la Provence, au pied des Alpilles, dans les arènes dessinées par le Marquis de Baroncelli en forme de fer à cheval. Une heure avant la course commence le grand défilé de tous les groupes invités. La piste est rapidement envahie par les musiciens, danseurs, personnages en habit d'époque qui commencent par évoquer une scène de cueillette des olives. Le spectacle qui suit est aussi beau si ce n'est plus que celui offert chaque année aux arènes de Nîmes ou d'Arles en ouverture de la finale du trophée des As. Après le passage de tous les groupes, une vaste et longue farandole réunit tous les participants. Un grand moment d'émotion. Mais la course commencera avec une heure de retard. Elle sera endeuillée par la mort subite de l'ancien président du club taurin alors qu'il était installé sur les gradins. La course va consacrer le succès de Loïc Auzolle dans sa course aux points pour se maintenir à la première place du Trophée des raseteurs.
Photos.


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Loïc Auzolle, portant un brassard noir en signe de deuil, regarde avec détermination dans la direction du toril la sortie du premier taureau de la course : Gregau de la manade Fabre Mailhan.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Gregau de la manade Fabre Mailhan et Loïc Auzolle.


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Mazel de la manade Le Brestalou et Martin Cocher.

Fichier hébergé par Archive-Host.com


Mazel de la manade Le Brestalou et Loïc Auzolle.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Mazel de la manade Le Brestalou et Loïc Auzolle.



Fichier hébergé par Archive-Host.com  

Aurochs manade Guillerme, raset de Loïc Auzolle.


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voltigeur, brillant cocardier de la Manade Vitou .


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voltigeur,manade Vitou sur un beau raset d'Auzolle.



Fichier hébergé par Archive-Host.com

Coup de barrière de Voltigeur sur Loïc Auzolle.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voltigeur fonçant sur Loïc Auzolle.


Fichier hébergé par Archive-Host.com

  Voltigeur et Deville.



Fichier hébergé par Archive-Host.com

Martin Cocher (?) rasetant Voltigeur.





Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #taureaux et raseteurs

Repost0

Publié le 28 Septembre 2007


Madame la Maire en personne dirigeait la visite du chantier de rénovation de la cave coopérative du village lors de la journée du patrimoine, dimanche 16 septembre dernier. Non sans éprouver une certaine fierté bien compréhensive. Il y avait  de quoi, car, il faut dire au préalable que notre Maire a commencé d'abord par la sauver d'une démolition annoncée. Et il lui a fallu beaucoup de détermination pour convaincre son conseil qui dans un premier temps avait décidé sa suppression pure et simple. Son obstination a permis la sauvegarde de ce qui demeure un des derniers témoignages visible de l'activité viti-vinicole du village.  
 Ce sauvetage est d'autant plus justifié que, réalisé en 1939, le bâtiment offre une belle illustration du style  architectural typique de ces années. La façade est caractéristique de cette époque, mais aussi la charpente intérieure en béton qui soutient tout l'édifice et qui sera habilement conservée dans le cadre du nouvel aménagement conçu pour accueillir une salle polyvalente à vocation culturelle ou conviviale, et aux étages, des locaux adaptés aux diverses activités associatives. Voilà un bel exemple de rénovation qui mérite d'être salué. 
Dimanche on pouvait voir encore une dernière fois l'état des lieux du chantier en cours avant les travaux de démolition des cuves qui devaient être entrepris dès le lendemain. Il y avait de la nostalgie dans l'air. Je revoyais le défilé des pastières chargées de raisin, les employés de la cave qui les vidaient dans le fouloir, l'attente des charretiers ou des tractoristes, l'odeur du mou de raisin, le ballet des abeilles attirées par les grappes écrasées. Je revoyais encore une fois avec le paradis perdu de mon enfance, celui des viticulteurs lui aussi disparu. Oui c'était un paradis, malgré la gelée, le mildiou, les milles et un soucis du travail de la vigne et de la terre. La plaine agricole et le village formaient un tout avec un art de vivre harmonieux. On respectait la terre nourricière. C'était le temps où les poubelles n'existaient pas. Rien ne se perdait, tout se recyclait, se récupérait, même les vieux journaux qui servaient à allumer le feu et à plein d'autres choses. Propriétaires ou simples ouvriers, riches ou pauvres, tous vivaient simplement.
La cave coopérative garde en mémoire tout cela même si le vin ne coule plus dans les caniveaux le long des cuves. Les cuves en cours de démolition vont faire place à d'autres activités humaines, qui correspondent aux attentes et aux besoins du village d'aujourd'hui. Les temps ont changé et les gens aussi.

Photos de la visite des lieux.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com Madame le Maire dirige la visite.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Bientôt les cuves auront disparu. Un dernier regard sur le passé glorieux de ces cuves d'où est sortie sinon la prospérité du village tout au moins sa raison de vivre. Mais la cave rénovée restera ce lieu de convergence où se retrouveront les gens du village. Le vin ne coulera plus que dans les verres lors des réceptions, ces pots de l'amitié à la fin des réunions ou autres manifestations.  

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #le village au fil des jours

Repost0

Publié le 23 Septembre 2007

Un dernier regard sur cette course du Grau du Roi le 13 septembre dernier.




Fichier hébergé par Archive-Host.com

Eros de Saumade.


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Eros de Saumade.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fonfon de Blatière Bessac et Matray.


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Jodias de Nicollin.


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Jodias de Nicollin sur Matray.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Eros de saumade sur Allouani.


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fonnfon de Blatière Bessac sur Auzolle.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

La bandido sur les quais du Grau du Roi.


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #taureaux et raseteurs

Repost0

Publié le 23 Septembre 2007

Il est temps de penser aux santons qui recommencent à peupler les étagères des ateliers et boutiques.
Le calendrier des rendez-vous annuels des foires aux santons et salons divers se met en place. Voici les dates connues à ce jour :

Garons : Festival Régional du Santon, dans les salons de la mairie de Garons du 3 au 18 novembre 2007.
Crèche vivante à l'église les les 11 et 18 novembre à 15h; 16h et 17h.
Une des plus anciennes manifestations dans un cadre magnifique qui vaut le déplacement !

Arles : 50ème salon international de santonniers du 22 novembre 2007 au 13 janvier 2008. Cloître St Trophime et autres lieux en ville pour présenter à cette occasion les nombreuses collections que posséde l'association du salon. Un ouvrage important est en cours de préparation.

Marseille : foire aux santons du 25 novembre au 31 décembre 2007.

Tarascon : 24 et 25 novembre 2007.

Aix en Provence : 24 novembre au 31 décembre, avenue Victor Hugo.

Fontvieille : 10 et 11 novembre 2007.

Pont St Esprit : musée d'art sacré, une importante exposition présentant le fond de santons que possède le musée est en préparation.
 
Au fur et à mesure je compléterai les dates. Pas encore d'information disponible pour les manifestations de :
Chateaurenard, et plus près de chez nous : Villevieille, Montpellier, Castelnau, Lunel, Vendargues... A suivre donc. 



Fichier hébergé par Archive-Host.com

Santons de Thérèse Neveu, exposés au salon d'Arles en 2006. 

Ci-dessous, l'affiche 2006
.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #Foires aux santons

Repost0

Publié le 22 Septembre 2007

Lundi dernier la manade Vitou, pas loin de notre village où habite un des deux frères manadiers avec sa famille, avait le privilège d'accueillir l'équipe de rugby du Tonga en résidence à Montpellier dans le cadre de la coupe du monde. Evénement sans précédent pour les manadiers encore affairés en ce lundi après-midi à retirer à Voltigeur, un de leurs cocardiers de renom, la ficelle encore en place à sa corne après sa brillante sortie dans les arènes de Mouriès pour la finale du trophé des olives qui a eu lieu dimanche.
Avant la fête, il faut d'abord que les gardians aillent au prè trier les taureaux qui serviront pour l'abrivado. Et parmi eux se trouve donc Voltigeur que l'on voit courir en tête.
Voici les premières photos.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Après avoir retiré la ficelle à Voltigeur, il est temps de se prépare à faire la haie d'honneur pour accueillir le car qui conduit l'équipe du Tonga à la manade.

Fichier hébergé par Archive-Host.com


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Après quelques mots de bienvenue et d'explication sur nos traditions, la fête peut commencer. D'abord la ferrade, pour marquer au fer par un numéro identificateur les jeunes anoubles. Puis les jeux provençaux de l'orange et des bouquets dans le bouaou avant la gigantesque paella. Les manadiers, gardians et autres amis se sont appliqués avec beaucoup de coeur et de savoir-faire pour faire découvrir avec le sourire et surtout beaucoup de sincérité dans leurs gestes, la réalité de nos traditions camarguaises; ils nous ont démontré combien elles sont toujours vivantes et irremplaçables quand il s'agit de faire découvrir le pays profond et ses racines à des visiteurs étrangers.
Alors, pendant le rpas qui a suivi, l'ambiance a été des plus chaleureuses et les rugbymen du Tanga ont chanté pour prier, pour nous faire connaître à leur tout la beauté de leurs mélodies traditionnelles. Ils ont aussi dansé leur fameux haka, ce qu'ils font rarement en public. La Coupo Santo s'est alors élevée pour conclure une soirée lourde d'émotions et de souvenirs inoubliables pour tous. Dehors, l'orage qui menaçait a soudain éclater. Cette pluie bienfaisante, attendue depuis longtemps est venue abreuver la terre jusqu'à plus soif.Après leur départ le vin a encore coulé dans les verres, pour le plaisir de trinquer ensemble encore une fois avant de se séparer, tant la joie était forte.

En attendant la suite des autres photos, voici une courte mais passionnante video réalisée par l'ami Claude.
Un grand merci pour cette première réalisation que je m'empresse de publier.

 

Voir les commentaires

Rédigé par daniel

Publié dans #taureaux et raseteurs

Repost0

Publié le 20 Septembre 2007

Dans une course camarguaise le but du jeu est de raseter le taureau pour tenter de s'emparer de la cocarde, glands et ficelles accrochées aux cornes du taureau. Les ficelles enroulées à la base des cornes du taureau ont un nombre de tour plus ou moins imporant selon que le taureau est classé comme difficile ou non. Si un seul raset peut suffire pour gagner la cocarde ou les glands, il n'en va pas de même pour les ficelles. Il faut d'abord les démarmailler, les dégager en les sectionnant d'un coup d e crochet pour qu'elles s'éfilochent et pendent aux cornes un peu comme une boucle d'oreille. Pour cela il faut aller aux ficelles par une suite de rasets successifs. Bien sûr, quand les ficelles sont bien détachées, il est plus facile de s'en emparer, parfois même sans raseter vraiment si le taureau est placé près des planches. Autant dire qu'à ce moment-là les raseteurs se ruent de tous côtés et foncent pour décrocher le gros lot !
Mais le mérite revient aux raseteurs qui s'attaquent aux ficelles sans savoir si par la suite ils pourront les enlever. Pendant ce temps d'autres, plus calculateurs, ménagent leurs efforts et attendent pour foncer que l'affaire se présente comme un fruit mûr prèt à cueillir. Benjamin Villard, Patrick Matray, avec d'autres aussi bien sûr, font partie de ces fonceurs qui vont chercher le raset sans plus attendre. Ils aiment ce jeu et prennent des risques, notamment celui de travailler pour le compte de ceux qui attendent le bon moment  pour surgir et ramasser la mise, et surtout marquer des points au classement.

Fichier hébergé par Archive-Host.com
Même façon d'entrer en piste pour Loïc Auzolle et sabri Allouani.
Tous les yeux sont braqués sur eux.

Fichier hébergé par Archive-Host.com
  Groupés et marchant d'un même pas les raseteurs pourtant paraissent seuls.
Chacun pour soi et le taureau pour tous !


Fichier hébergé par Archive-Host.com
Loïc Auzolle, l'envie de gagner !

Fichier hébergé par Archive-Host.com
Azerac (Paulin Niquet) et Benjamin Villard.


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Azerac (Paulin Niquet) et Mickael Matray.


Fichier hébergé par Archive-Host.com
Azerac (Paulin Niquet) et Mickael Matray qui a arraché avec son crochet quelques brins de ficelle. Mais elle demeure encore en place autour de la corne.


Fichier hébergé par Archive-Host.com Mickael Matray après son raset court vers les planches . Il a encore un brin de ficelle à son crochet. Il l'a bien démarmaillée autour de la corne d'Azerac. Mais je ne sais plus qui l'a décrochée pour finir.
Mickael Matray est classé dixième au Trophée. Il peut espérer encore gagner quelques places d'ici le 15 octobre à la finale d'Arles, mais je crois bien qu'il rasete plus d'instinct, par passion que par calcul intéressé.


Fichier hébergé par Archive-Host.com
Azerac rentre au toril sans ses ficelles, sous les applaudissements du public et avec la musique de Carmen, après avoir effectué une très belle prestation.

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #taureaux et raseteurs

Repost0

Publié le 19 Septembre 2007

 

La finale du Trophée des As qui viendra clore le championnat taurin de la course camarguaise le 15 octobre prochain en Arles sera une vraie finale. Les jeux ne sont pas faits d'avance comme c'était le cas les années précédentes. La compétition est rude entre les deux premiers raseteurs du classement qui se talonnent. Sabri Allouani est distancé de quelques points par Loïc Auzolle. Les quelques courses aux as encore programmées avant la finale entretiennent le supsens et font monter la pression comme c'était le cas jeudi dernier aux arènes du Grau du Roi. Tout a commencé avec le Président d'un club taurin du cru qui avait installé une banderolle de soutien à Auzolle dans le café où se réunissent ses supporters. Mais voilà, dans la nuit la banderolle a disparu. Le président mécontent s'installe au milieu de la piste. Il est alors autorisé à lancer un appel au micro depuis la tribune de la présidence afin de demander la restitution de cette précieuse bannière. La course peut alors commencer. Il y a uatant d'ambiance sur les gradins que dans la piste. Les commentaires fusent. Devant moi trois dames, bien installées au premier rang notent sur leur carnet les points obtenus par chaque raseteur. L'une d'elles sort une photo de son portefeuille et l'exhibe à bout de bras. Non il ne s'agit pas de la photo de son mari ou de ses enfants mais de Sabri Allouani son héros ! Derrière elles un petit groupe n'ose pas commenter trop fort, mais visiblement c'est Auzolle qui a leur préférence. Le résultat c'est que nos deux raseteurs fétiches ont davantage cherché à faire des points que des beaux rasets, en evitant de prendre trop de risques, et éviter surtout de se faire blesser par le taureau. Heureusement il y avait Benjamin Villard qui a pris des risques pour nous offrir de magnifiques rasets. Tout comme Mickael Matray qui aime foncer. Photos.


Fichier hébergé par Archive-Host.com

A la capelado Sabri est devant Loïc Auzolle.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Azerac ( Paulin Niquet ) et Matray
 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

Mickael Matray avec sa nouvelle coupe de cheveux !

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Matray, Auzolles et ?

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Encore Azerac de la manade Paulin Niquet raseté par Matray.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Un très beau raset de Benjamin Villard entre les cornes d'Azerac (Paulin Niquet)

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Allouani aux planches et Azerac (Paulin Niquet)

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Matray et Eros (Saumade).

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Sabri Allouani, 7 fois vainqueur du trophée des As. Vainqueur de la cocarde d'Or, Arles 2007.

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #taureaux et raseteurs

Repost0

Publié le 17 Septembre 2007

Les photos de la fête, je ne peux pas toutes les mettre ici. J'en ai trop. Cela prend beaucoup de temps pour les publier. La fête est finie depuis le 15 juillet. Déjà deux mois. Tout à l'heure un orage a enfin apporté la pluie attendue... depuis la dernière fois qu'il a plu... c'était avant la fête il me semble, ou alors juste quelques gouttes, mais il n'a pas vraiment plu de tout l'été. La météo annonce l'arrivée de la fraicheur. L'automne s'installe, le décor change, il est temps de passer à autre chose, de renouer avec des choses de saison, plus actuelles. Alors voici encore un dernier regard sur l'été. Dernières photos choisies de la fête avec le dernier abrivado. 

Fichier hébergé par Archive-Host.com


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #C'est la fête au village - 2006- 2007

Repost0

Publié le 15 Septembre 2007

Adieu Yannick on t'aimait bien !


Dimanche 15 juillet, dernier jour de la fête. La tradition est à l'honneur avec la messe en provençal célébrée dans le cadre champêtre de la chapelle Notre Dame de Pitié située à l'écart du village. Avec son ancienne nef romane du XIème siècle, elle est un des plus anciens sanctuaires de la région voué au culte marial. C'était dans mon enfance le lieu de promenade préféré des habitants quand la garrigue qui la séparait du village n'était pas colonisée par l'implantation des villas individuelles qui mitent aujourd'hui le paysage. L'espace d'une messe nous voilà revenus aux temps anciens. Ce jour-là certains n'hésitent pas à sortir des armoires ou du grenier les habits et robes d'avant tandis que d'autres endossent le costume traditionnel des provençaux ou des arlésiennes. Tout ce petit monde avait pris place qui sur une grande charrette attelée à un magnifique cheval de trait, qui sur le plateau d'un tracteur, avec des ballots de paille servant de siège à tout ce beau monde. 
En fait la messe était une des dernières que célébrait le prêtre de la paroisse, appelé par son évèque, après 12 ans de présence à aller servir dans une autre communauté du département. Moment d'émotion donc car notre curé avait su tisser des liens d'amitié très forts avec tous les gens du village qu'ils soient dévots ou mécréants. A l'heure des discours,  des sanglots retenus étranglaient un peu les voix. Ce n'était pourtant pas la dernière messe, celle des adieux au village a eu lieu le 8 septembre, jour de fête de la chapelle pour célébrer la naissance de la Vierge Marie. J'y reviendrai. Mais en ce 15 juillet se retrouvaient sur les bancs, côte à côte, les paroissiens fidèles et les autres, qui sans être infidèles ne sont pas pour autant des piliers d'église. Notre curé profitait de cette rencontre festive pour vivre ensemble une dernière fois un de ces moments où tout le monde se retrouve et se rassemble autour de valeurs communes faites d'amitié , d'échange et de respect mutuel sinon fraternel. Alors la bénédiction des chevaux dans la pinède avec la prière du gardian et à la fin la Coupo Santo, c'était aussi la bénédiction de cette terre, de ce pays et de tous les gens qui y vivent. C'est bien de bénir les chevaux mais on ne bénira jamais assez la terre que nous habitons ne serait-ce que pour nous donner envie de la respecter un peu mieux, d'arrêter de la piller, de penser un peu à l'état dans lequel nous allons la laisser à nos enfants. Mais je reviens à la fête que je ne veux pas gacher, non, faisons la fête, oui, mais restons lucide. Adieu Yannick on t'aimait bien. 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com



Fichier hébergé par Archive-Host.com 


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com 

la chorale, regroupant des amateurs de chant provençal, s'installe dans la vieille nef romane
.
Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com


Fichier hébergé par Archive-Host.com 

Le président du comité des fêtes offre en cadeau au prêtre le maillot de la fête. L'office est terminé. Après la bénédiction finale, l'assistance applaudit longuement. Une façon de dire adieu et merci. L'émotion est forte. Les participants vivent un de ces moments fusionnels, où oubliant querelles et divisions ils se retrouvent unis et solidaires pour manifester leur attachement à celui qui a été proche d'eux, leur a parlé en ami sans jamais les juger. Je me souviens que dans son homélie, le prêtre a commenté le récit évangélique du bon samaritain portant secours à son prochain dans la souffrance. C'est le récit d'un homme blessé, d'une victime abandonnée par ses agresseurs au bord de la route dont le sort laissent indifférents un Sacrificateur et un Lévite ( pourtant très religieux). C'est un samaritain, homme de mauvaise réputation qui lui porte secours ! Quand le curé explique aussi clairement que les gens d'église ne sont pas forcément des gens de bien, on ne peut qu'applaudir ! Et les brebis galeuses si facilement montrées du doigt par certains bien pensants ont soudain chaud au coeur. Merci pour elles curé !


Fichier hébergé par Archive-Host.com


Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Après la messe, avant la bénédiction des chevaux, un gardian, représentant de "La Nacioun Gardiano" dit la prière du gardian. tout autour les gens écoutent et font silence, les gardians lèvent leur trident vers le ciel en signe d'hommage.
A suivre..

 

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #C'est la fête au village - 2006- 2007

Repost0