Publié le 29 Novembre 2010
La crèche provençale d'Arlette Bertello aux Saintes Maries de la Mer : à voir et à revoir.
Toujours plus belle chaque année !
Bravo et merci Arlette, tu nous régales trop !
Bravo et merci Henri Vézolles pour encore une fois ces nouveaux santons si vivants, si joyeux qu'on croirait qu'ils nous parlent.
L'histoire ne se passe pas à Marseille dans le quartier du Panier ni au bar du Mistral mais bel et bien aux Saintes où jamais on a vu, et encore une fois cette année, crèche provençale plus belle, plus authentiquement provençale et fidèle en tout point à nos traditions, donnant au passage et entre nous soit dit, une image du pays bien plus véritable que celle du feuilleton à épisodes multiples de la télé qui n'a de marseillais que le décor et encore à y regarder de près c'est même pas sûr...
Toute la Provence, la vraie, celle de la ruralité d'autrefois, de la campagne, des collines et des champs, est là qui défile sous nos yeux.
Par contre, la 12ème édition de la crèche d'Arlette Bertello aux Saintes, à y regarder de près et même de très près, on
ne s'en lasse pas, car il y a chaque année des améliorations, des nouveautés, et toujours une scène, un détail qu'on n'a pas vus d'emblée, qui nous échappent. Déjà, à y regarder de loin, avec un
peu de recul, quand on pénètre dans la salle du palais des congrès qui lui est réservée, c'est le choc! D'un seul coup d'un seul, toute la Provence, la vraie, celle de la ruralité d'autrefois, de
la campagne, des collines et des champs, est là qui défile sous nos yeux. C'est alors un grand, un très grand moment d'émotion profonde, garantie. Nous voilà émerveillés, ébahis par l'effet
de surprise, pris sous le charme. On reste sans voix. Chez nous on dit esbadichés !
Au camp des gitans on est comme invité à faire la fête avec eux !
Le camp des gitans a pris de l'ampleur. Si le boumian, que l'on trouve dans les pastorales, est un personnage officiel de la crèche provençale, il faut dire qu'aux Saintes les gens du voyage ne sont pas que dans la crèche, ils sont aussi un peu chez eux. C'est là, dans la crypte de l'église qu'ils viennent prier sainte Sara leur patronne. Le pélerinage de mai attire une foule immense estimée jusqu'à 40 000 personnes. Une grande fête qui malgré les problèmes qu'elle pose est l'évènement majeur des Saintes et que les doigts d'Henri Vézolles ont su merveilleusement faire surgir de l'argile. Ses santons respirent la vie et la joie, tel ce montreur d'ours - avec la cage superbe de finesse faite par Gayraud d'Agnel -, ou ce guitariste et ces danseuses de flamenco.
Pour les Saintes c'est une chance extraordinaire.
Samedi soir les autorités saintoises sont venus fêter l'ouverture de la crèche au public. Monsieur le Maire, ses adjoints, monsieur le Curé sont restés longtemps admiratifs et ont reconnu bien sûr que pour les Saintes c'est une chance extraordinaire de pouvoir offrir une réalisation artistique de cette importance qui attire la foule des grands jours, quand la plage est fermée, que les taureaux hivernent en pays. Une réalisation de cette envergure - avec son village provençal qui s'étend sur plus de 45 m²- trouve sa place dans une démarche originale pour développer une autre forme de saison touristique autour du thème de Noël. D'ailleurs des cars entiers de visiteurs font chaque année le déplacement et découvrent en même temps les couleurs et la lumière somptueuses de la Camargue en hiver. Et quel plaisr de se balader en ville, aller au restaurant, visiter l'église fortifiée sans subir la pression de la foule estivale. Plein de raisons d'aller aux Saintes s'émerveiller devant la plus belle des crèches provençales !
Une nouvelle présentation de la nativité. La scène s'intègre
parfaitementavec les habitations voisines et le village au fond perché sur la colline avec les bergers dormant la nuit avec leurs troupeaux lorsque l'ange les éveille.
L'ange création unique d'Henri Vézolles.
L'éveil des bergers
le village des bories, une des innovations apportées à la crèche.
La crèche traditionnelle avec l'étable, les villageois qui toutes affaires cessantes vont après l'annonce de l'évènement par l'ange aux bergers, porter leur offrande au nouveau-né comme les bergers allant vers l'étable avec leurs troupeaux.
C'est avec la scène de l'ange que commence tout ce que la crèche nous fait revivre. L'ange venu annoncer la naissance
de l'enfant, désigné par les textes bibliques comme le messie venu apporter l'amour et la paix sur la terre. Un message qui reste, que l'on soit ou non croyant, d'une cruelle
actualité...
Les santons font revivre les temps où la vie rurale était proche de la nature. La crèche est ausi une belle occasion d'évoquer les temps anciens quand les bugadières allaient laver le linge à la rivière. Cette scène est particulièrement réussie dans une nouvelle disposition du décor qui l'environne.
Une autre vue générale mais pourtant encore partielle tant il est difficile de faire une photo d'enemble de la crèche en raison de l'importance de sa taille!
Au premier plan à droite, l'olivade, la récolte des olives.
Autre vue générale avec au premier plan une vue tout aussi partielle de la fameuse scène du marché.
Autre vue générale, toujours incomplète, pour se faire une idée de ce vaste panorama dont on ne se lasse pas d'admirer les différentes composantes.
La cage aux ours dans le camp des gitans (cage réalisée par Gayraud d'Agnel, santons : pièces uniques d'Henri Vézollées
décorées par Arlette Bertello)
La bugade, une des scènes les plus remarquables.
Le marché.
Etquantité de scènes représentant la ruralité d'autrefois : la ferme avec l'atelier du sabotier.
Le champ de lavandes.
La forge
L'olivade.
A suivre avec d'autres photos, plus belles j'espère.
Avec toutes mes excuses pour la médiocre qualité de certaines... De toute façon rien ne remplace une visite sur place !
