bergers et troupeaux

Publié le 13 Octobre 2007

En ce dimanche 7 octobre, sur les bords du Vidourle on fêtait la St Michel. Certes avec quelques jours de retard sur le calendrier officiel qui fixe cette commémoration au 29 septembre. Sommières est dans le Gard. Nous traversons la frontière de l'Hérault pour y aller depuis Beaulieu, notre village. Mais Sommières n'est pas loin : 12 km séparent les deux localités. Les mêmes traditions nous réunissent, notamment cette passion pour les taureaux de Camargue que l'on trouve dans un périmètre situé tout autour du delta du Rhônr, à cheval sur deux régions : le Languedoc et la Provence. Les arènes de Sommières ont en plus l'avantage d'être ombragées par des platanes tout autour. Leur dimension moyenne, à taille humaine fait que le public a du plaisir à suivre les courses de taureaux. Mais pour la St Michel il n'y avait pas de taureaux. Pour une fois ce sont les moutons qui avaient la vedette. Spectacle étonnant que celui du troupeau traversant le pont romain, puis la vieille ville jusqu'au Bourguet pour rejoindre la vaste esplanade ombragée qui n'en finit pas de s'étaler devant les arènes. Il y avait dans l'air une ambiance de crèche vivante. En voyant défiler les bergers et leur troupeau, je croyais voir l'image vivante des santons qui peuplent ma crèche

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Voici une video réalisée par l'ami Claude :


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Rédigé par Daniel

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Publié le 22 Juin 2007

La St jean approche.  Le journal local n'annonce pas de fête autour du feu. Cette tradition se perd un peu plus chaque année. Au nom du principe de précaution, par peur d'un risque quelconque d'incendie, il est qui plus est difficile d'obtenir une autorisation préalable. Jadis au village pour la St Jean, les jeunes allumaient un grand feu sur la place que le goudron n'avait pas encore colonisée, le sol était en terre battue. A tour de rôle, prenant son élan le plus loin possible, chacun s'efforçait de sauter à travers le brasier en évitant les flammes. Les filles chantaient , debout ou assises en cercle par terre, puis se levaient et dansaient tout autour. Elles avaient préparé tout cela depuis un mois, en allant répéter le soi après-souper chez l'une ou chez l'autre. Elles avaient la permission de sortir. Et les garçons s'intéressaient bien sûr à toutes ces allées et venues. C'était la vie au village, c'était la nuit de la St jean. La dame du patronnage, en fait une vieille fille pas mariée, mais je préfère l'appeler la dame même si alors nous l'appelions par son prénom, la dame du patronnage donc nous apprenait aussi des chants. je me souviens des paroles : "les jeunes ont mis la flamme au bois résineux... monte flamme légère, feu de camp si chaud si bon, par la plaine ou la clairière monte encore et monte donc, feu de camp si chaud si bon... J'étais jadis un prince perfide et méchant, dépeuplant la province des petits enfants..."

La nuit de la St Jean est celle des bergers. J'imagine ce berger d'Isoline Fontanille, une création 2007, jouant de son violon cet air de chanson devant les flammes par une nuit remplie d'étoiles.



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Isoilne Fontanille, berger violoniste, création 2007.
On dirait que les flammes du feu de la St jean illuminent son visage.

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Rédigé par Daniel

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Publié le 23 Septembre 2006

Rien à dire devant ce berger tenant son chapeau. Du très grand art. Merci Isoline pour cette émotion vraie, profonde. Pour un peu, on se croirait presque en présence d'un tableau de Van Gogh.

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Bergers au chapeau sur l'étagère, série en cours de finition. Quelle variété de nuances dans les couleurs! Chaque santon est ainsi personnalisé ce qui lui donne un air de pièce unique.

 

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Rédigé par Daniel

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Publié le 15 Septembre 2006

Voilà, il a plu, enfin. Des torrents d'eau dans la nuit d'avant hier. Tout près d'ici une tornade a emporté 150 toitures. Le climat, comme l'homme, à cause de lui, par sa faute devient fou. Les vendanges sont compromises. La grisaille de septembre s'installe,  l'alerte orange de la météo nationale est suspendue. La pluie s'en va vers l'Est, à Sommières le Vidourle n'a pas débordé, là, l'épisode cévenol comme le disent si joliment les journalistes n'a pas eu lieu... Dans les pays musulmans, les propos du Pape dénonant la violence de l'Islam ont soulevé une tempête de protestation... et ceux de Sarkozy sur les retraites la colère des syndicats. Le temps est à l'orage, le fond de l'air est plus que frais...

Je suis toujours sous le charme de ma visite chez Isoline, voici quelques trésors que j'ai pris en photos... il s'agit de bergers et de moutons bien sûr, histoire de retrouver le temps pas si lointain que ça, où l'homme vivait en harmonie avec la nature. Les santons n'en finissent pas de nous raconter le bonheur d'un monde rural à jamais perdu.

Tristesse de septembre qu'illuminent comme un soleil les couleurs de terre des santons dont Isoline a le secret.

le même berger dans des nuances de couleur différentes :

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Rédigé par Daniel

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Publié le 1 Juillet 2006

Les bergers de Marius Chave n'ont à première vue rien d'exceptionnel. Ils sont simples, sans recherche particulière. Pourtant ils ont dans leur façon d'être quelque chose de particulier. Ils donnent l'impression qu'ils sont en train de vivre un évènement important de leur vie. Dans le récit biblique ils se dirigent vers la crèche après avoir été réveillés en pleine nuit par l'apparition de l'ange alors qu'ils dormaient au mileu de leurs troupeaux. Jusqu'à l'année dernière j'utilisais les bergers de Chave pour faire la scène de l'apparition de l'ange. Chave en représente certains le chapeau tenu à la main en signe de déférence, la tête légèrement inclinée ou le regard émerveillé. Comme s'ils étaient ailleurs. J'ai retrouvé cette expression dans ce lot de santons  non signés acquis par l'intermédiaire d'un ami santonejaïre comme moi. Leur expression est unique et sans l'ombre d'un doute pour moi ils sont bel et bien de Marius Chave. Et je ne résiste pas au plaisir de vous les faire voir.

Berger au chien qui semble en contemplation, comme ébloui par l'apparition de l'ange ou l'adoratuion du nouveau-né.

Ci-dessous, berger saluant, le chapeau dans une main, le bâton dans une autre ( il manaque). son regard est absorbé par la scène à laquelle il assiste.

Voilà deus santons d'une simplicité confondante, chargés pourtant d'une émotion bien réelle. (taille : 11cm environ, santons vernis)

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Publié le 25 Juin 2006

Sylvie de Marans crée des moutons, béliers, chèvres magnifiques en s'attachant à reproduire les motifs de décoration accrochés aux cous ou aux cornes des bêtes lors des fêtes de bergers ou de la transhumance. Chaque mouton est traité comme une pièce unique avec un mouvement, une attitude et une couleur qui le différencie. Les socles sont fins et tiennent peu de place ce qui permet de composer comme on veut des troupeaux et des transhumances. En plus en utilisant des couleurs autres que le blanc pur, ses moutons ressemblent effectivement à de vrais moutons.
Quand on voit un vrai troupeau dans la nature, à part les jeunes agneaux, les moutons sont rarement blancs comme neige. Pourtant la plupart des santonniers n'hésitent pas à les faire tout blancs. Paul Fouque faisait de très beaux moutons pour les tailles de 13cm avec des têtes attendrissantes, la laine en relief et les différents tons de couleur. Ceux de Carbonnel, de Canut sont aussi bien travaillés, mais l'immense majorité des autres santonniers fait un peu n'importe quoi.
Voir dans le module adhoc le lien pour visiter son site.

Voici une scène faite uniquement avec des santons de sa fabrication.

Et un gros plan sur son berger portant des agneaux.

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Rédigé par Daniel

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Publié le 24 Juin 2006

Nous voilà en été depuis 3 jours. Au moment du solstice les troupeaux sont déjà en transhumance. Jean Giono dans "le serpent d'étoiles" raconte le rendez-vous imaginaire des bergers la nuit de la Saint Jean qui se réunissent pour une grande fête et allument des feux qui viennent illuminer la nuit des hauts plateaux de Provence. C'est la nuit de la St Jean, nuit  où les bergers deviennent poétes pour dire et transmettre les secrets de leur savoir des choses de la terre, du ciel et des étoiles.

Voici un berger lanterne d'Isoline Fontanille, de petite taille, 8 cm je crois, il était dans ma crèche, mais il mérite bien sa place à lui tout seul dans ma galerie de santons préférés.
Avec sa lanterne, il apporte un peu de la lumière du monde, de cette nature dont il connaît le langage secret mieux que quiconque.

J'aime la sobriété des couleurs et la simplicité de la forme qui laisse l'argile comme s'exprimer toute seule. L'artiste laisse courir ses doigts avec la même humilité que certains pianistes devant leur clavier savent donner vie aux grandes pages de la musique sans rien ajouter d'autre que leur immense talent.
Rien d'autre à dire de plus sinon admirer.

 

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Rédigé par Daniel

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Publié le 24 Mai 2006

 J’apprends ce matin en écoutant la revue de presse de France-Inter que la différence entre l’homme et l’animal serait, selon le responsable d’une nouvelle revue philosophique, de moins en moins évidente. Ainsi selon de récentes découvertes on estime que les animaux ont un langage plus évolué que ce que l’on pouvait croire, ils ont même une culture qui se manifeste dans leur art d’utiliser telle ou telle plante pour se soigner. Les animaux possèdent bel et bien des prérogatives que l'on croyait n'appartenir qu'à l'homme.

Pas de quoi pourtant faire chuter la fierté humaine de son piédestal.

 

Ce qui caractérise l’humain en le distinguant de l’animal résiderait, selon cete même revue,  dans la capacité de l’homme à dominer la nature, à exercer sur elle son pouvoir jusqu’à finir par la détruire. L’homme se distingue de l'animal par son pouvoir de détruire la nature qu’il domine. La connaissance des choses va de pair avec la main mise sur elles. La science est la mère de la technique, de toutes les techniques, des meilleures comme des pires. Derrière la découverte du feu planait déjà le spectre de la bombe atomique.

 

Que nous soyons des animaux évolués voilà qui ne me surprend guère. J’ai trop de complicité avec mon chat pour ne pas éprouver comme évident un lien véritable de parenté avec lui. Pourtant une barrière infranchissable nous sépare. Comme le dit Michel Serres on n’a pas encore vu une vache danser dans un pré, ni à plus forte raison se mettre à mouler de l’argile pour faire un santon. Je crois que la différence en question se situe dans la main plus que dans tout autre organe ou toute autre faculté. La main prolonge la pensée.

 

 

Il n’est pas rare de trouver sur l’étagère d’un santonnier une main sculptée dans l’argile. Et ce n’est pas la main du santonnier qui met la planète en danger de survie. Un peu d’argile puisée dans la nature lui suffit et suffit à nous donner un immense bonheur, à faire renaître notre espoir d'un monde un peu meilleur. Rien à voir avec la main mise du savant sur le monde, sorte de main basse sur lui. Certes, internet, le téléphone cellulaire et autres techniques de pointe c'est bien, mais n'oublions pas Oppenheimer, le père de la bombe atomique, qui, réalisant la portée de son travail, aurait dit «Maintenant, je suis devenu un compagnon de la mort, un destructeur de mondes.».

 

Le chroniqueur de France Inter me donne une raison de plus de m’émerveiller un peu plus encore devant ce berger et ce mouton que le santonnier Agniel a créés avec ses mains, avec son coeur. ( merci à Alysiane pour la photo prise à Ramatuelle)

 

correctif :
Alysiane me signale que le nom du santonnier est en fait Barbara Clapié, donc une santonnière, installée à Lorgues (et non à Toulon).

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Rédigé par Daniel

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Publié le 30 Avril 2006

Voici les photos des derniers bergers qui vont venir s'ajouter au petit monde des troupeaux et pasteurs qui peuplent ma crèche. Lors d'une récente visite chez Isoline Fontanille je suis tombé en admiration devant ce berger marchant d'un pas décidé en tête de son troupeau. Ensuite chez Robert Canut, c'est ce berger avec son chien qui m' a ému et séduit. Alors je continue mon périple au pays du pastoralisme et de ses valeurs. Mais il est tard, j'ai sommeil et j'en resterai donc là pour aujourd'hui qui est déjà hier depuis trente cinq minutes.

Berger en marche, Isoline Fontanille. photo Daniel

Berger et son chien, Robert Canut. Photo Daniel

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Rédigé par Daniel

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Publié le 27 Avril 2006

Quand j'entends, comme ce matin aux infos à la radio, un chef d'entreprise pour qui travailler en temps réel sur son ordinateur et son portable via internet et compagnie est la chose la plus importante au monde pour être en mesure, dit-il d'après ce que j'ai compris,  de veiller à la progression constante du taux d'expansion de ses affaires et patati et patata... je me demande la tête qu'il fera quand il arrivera à la fin de sa vie.

Que deviendra alors son taux d'expansion quand les atomes de son corps seront sur le point d'aller se promener ailleurs dans l'univers?... Reste à savoir si la bonne tenue des marchés et le niveau d'expansion suffisent à justifier qu'on leur consacre la majeure part de sa vie au point d'en oublier tout le reste. 

Le passage sur la planète est bref, il ne dure que quelques décennies ce qui est presque rien au regard de l'ensemble des choses qui ont commencé à se manifester disent les astrophysiciens il y a quelques 13,5 milliards d'année.

C'est Michel Serres, homme de science et philosophe qui aime à raconter dans son "grand récit" comment la science nous permet désormais de remonter le fil des choses depuis la réalité de cette maison où je me trouve en ce moment jusqu'à retrouver couche après couche son origine véritable qui est celle des choses, celles des atomes et des particules les plus élémentaires possibles, des poussières de quelque chose qui se perdent dans la nuit des temps c'est à dire jusqu'au big-bang. Prendre conscience de ça revient à se sentir vieux de 13,5 milliards d'année. De quoi relativer !

Il ne s'agit pas de cracher dans la soupe et de refuser le système, non, il s'agit de se demander si tout compte fait le berger des Alpes de Haute Provence n'était pas plus en phase avec la réalité des choses, leur histoire, leur durée véritable que ne l'est notre petit Marquis de l'Expansion du Portable d'Internet et d'autres lieux. Le berger le sait, la terre ne ment pas et vivre c'est apprendre à vivre avec elle. Nous habitons la terre. Vouloir se l'approprier, la dominer, la contraindre à produire toujours plus, c'est de la folie pure.

Hubert Reeves raconte que si l'on compare les 4, 5 milliards d'année d'existence de notre planète à une journée de 24 heures, la terre apparaît à 0 heure,  la vie à 5 heures, les dinosaures à 23 heures ( ils disparaissent à 23h.40), les hominidés ( c'est à dire nos lointains ancêtres) apparaissent à 23h.55, soit 5 minutes avant la fin dela journée ! L'homo sapiens sapiens, c'est à dire nous, apparait seulement à la dernière minute ! ( voir ici plus de précisions et plus encore  ou ).

Vous comprenez maintenant pourquoi j'aime tant les santons de Patrick Volpes. Leur naïveté, leur simplicité exprime une force qui les habite et les dépasse. C'est la vie dans son ensemble qui s'exprime à travers l'argile du santon pour venir jusqu'à nous. Ses santons sont comme figés dans une réalité si vraie qu'elle semble bien remonter le cours des choses jusqu'à la nuit des temps. Il me semble qu'il ya plus de vérité dans les santons de P. Volpes que dans la passion pour l'expansion du chef d'entreprise.

 

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Rédigé par Daniel

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