Publié le 29 Septembre 2010

 

Au Grau l'ambiance des grands jours. 

 

Les courses des dimanches se suivent et ne se ressemblent pas. Au Grau, pour la finale du Trophée de la Mer, même si j'ai préféré la course du jeudi, c'est l'ambiance des grands jours, arènes débordantes de public et d'estrambord avec arlésiennes accompagnant les raseteurs appelés un à un à la capelado,  un vrai festival de musiques et penas à l'entracte, et surtout des raseteurs qui ont envie et font leur métier,  des taureaux  au mieux de leur forme, notamment Alésien. Et toujours le jeune Sofiane Rassir, très entreprenant, il fonce et n'a pas peur de monter aux cornes. La révélation de la saison.

 

A Palavas, une course à la Dubout...

 

A Palavas pour la finale du Trophée Dubout, vent glacial d'automne, public parsemé dans une toute petite moitié d'arène, des taureaux intéressants, sauf franchement les deux premiers, mais un manque de travail faute de raseteurs suffisants. Adil Benafitou, Lhacène Outarka, Romain Gros, Nicolas Violet, Julien Ouffe ne suffiront pas malgré leurs efforts et quelques beaux moments à faire décoller la course qui reste bien tristounette. Toutes les ficelles rentrent, bien enroulées aux cornes. Garlan (Les Baumelles), prix du meilleur taureau de la course, garde même un gland et ne cède sa cocarde à A. Benafitou qu'à la fin de son quart d'heure.

Mais surtout on a eu droit à un vrai spectacle à la Dubout avec Galicianais de Briaux, superbe étalon qui refuse après sa terrible prestation de quitter la piste malgré les sorties répétées des simbeu, les rasets à blanc et les efforts désespérés de son manadier. Après plusieurs tentatives manquées, c'est au lasso qu'au terme de 40 minutes de résistance il consent enfin à réintégrer le bercail ! Quand la course reprend l'ambiance déjà bien molle n'y est plus du tout et à la remise des prix les arènes sont vides. Une mauvaise pub pour Palavas dont les courses avaient pourtant jusque là bonne réputation.   

 

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Le Grau, finale du Trophée de la mer, la capelado.

Cliquer sur l'image pour ouvrir le diaporama.

 

 

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Le Grau, finale du Trophée de la mer, Alésien de Briaux.

Cliquer sur l'image pour ouvrir le diaporama sur la 1ère partie  de la course : 1 Petit Lou (Chaballier), 2 Alésien (Briaux), 3 Eros (Ricard) .

 

 

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Le Grau, finale du Trophée de la mer, Tassou de Cuillé.

Cliquer sur l'image pour ouvrir le diaporama sur la 2ème partie  de la course : 4 - Athor ( Daumas), 5 - Sparagus (Janin), 6 - Tassou (Cuillé), 7 - Nizam (Blattière Bessac) .

 

 

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A Palavas, Garlan (Les Baumelles) qui ne cédera sa cocarde que vers la fin.

Il rentre en musique ses ficelles et un gland

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Taureaux et raseteurs saison 2010

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Publié le 23 Septembre 2010

 

L'automne est déjà là. Chez nous il est souvent somptueux avec sa lumière qui se fait aussi douce que le miel aux senteurs de garrigues.

 

La saison des  courses camarguaises va se conclure bientôt.

Il est temps de réserver ses places pour la grande finale du Trophée Taurin, à Nîmes le 10 octobre. Au Grau du Roi, l'année taurine a été faste. La course du 15 aoùt restera dans les mémoires et celles du Trophée de la Mer ont connu aussi un beau succès mérité. Sabri Allouani, raseteur aux multiples trophées, achève sa tournée d'adieux dans les arènes languedociennes qu'il a aimées, là où le public s'est pris de passion pour son immense talent, boudant les places provençales où une poignée d'imbéciles parlant de lui en des termes à relent plus ou moins raciste ont blessé à vif ce fils d'immigré dont la gloire et le succès rendent jaloux ces indécrottables crétins. Les arènes de Lunel seront trop petites le 17 octobre pour sa despedida finale.

 

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Le calendrier des Foires aux santons

 Bientôt les arènes vont retrouver leur solitude hivernale tandis que les santons vont s'éveiller à nouveau sur les foires notamment.

 

Cliquer ici pour voir le calendrier des Foires aux santons.

 

 

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Aix la foire aux santons : Mme Cavasse sur son stand

 

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Retour à Gérone

Avant de changer de décor, il est encore temps de faire machine arrière en revenant sur cette journée de printemps où malgré un ciel gris tristounet notre curé nous a fait découvrir les trésors de l'art et de l'architecture religieuse de Gérone dont certains remontent aux premiers jours de la chrétienté. La date avait été choisie en fonction de celle des floralies qui chaque année à cette époque donnent au site et monuments un air de grands reposoirs nappés de roses, lis, arums et autres fleurs savamment agencées par des artistes, parfois de façon tout à fait surprenante. Jugez-en par les images (qui viennent compléter celles déjà présentées ici même).

 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Foires aux santons

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Publié le 18 Septembre 2010

 

  Une course vivante, enjouée, sans temps mort.


La tristesse des adieux de Sabri Allouani à la piste du Grau et la profonde émotion teintée de nostalgie qui l'accompagnait ont été quelque peu apaisées par les nouveaux sujets de satisfaction offerts par la nouvelle génération de raseteurs qui s'affirme de plus en plus, apporte un nouveau souffle et pourrait bien pousser vers la sortie leurs ainés trop polarisés par  la  course aux points. Ces jeunes talents s'imposent de plus en plus avec leur envie de raseter pour le plaisir et celui du public avant tout. Sofiane Rassir, courant depuis peu au trophée de l'Avenir n'en finit pas de nous surprendre par sa folle envie de raseter. Il s'est imposé ce jeudi 16 septembre 2010 au Grau et a même failli payer cher sa bravoure avec le taureau Valmont de la manade Lautier qui lui a coincé la jambe à la barrière.

 

Les cocardiers dans leur ensemble étaient en pleine forme, notamment Valmont, qui sorti 6ème a fait comme on dit un gros quart d'heure, offrant une belle succession d'actions avec de notoires finitions aux planches.

 

Avant lui, Titouan de Cuillé en 1er a aussi été excellent, vaillant, maître de la piste. Marcellin de Rouquette et même Embrun de Nicollin ont assuré ensuite leur part de réussite dans le succès de la première partie de la course.

 

Si Gavot du Pantaï, vedette du jour attendue est passée à travers, Patton du Joncas a bien rempli son contrat, tout comme pour finir Languedocien de Briaux.

 

Une course vivante, enjouée, sans temps mort, où taureaux et raseteurs ont brillé. Une course qui redonne l'envie et ravive la dont la flamme ces derniers temps vacillait un peu au coeur des afeciouna boudant le chemin des arènes.

 

 

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Titouan de Cuillé

Cliquer sur l'image pour ouvrir le diaporama sur Titouan.

 

 

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Cliquer sur l'image pour ouvrir le diaporama sur Marcellin de la manade Rouquette.

 

 

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Cliquer sur l'image pour ouvrir le diaporama sur Valmont de la manade Lautier.

 

 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Taureaux et raseteurs saison 2010

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Publié le 17 Septembre 2010

 

Il pleut sur le Grau,

donne moi la main, 

le ciel du Grau rend mon coeur chagrin...


        Septembre au Grau du Roi, après une splendide journée d'été finissant, le ciel d'automne envahit les arènes ce jeudi 16 septembre et verse ses larmes de pluie pour les adieux de Sabri à la piste grauléenne. Dans les gradins aussi, plus d'un afeciouna avait la gorge serrée et les yeux humides quand précédé de 3 arlésiennes Sabri a fait son entrée royale pour la dernière fois, lui, le King , le basané, le mal-aimé de certains provençaux racistes - ils ne le sont pas tous, heureusement !-, le chou-chou des languedociens, raseteur de génie aux multiples trophées comme jamais aucun autre n'a été autant couronné avant lui !

  Jugez donc un peu :

- Vainqueur du Trophée de l'Avenir en 1999.

- Vainqueur du Trophée des As (Championnat de France) en 2000 (Fait unique dans l'histoire de la Course Camarguaise le doublé Trophée de l'Avenir / Trophée des As dès la première année), 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2008, 2009. (Record du nombre de victoires et de victoires consécutives.)

- Vainqueur de la Cocarde d'Or en 2002, 2005, 2006, 2007, 2009.

- Vainqueur de la Palme d'Argent en 1999.

- Vainqueur de la palme d'Or en 2001, 2004, 2007, 2009.

- Vainqueur du Trophée pescalune en 2002, 2003, 2005, 2006.

- Vainqueur du Trophée des Maraîchers en 2000, 2001.

- Vainqueur du Muguet d'Or en 2001, 2002, 2005.

 

Pas de grands discours fleuves qui n'en finissent pas. Des moments simples, forts, très forts d'intense émotion. Déjà pour commencer, en ouverture la belle et réussie évocation de Crin Blanc par Renaud Vinuesa, le jeune Folco et ses merveilleux cavaliers. Puis la capelado, l'hommage des raseteurs. Puis la course, réussie pleinement comme seul Daniel Siméon, grand organisateur et directeur des arènes  sait le faire. A la fin, la foule debout applaudit les derniers rasets de Sabri à Languedocien, taureau brave qui se prête au jeu comme s'il savait qu'il faisait la course de son histoire! Seul en piste pour ce dernier long et magnifique raset au taureau l'accompagnant majestueusement jusqu'aux planches  et cet air de Carmen déclenché encore et encore qu'il a entendu si souvent. Puis, le souffle coupé, haletant,  quelques mots seulement venus droit du fond du coeur pour remercier ce public qui l'a toujours soutenu et qu'il a fait vibrer tant de fois. Et pour finir ces fleurs jetées des gradins quand Sabri remonte la contrepiste et se dirige vers la sortie. Il s'arrête, se baisse ramasse les bouquets, il se relève le visage bouleversé d'une émotion profonde, il ne retient plus ses larmes, le ciel de plus en plus menaçant,  non plus. Un tonnerre d'applaudissements éclate...Il pleut sur le Grau, donne moi la main, le ciel du Grau rend mon coeur chagrin...

 

 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Taureaux et raseteurs saison 2010

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Publié le 15 Septembre 2010

 

Du beau spectacle avec Mérou et Rassir qui se déchaînent.


       Quelles mouches ont donc piqué les taureaux du Trophée de la Mer en ce  dimanche 12 septembre au Grau du Roi? Les planches ont volé de partout, surtout en 2ème partie avec Mérou de Saumade, méchant comme une teigne ! Et si les taureaux, souvent mobiles,  fougueux, manquaient parfois de placement en se campant en plein centre ils ne manquaient pas pour autant de bravoure et ne refusaient pas le raset auquel ils répondaient volontiers allant parfois offrir de belles finitions aux planches.

 

  Pourtant il n'y avait pas de super vedettes mais les jeunes raseteurs comme Sofiane Rassir, Romain Gros, Nicolas Violet ont su créer l'ambiance. Rasetant avec passion ils ont poussé leur ainés à s'impliquer davantage. Quel plaisir de retrouver l'esprit de la course camarguaise libérée des querelles de la course aux points, en l'absence des grandes pointures du raset que personne n'a regrettée, sauf celle de Mickael Matray qui souffrant de problèmes musculaires s'est retiré au 2ème taureau.

 

  Une belle course comme sait les organiser Daniel Simeon en osant sortir des sentiers battus, en choisissant de faire confiance aux jeunes et à des taureaux qui bien rasetés, sauf le 7ème,  affirment leurs qualités et personnalités en donnant le meilleur d'eux-mêmes. Ambiance sur les gradins, pleins presque aux trois quart et satisfaction du public à la sortie. Le trophée de la Mer a bien commencé !

 

 

 

Diaporama sur les 3 premiers taureaux de la course:

1 - Generous de la manade Nicollin 

2 - Pavoun de la manade St Pierre

3- Mollières de Cuillé:

 

 

Diaporama, suite:

4 - Maï des Baumelles

5 - Aiglon de l'Occitane :

 

 

Diaporama,  suite:

6 -  Mérou manade Saumade

 

Pour les passionnés, voir ici un compte rendu détaillé fait par un chroniqueur "pro" de la course, camarguaise , sur le blog de Martine Aliaga " Bouvine en ligne " du Midi Libre.

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Rédigé par Daniel

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Publié le 14 Septembre 2010

 

Le 53ème Salon International des Santonniers aura lieu dans les salles du cloître St Trophime à Arles du 20 novembre au 16 janvier 2011.

 

 

Les invités d'honneur : Robert Canut et Lise Berger

    

Philippe Brochier et l'équipe du Salon des santonniers n'avaient pas fini de remballer les crèches et santons du dernier Salon qu'ils travaillaient déjà à l'élaboration de la prochaine édition. De réunion en réunion se dessine le profil de la future exposition. Contacts, visites de terrains, rencontres, déplacements ont lieu toute l'année et permettent peu à peu d'avancer et de définir les grandes lignes de la manifestation. 

 

A chaque nouvelle édition le Salon rend hommage à des santonniers provençaux. Après Henri et Suzanne Cavasse ainsi que la dynastie des Devouassoux l'an dernier, Robert Canut et Lise Berger ont été choisis. Tous deux sont d'authentiques santonniers déjà consacrés pour leur talent avec chacun le titre envié de Meilleur Ouvrier de France. Tous deux ont su rester de vrais artisans soucieux d'une production de qualité respectueuse de la tradition. Si Robert Canut privilégie l'argile, Lise Berger a choisi d'exprimer son talent à travers le santon habillé.

 

Les habitués de mon blog connaissent bien déjà Robert Canut. Plusieurs articles lui sont consacrés à l'occasion des visites effectuées régulièrement dans son atelier de Tulette au pied du Mont Ventoux. Santonnier dans l'âme, refusant toute concession à la facilité,  il crée son oeuvre tout seul de A à Z, du modèle au santon fini, décoré avec des couleurs naturelles qu'il fabrique lui-même. Il prépare pour le Salon des réalisations hors du commun qui lui demandent de fournir un travail important en plus de sa production habituelle. Difficile d'en dire plus pour l'instant, mais je crois que la surprise sera de taille.

 

Lise Berger est installée à Roquevaire, près d'Aubagne, au coeur du pays santonnier, entre le Garlaban et la Sainte Baume. Sa fille Colette a suivi sa mère dans sa passion, mais a choisi de créer des santons tout en argile.

 

 

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Rois Mages de Lise Berger, salon d'Arles 2005.


La Russie est le pays étranger accueilli cette année.

 

Après Haïti en 2008, la Russie est le pays étranger accueilli cette année.  Le Noël Russe fêté le 7 janvier réserve bien des surprises. Certes les orthodoxes ne font pas de crèches mais il y a aussi une tradition de la nativité, et depuis la perestroïka et l’ouverture des frontières aux touristes un artisanat important s’est développé. Le vertep est une présentation théatralisée de la crèche, sa  tradition remonte au moins au XVIème siècle, interdite par la révolution de 1917, elle reprend vie timidement.

   

Les santonniers provençaux sont tous invités à présenter leur oeuvres.


Les santonniers provençaux, professionnels et amateurs, seront présents également et plus particulièrement à travers la thématique des métiers d'autrefois, comme le rémouleur, fle forgeron, le sabotier. Le salon depuis toujours s'attache à faire la promotion du santon de Provence et il a pour vocation naturelle  d'être la vitrine de l'ensemble de la profession et d'assurer ainsi sa promotion auprès des dizaines de milliers de visiteurs qui se pressent chaque année dans cet écrin architectural exceptionnel qu'est le cloître St Trophime avec ses salle romanes qui témoignent de l'Histoire de la Provence.  Le salon d'Arles faut-il le rappeler, est une des rares manifestations à vocation purement artistique et à caractère non commercial.

 

Place est faite aussi aux amateurs et aux créchistes.


Les créchistes amateurs auront aussi leur place. Le charme et l'intérêt du salon réside justement dans le fait que tous les niveaux d'expression artistique propres aux santons et  aux crèches ont leur place, des meilleurs santonniers aux plus humbles créchistes amateurs dont les réalisation nous émeuvent bien souvent tout autant.

     

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Robert Canut dans son atelier.

 

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Arles, St Trophime, photo wikipedia

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Rédigé par Daniel

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Publié le 9 Septembre 2010

    

 

La tradition veut que la Vierge de la chapelle du village, dédiée à Notre Dame de Pitié, soit célébrée le 8 septembre


      La tradition veut que la Vierge de la chapelle du village, dédiée à Notre Dame de Pitié, soit célébrée le 8 septembre, le jour de la fête de la nativité de Marie, même si par commodité elle est déplacée au dimanche le plus proche, soit le 5 cette année. Les paysans d'alors, souvent pris par les vendanges, arrêtaient tout travail pour assister dès le matin à la procession partant de l'église du village, empruntant la route puis le chemin de pierre menant à la chapelle perdue dans ce coin de garrigue culminant sur le haut d'un plateau. Plus bas, à ses pieds, la plaine, jadis plantée de vignes presque toutes arrachées depuis belle lurette, s'étale vers Sommières avec les Cévennes au lointain comme fond de décor.


 

Le village a perdu pour toujours ce parfum suave de raisin pressé


   Les années ont passé, des vendanges ne restent que le bruit assourdissant de quelques rares engins aux roues géantes qui, la nuit venue, avec leurs phares et girophares perçants détruisent chaque année un peu plus les souvenirs heureux du temps où la main d'oeuvre espagnole envahissait joyeusement nos rues de leurs cris et réveillait les maisons les plus modestes, oubliées le reste de l'année. Le village a perdu pour toujours ce parfum suave de raisin pressé et libéré de ses sucs par une fermentation déjà commencée. Les abeilles ne viennent plus s'enivrer de cet air mielleux et collant, douceâtre et écoeurant, mais aussi teinté d'un voile d'amertume qui planait dans l'air, contre lequel luttaient en vain les effluves sortant en nuages généreux de chaque coup porté à l'encensoir par la main ferme du curé concentré sur son office sur le chemin de la procession. Le crucifix de métal argenté enrichi de dorures que brandissait vers le ciel au bout d'un long manche l'enfant de choeur en aube blanche ne règne plus en souverain dans les rues du village. Et pourtant les villageois, pas forcément les plus dévots, sont restés fidèles à la fête de la chapelle, à  ce lieu privilégié entre tous de nos promenades d'enfants où les femmes venaient, chapelet courant entre leurs doigts usés, marmonner leurs Ave Maria, assises en hiver sur un banc accollé contre le mur face au soleil, à l'abri des vents dominants.


 

Les vieilles orantes ne sont plus

 

Les vieilles orantes ne sont plus, leur voix s'est tue à jamais. La garrigue sauvage avec ses pins et ses tapis de thym, d'aspic et autres plantes aux vertus cachées, s'est laissée envahir depuis tout ce temps par des maisons de style convenu à la mode néo-languedocienne, par des clôtures et des pelouses engazonnées d'un vert qui sonne faux dans nos paysages tant pareille fraicheur est si inhabituelle sous nos climats.

 


Les paroles du prêtre révélant la dimension sacrée des choses

 

 Notre curé pourtant, bien qu'installé depuis peu dans notre pays par la volonté de l'évêque, a vite compris, du moins je le crois, l'importance de ce passé. Il a su pendant la célébration de sa messe, parler de la chapelle, de la Vierge, des origines de Jésus, avec des mots parfois surprenants - prétants à sourire quand il évoque les Marie bougnettes et les goulamas -  mais combien vrais, comme venus du plus profond d'une piété faisant corps avec ses lieux chargés d'histoire où nos racines sont toujours vivantes. Enfouies, oubliées, envahies parfois par les broussailles, elles ressortent pourtant au grand jour dans un élan de sincérite retrouvée, quand la violence des orages  ravine la terre ou quand les paroles du prêtre révélant la dimension sacrée des choses appellent à changer notre regard sur elles.

 

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la Vierge de la chapelle détruite par la foudre dans les années 60. Elle représentait Notre Dame des 7 douleurs.

 

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Bien des années après, une nouvelle statue, une Vierge à l'Enfant, au regard plutôt joyeux a été placée au-dessus du portail d'entrée par Yannick Casajus, alors curé du village.


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A la fin de l'office, le Père Patrice Sabater présente aux fidèles la photo de la maquette d'une nouvelle statue destinée à la véranda intérieure, représentant bien à nouveau Notre Dame de Pitié la main posée sur son coeur exprimant sa douleur de mère mais aussi sa commisération.

 

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L'apéritif sous la pinède.

 

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Et la paella traditionnelle

 

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cuisinée de main de maître par deux chefs hors pair...

 

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cliquer sur la photo ci-dessus pour ouvrir le diaporama. 

 

Après le repas, à l'heure de la digestion, certains se penchent sur le passé à la recherche de la cloche qui aurait été enterrée dans un puits. Légende ou réalité, le mystère demeure.

 

Mais c'est bien là qu'ont été entérrées les statues en plâtre de l'église paroissiale quand le père Gérard Alzieu, dans la foulée du concile, a retiré toute la décoration d'origine datant des années 1860, bien trop sulpicienne, encombrante et sans valeur. Certes oui, mais les fresques de la voûte du choeur avec le ciel étoilé et l' inscription en latin sur l'arche central ne méritaient-elles pas de rester en place? Elles seraient aujourd'hui considérées comme une part non négligeable de notre patrimoine local.

 

 

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L'eglise dans les années 1900

 

 

 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #le village au fil des jours

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Publié le 8 Septembre 2010

Une finale éclatante surtout de soleil...

 

 

   Les arènes de Lunel sont réputées difficiles tant pour les taureaux que pour les raseteurs. Elles sont confortables pour le spectateur et idéalement conçues pour la course camarguaise. Mais la réussite d'une course dépend de bien d'autres choses dont certaines, d'évidence, manquaient ce jour-là, à commencer par le public et aussi un manque d'envie chez les raseteurs. Heureusement Sparagus qui porte haut les couleurs de la manade Janin a fait un bon quart d'heure. Il a sauvé la course avec aussi Périclès de Nicollin et Athor de Daumas.

 

Belle journée de fin de fête cependant en ce samedi 17 juillet 2010, avec les arlèsiennes du cru, les gardians et la remise des prix en piste avec Auzolle vainqueur du Trophée et Guépard de Cuillé prix du meilleur taureau des 3 courses du Trophée.

 

Et après les taureaux, d'autres taureaux encore, ceux de la bandido traditionnelle bien sûr et pour finir la soirée, repas animé au village des bodegas ave les joyeux festojaïres d'un soir.

 

J'avoue que tout cela me semble déjà bien loin en cette fin d'été, par cette douce chaleur retrouvée après la journée automnale d'hier (c'est à dire mardi 7 septembre) au ciel gris et bas chargé de nuages noirs et d'orages qui naviguant de la mer aux Cévennes ont fait monter dangereusement les eaux du Vidourle sans toutefois les faire déborder.

 

Une raison supplémentaire pour se rappeler cette finale éclatante certes mais de soleil avant tout!

 

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  Adil Benafitou

 

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  Auzolle et Dilun de Mailhan

 

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  Adil Benafitou et Chouan de Lafon.

 

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  Nabil Benafitou et Periclès de Nicollin

 

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  Entracte...

 

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  Julien Four, toujours aussi élégant!

 

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  Loïc Auzolle, vainqueur du Trophée Muscat et probable vainqueur du Trophée Taurin valant championnat de France.

 

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  Athor de Daumas sur Jourdan

 

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  Julien Ouffe et Igor de L'Argentière

 

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  Bastien Four et Sparagus de Janin.

 

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  Les arlèsiennes du groupe le "Velout Pescalune"

 

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  la bandido

 

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  les attrapaïres

 

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  Commentaires d'après course... 

 

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  Bandido

 

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  des festojaïres d'un soir heureux !

 

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  Soirée bodegas


Fichier hébergé par Archive-Host.com Soirée bodegas...

 

Cliquer sur la photo pour ouvrir le reportage complet.

 


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Rédigé par Daniel

Publié dans #Taureaux et raseteurs saison 2010

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