Publié le 29 Avril 2007

Suite et fin en images du carnaval de Beaulieu version 2007.

 

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Un brin de nostalgie dans ce regard d'enfant. Comme à regret, voilà déjà carnaval 2007 venir se ranger à son tour dans la boîte aux souvenirs des fêtes de Beaulieu

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Le dernier char, à l'effigie du carnaval, s'éloigne de la place de la mairie et draine avec lui la foule vers le quartier Haut où sur le plan de la cave coopérative il aurait dû être brûlé, ce qui, me dit un participant, est interdit en raison des risques d'incendie. La sécheresse accroit certes le danger, mais il aurait suffit de prendre quelques précautions. Sa majesté Carnaval a échappé aux flammes. Encore une tradition qui se perd sacrifiée sur l'autel du tout sécuritaire.

 

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La place de la mairie retrouve vite le calme habituel des jours ordinaires. Calme relatif, interrompu de plus en plus souvent par le flot régulier des voitures qui traversent le village en le dénaturant un peu plus chaque fois. Parfois on se croirait à la ville.

Parfois aussi s'élèvent comme des déchirements les cris et autoradios bruyants des jeunes désoeuvrés qui viennent tenter ici de rompre leur isolement en s'installant sur le banc de l'abri des cars, attendant peut-être le départ pour le pays imaginaire de leurs rêves adolescents.

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A la maison, quand j'étais enfant, nos parents et grands-parents aimaient dire au lendemain des jours de fête : "apres la festa quicon resta" (après la fête quelque-chos reste, c'est à dire la gueule de bois quand on a trop bu, trop fait d"excès).

Pour l'heure, ce qui reste du carnval, ce sont les confetti. Un mois après le vent les balade encore à son gré autour de la place et les disperse un peu partout jusque dans les maisons voisines. Ils viennent s'inviter dans les cours et jardins. Les déloger n'est pas chose facile car on attend toujours dans la rue le passage du dévoué balayeur public. Jadis on l'appelait le cantonnier du village. Encore un métier disparu, vaincu par les balayeuses à moteur, enfin pas tout à fait, car là aussi on attend encore leur intervention.

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Photos Daniel.
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Rédigé par Daniel

Publié dans #C'est la fête au village - 2006- 2007

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Publié le 27 Avril 2007

Certes ce n'était pas le carnaval d'antan où dans les années 50 et jusqu'au début des années 60 la grande foule envahisait rues et places pour voir passer le corso fleuri, les majorettes, penas et fanfares. La tradition demeure mais avec des ambitions plus modestes. Désormais la fête ne concerne que les seuls habitants intéressés, des enfants surtout et aussi leurs parents qui en ce samedi 24 mars ont paradé sur de jolis chars fleuris. Le spectacle est coloré, joyeux. Mais tout cela manque un peu de conviction me semble-t'il. Il est vrai qu'il est difficile pour moi de me sentir concerné, je garde trop présent dans ma mémoire le souvenir des heures de gloire des carnavals de mon enfance. Tout le village, du plus jeune au plus vieux y participait. C'était une fête véritable dont on parlait encore longtemps après. Et dont parle encore celles et ceux qui ont connu ces moments-là. Pour moi le vrai village demeure celui que j'ai connu quand toute sa vie s'organisait autour de la culture de la vigne. La fête prenait alors un tout autre sens. Le carnaval de 1956 a eu lieu par une journée de soleil magnifique quelques jours à peine avant la gelée qui a détruit prsque tout le vignoble. En quelque part l'horloge du clocher de la mairie sonne encore ces heures-là, difficiles à oublier, même si aujourd'hui ces enfants dans leurs habits de toutes les couleurs sont source de joie, d'espoir et si j'ai du plaisir à voir tout ce monde faire le carnaval. Oui, voilà, c'était l'autre jour pour tous les participants un bel après-midi de fête. Ambiance, place de la mairie.

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Photos Daniel, reproduction interdite sans autorisation.

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Rédigé par Daniel

Publié dans #C'est la fête au village - 2006- 2007

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Publié le 26 Avril 2007

D'autres images du village vu d'un petit avion piloté au sol par Gérard, un aéromodéliste.
Regardez comment les maisons individuelles ont investi des parcelles de garrigue en la morcelant, formant un premier cercle autour du village. Puis après les lotissements où les constructuion sont plus serrées. Plus loin, sur le fond, le village voisin, Restinclières.

Pour commencer, une vue du centre. L'église, la mairie avec aussi son clocher. Bref, un village comme beaucoup d'autres.

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Plus au Nord, le quartier haut, situé comme son nom l'indique sur la hauteur du village, la cave coopérative, désafectée depuis une dizaine d'années a failli être démolie. Seul monument important du village après l'église, le château, la mairie et la chapelle romane perdue dans les bois, elle va bientôt être transformée en centre culturel. La culture de la vigne n'est plus qu'un souvenir que seuls quelques "indiens" pratiquent encore contre vents et marées. Autour de la cave des maisons nouvelles l'encerclent, symbole du village devenu résidentiel, lieu d'hébergement pour des familles ayant leur activité professionelle à Montpellier, éloigné de seulemrnt 20 km.

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Photos Gérard, reproduction interdite sans autorisation
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Rédigé par Daniel

Publié dans #le village au fil des jours

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Publié le 23 Avril 2007

Dimanche dernier, par une belle journée de printemps qui sentait déjà l'été, abrivado d'après-Pâques. Quelques photos volées au passage des cavaliers, taureaux, attrapaïres, avec les gens sur la place venus regarder le spectacle. Ambiance.

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Photos Daniel, reproduction interdite

 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #C'est la fête au village - 2006- 2007

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Publié le 23 Avril 2007

En parcourant l'album des photos prises cet hiver à Marseille lors de ma visite à l'exposition " Faire la crèche en Europe" je retrouve ces figurines de musiciens  fabriquées en Asie, vendues en Italie à bas prix. Elles sont en matière plastique peinte, tirées en grande série pour des crèches populaires. Cela confirme bien l'idée que dans l'imaginaire de la crèche, joueurs de cornemuse, fifres et autres flûtes occupent une place importante sinon essentielle. Et que les musiciens ne sont pas des figures limitées aux crèches provençales à l'exception de personnages typiques comme le tambourinaire.

 

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A côté d'eux, sur la même étagère étaient exposés ces majestueux tambourinaires provençaux de Pagano (début du XXème siècle). Le bras cassé atteste l'ancienneté du santon si ce n'est son authenticité.

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Ci-dessous : joueur de cornemuse de La Bottega del Pastore. Salerne, 2004

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Les santons musiciens ont été et sont encore présents sous toutes les formes dans les crèches. Pas de Noël sans musiques ni musiciens. Les chants de Noël, "les noëls" populaires ne sont pas étrangers à cette situation.

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Santons en bois peint, Joseph Hanl, République Tchèque 2005.

Un trio plein d'entrain pour finir en beauté cette série d'articles sur les santons musiciens.

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Photos Daniel.reproduction interdite.

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Foires aux santons

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Publié le 21 Avril 2007

Encore des musiciens et voici aujourd'hui certainement ceux qui en fait sont arrivés sans doute les premiers à la crèche, c'est à dire les bergers des temps bibliques jouant de la cornemuse. Ce sont eux qui ont joué d'un air joyeux le "Gloria in excelsis deo" proclamé par les anges dans nos campagnes... La tradition provençale a repris ce joueur de cornemuse sous forme de santon en le transposant à une époque plus proche de la nôtre où la cornemuse était un instrument encore joué pour les fêtes.

Ci-dessous, ce santon en plâtre peint fait partie des sujets dits religieux dont le modèle de base se trouve dans quantité de crèches familiales, et sous une autre forme plus grande et plus saint-sulpicienne dans les crèches d'église, ce qui n'enlève rien à son charme un tantinet désuet.

 

 

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 Berger cornemuse en plâtre, crèche d el'église de Beaulieu.

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 le joueur de cornemuse en terre cuite de patrick Volpès :

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A gauche, joueur de cornemuse, à droite berger jouant du tambour à friction, Manola Nicolas-Almanza, Murcie, Espagne, santon de 19 cm, exposition Marseille 2006, "faire la crèche en Europe" 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Santons musiciens

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Publié le 14 Avril 2007

Encore des tambourinaires. Chaque santon, musicien ou autre, nous raconte une histoire. Celle du personnage qu’il représente mais aussi celle du santonnier et bien sûr celle aussi de l'époque ou du contexte qui l'a vu naître.

Le tambourinaire de la crèche de l'église de Beaulieu a un costume sensiblement différent de celui établi par la tradition. Guêtres et culotte ne se portent plus et la forme de la veste a pris de l'ampleur.

 

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Le visage a des traits fins, réalistes. Trop même. Le style est un tantinet académique conforme à l'imagerie traditionnelle. Très beau santon, mais sa facture classique risque de lui donner un aspect un peu fade.

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 Ce tambourinaire d'Isoline Fontanille est une oeuvre d'artiste véritable au style personnel. Les formes sont épurées, stylisées, exprimant l'essentiel du personnage, sa vérité, sa vie sans chercher à reproduire ni imiter un modèle idéalisé. La terre travaillée avec beaucoup de générosité a gardé quelque-chose de brut qui donne au santon une force, comme si elle lui communiquait son énergie.
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Photos Daniel, reproduction interdite sans autorisation.

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Santons musiciens

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Publié le 11 Avril 2007

Le tambourinaire suffit à lui seul pour évoquer cette Provence idéale et imaginaire qui puise ses racines au coeur de ces mélodies simples et populaires jouées au galoubet d'une main et rythmées de l'autre par le son du tambourin. Danses, chants et musiques constituent une part importante de la culture provençale. Les chants de Noël, les noëls sont plus anciens que les santons. Leur origine remonte au Moyen-Age comme le signale Pierre Ripert dans "Les Origines de la Crèche Provençale et des santons populaires à Marseille", éditions Tacusssel. Ceux de Saboly ont connu leur apogée en Provence au XVIIème siècle et se chantent encore aujourd'hui accompagnés par des instruments traditionnels.

Un santonnier digne de ce nom ne manque pas de réaliser sa propre version du tambourinaire. En voici quelques-uns, et pour commencer, celui de de Marius Chave avec son arlésienne. Fichier hébergé par Archive-Host.com

Celui-ci n'est pas signé, réalisé dans une terre légère. Les couleurs couvertes d'un vernis paraissent fantaisistes, mais ce santon musicien a malgré tout un port élégant, une fière allure. A noter la taille imposante du tambourin

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Celui de Ricard a un costume fidèle à la tradition et le mouvement du personnage est bien reproduit.

 

 

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Paul Fouque a aussi réalisé ce très beau sujet : 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Santons musiciens

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Publié le 8 Avril 2007

Florence Begni a un atelier tout près de sommières, à Lecques où elle réalise des maisons, villages en laissant libre cours à son imagination créatrice à partir de photos, documents ou de ses coups de coeur au hasard de ses rencontres. Elle prend pour modèle ici une vieille ferme, là une bâtisse, une chapelle, un lavoir. Le résultat est magique. Chaque création est unique, pas de moule, des couleurs naturelles, des terres savamment choisies pour leur texture et l'effet coloré recherché. Elle expose en compagnie de Françoise Dordor (macrophotos d'insectes, plantes, fleurs) et de Ghislaine Darlavoix qui sculpte des bijoux en métal.

Regardez. Exposition 7,8,9 et 13,14,15 avril.

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Foires aux santons

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Publié le 6 Avril 2007

Nous sommes bien loin en ces jours de la joie qui entoure la naissance de Jésus dans la nuit du 24 décembre. Au moment où partout dans le monde on célèbre la Passion du Christ, on comprend mieux pourquoi dans certaines crèches d'église notamment, une croix est déjà présente au loin dans le paysage, placée en haut d'une colline pour évoquer déjà ce que sera le sacrifice de Jésus. Certains enfants-Jésus en cire sont parfois représentés avec une petite croix dorée attachée en pendantif autour du cou ou sur la poitrine.

Enfant, je n'aimais pas ces situations qui venaient assombrir soudain la joie de Noël. la joie éprouvée à entendre les cloches sonnant à la volée au matin de Pâques n'a pas la même puissance émotive. Elle évoque le retour de la vie au printemps, les fleurs du printemps qui s'épanouissent dans une nature renaissante.

Plus tard, devenu pensionnaire d'une école religieuse, au matin du Vendredi Saint nous allions faire les visites des reposoirs dans les églises proches. Je me souviens de ces autels richement décorés de tentures, de grands bouquets de fleurs, de ces nappes bordées de grands motifs en dentelle, de ces parures d'autel aux motifs brodés de fil d'or. Toutes ces scènes, illuminées par de grand candélabres, étaient aussi impressionnantes qu'un décor d'opéra ou qu'un tableau de maître.

Au musée départemental d'art sacré de Pont-Saint-Esprit on peut voir sous un globe de verre protecteur, un Enfant-Jésus en cire, couché dans un lit décoré de fleurs d'oranger avec une croix à son cou. Une photo est présente dans le livre de Régis Bertrand, déjà cité, "Crèches et santons de Provence", éditions A. Barthélemy, page 20. L'historien explique comment s'est développé le culte de l'Enfant-Jésus au XVIIème siècle, sous l'influence du mouvement des Oratoriens et de la Contre-Réforme. L'auteur cite le cardinal Pierre de Bérulle, fondateur de la congrégation de l'Oratoire : "Il y a deux états de singulier abaissement à adorer, à admirer et à imiter au fils de Dieu; l'un en sa Naissance, l'autre en sa Mort; l'un en l'Enfance,l'autre en la Passion...".

Voici en photo, l'Enfant-Jésus exposé l'hiver dernier à Séguret qui appartient à l'église de Séguret. Il n'y a pas de croix attachée à son cou, mais un ruban blanc accroché à sa ceinture est disposé, volontairement ou pour une raison esthétique, en forme de croix.

 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #lou santonejaire

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