c'est la fete au village - 2009
Les meilleures choses ayant une fin, voici regrooupées sous forme de 4 diaporamas les photos des derniers jours de la fête.
pour commencer, la suite dimanche 12 juillet
2009.
Après l'apéro, le repas de la journée à l'ancienne, à l'ombre des chênes, dans ce qui reste du boisement appelé jadis les Ecolières.
Pour voir le diaporama, il suffit de cliquer sur l'image:

Et voici les photos du lundi 13 juillet
(cliquer sur l'image pour voir le diaporama):

Photos du mardi 14 juillet à midi:
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Photos du mardi 14 juillet au soir :
(cliquer sur la photo
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Ainsi s'achève ma présentation de la fête de Beaulieu 2009.
Avant de faire à nouveau place aux courses de taureaux, aux autres fêtes de traditions et bien sûr aux santons, je crois utile de préciser que ces photos de Beaulieu en fête intéressent surtout les
habitants du village et les amateurs de manifestations de taureaux de rue. Je tiens donc à m'excuser auprès des autres habitués de ce blog qui ne se sentent guère concernés par les images ou les
portraits mettant en scène mes compatriotes locaux.
Dans notre pays d'ici, c'est à dire dans nos villages de tradition bouvine, la fête, la voto (fête votive), est l'événement le plus important de l'année. Préparée de longue date par
les jeunes et les élus municipaux elle permet aux habitants de se retrouver, de vivre ensemble des émotions et des moments agréables. La fête du village a lieu chaque année depuis la nuit des
temps. Elle est certainement la manifestation la plus traditionnelle et la plus ancienne. A ce titre elle mérite bien la place de choix qu'elle occupe dans ce blog.
Cette année des trublions sont venus un peu partout apporter le désordre et la violence. Chez nous, j'ai déjà évoqué cette affaire, le bal du dernier soir a été supprimé à cause des bagarres des jours d'avant. L'alcool est de plus en plus présent dans la fête avec ses excès et ses débordements. Tout comme la
drogue, même si sa présence passe davantage inaperçue.
Si rien n'est fait pour canaliser toutes ces dérives, elles risquent à la longue de porter atteinte à l'esprit véritable de la fête qui réunit dans la joie toute une communauté autour de ses
traditions. Le bal, la musique, les taureaux doivent rester les éléments centraux de la fête et ne doivent pas servir de prétextes aux apéros qui ne doivent pas devenir l'élément central
de la fête autour desquels tout s'organise.
Nos traditions enfin doivent aussi être protégées par des mesures de sécurité et de bon sens prises localement afin d'éviter les excès d'une réglementation nationale qui risquerait de les
dénaturer. Nos traditions se trouvent directement confrontées aux problèmes de notre société. Elles subissent de plein fouet le choc des réalités.
La course camarguaise doit aussi faire face au contexte économique et social actuel. Les manadiers, les organisateurs de courses sont de plus en plus confrontés aux questions de rentabilité qui ne
font pas toujours bon ménage avec une conception pure de la tradition camarguaise. L'argent risque de dénaturer la tradition. Cela est vrai aussi pour les santons. Certains santonniers n'hésitent
pas à réaliser des personnages ou des scènes qui n'ont rien à voir avec la tradition du santon. Marcel Pagnol a écrit des romans et des films magnifiques. Mais cela ne confère pas pour autant à sa
vision de la Provence un droit de cité dans nos crèches qui fonctionnent sur d'autres critères.
Certains raseteurs issus de familles émigrées sont encore trop souvent victimes de comportements à caractère raciste. Il s'agit là de violences verbales certes mais qui n'ont pas place dans
nos arènes vouées à la seule fé di biou.
Ainsi toutes nos traditions sont malmenées mais résistent malgré tout. Elles expriment l'attachement profond de tout un peuple à un certain art de vivre. Elles donnent du sens, de la valeur aux
choses de ce pays. Elles peuvent permettre de mieux vivre ensemble malgré les difficultés de l'époque. A chacun de faire au mieux pour garder cet esprit festif qui rassemble, où tout le monde
peut se retrouver sans exclusive.
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Samedi 11 juillet, la suite. Au programme de la soirée, enciero, fête
foraine pour le plus petits, bal pour les plus grands et bien sûr les apéros où pastis et bière coulent à flot.
L'alcool fait partie intégrante de la fête, depuis la nuit des temps, on ne peut pas l'empêcher sinon regretter certains excès et la présence de la drogue, cette invitée discrète, plus ou moins
clandestine. Autre invitée de choc dont on se passerait volontiers, la violence.
En fin de nuit, après le bal, dans les rues et près de l'aire de stationnement des voitures une belle bagarre a éclaté. Une bande venue d'un village voisin a débarqué visiblement pour créer du
désordre et s'en prendre à nos festojaires. Les gendarmes ont du intervenir. Rien de grave heureusement n'est à déplorer. Mais les incidents se renouvelleront les jours suivants et le soir du 14
juillet le bal sera supprimé, la fête s'arrêtera tristement après le feu d'artifice. Une véritable extinction des feus !
Malgré les mesures prises par les autorités de police et le Préfet dans d'autres villages des faits identiques se sont produits. Il y a quelque jour un jeune raseteur de 18 ans a été victime d'un
coup de couteau mortel asséné sans autre raison qu'un simple regard perçu comme provoquant par son agresseur.
Isolés, livrés à eux-mêmes, enfermés dans leur vision du monde, certains jeunes déboussolés peuvent dériver gravement et aller jusqu'au meurtre. Il est urgent de renouer un dialogue
intergénérationel, de créer des structures et des espaces de rencontre ouverts à tous offrant d'autres centres d'intérêt que l'alcool et tout ce qui l'accompagne. A quand des modérateurs au
comptoir des bistrots?
Taureaux et chevaux riment trop souvent avec apéro, et ne sont plus parfois que prétextes à s'énivrer au pastis ou autre chose. La musique non plus n'est pas fatalement liée aux drogues. Il faut
peut-être organiser des vrais concerts plutôt que des bals où plus personne ne danse, inviter des groupes réputés dans des genres musicaux intéressant les jeunes pour rendre la musique plus
attractive. Interdire le bal, c'est censurer la musique, ce n'est pas une solution. Mieux vaut offrir aux jeunes des musiques de leur temps, les inviter à trouver leurs valeurs et leurs repères
dans la musique plutôt que dans l'alcool, la drogue ou la violence. Oui à l'ivresse, pas celle de l'alcool, l'ivresse pure des chevaux, des taureaux, de la musique !
Ne laissons pas gacher la joie de tout un village par
une poignée de perturbateurs inconscients, ni courir
le risque réel de voir nos traditions étouffées par la contrainte de réglementations trop lourdes à appliquer.
Les images qui suivent sont toutes joyeuses et montrent bien comment tout un village se retrouve convivialement autour de ses traditions. Raison de plus de ne pas laisser gacher tout ça par
quelques sauvageons comme le disait un certain ancien ministre, pour ne pas dire racaille selon la formule de qui vous savez...
Une chose est sûre, les photos en témoignent, il n'y a pas à Baulieu ni sauvageons ni racaille, mais seulement des jeunes, garçons et filles, heureux d'être ensemble avec les moins jeunes pour
partager d'agréables moments et faire tout simplement la fête...




























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La fête sans le bal du 14 juillet
La fête est finie depuis le 14 juillet début de soirée. Le feu d'artifice a mis un point final à lui tout seul. Le bal prévu a été annulé. Pourtant le grand semi-remorque chargé de matériel était
bien là dès le matin, mais en raison des violentes bagarres survenues la veille vers 2 heures du matin et jusqu'à 4 heures, le maire a décidé de tout arrêter après le feu d'artifice. Une fin de
fête en queue de poisson donc.
Après les abrivados sévèrement réglementés pour éviter les accidents, voilà un nouveau coup porté contre la musique et les musiciens qui n'y sont pour rien, alors
que c'est plutôt l'alcool le vrai responsable des fins de bal à la castagne! Logiquement, c'est plutôt le seul bar qu'il fallait interdire, pas le bal, ni les manèges forains et autres
activités.
D'autant que le problème reste entier et se reproduira de plus belle si un meilleur encadrement n'est pas mis en place, tant au niveau de la présence de la gendarmerie que d'une cellule médicale ou
de soutien psychologique pour dégriser, assister et sensibliser les jeunes au problème de l'alcool et autres substances. Mais les choses ne changeront pas vraiment tant que l'alcool consomé au bar
continuera de financer une bonne partie de la fête!
La suite en images pour bien montrer que les festojaires ne sont pas des casseurs. Les groupes de jeunes que je n'ai pas cessés de croiser et de photographier tout au long de ces journées
sont tous sympathiques, joyeux et pas agressifs. Je ne veux pas gacher leur plaisir. La fête est finie mais ici elle continue.
Sans plus tarder les photos du dernier jour, le 14 juillet, je reviendrai présenter bien sûr les autres journées.











































La place s'est vidée de la foule, seuls restent deux anciens du village qui se souviennent des fêtes d'antan quand après la danse d'invitatiion on allait boire une limonade au café chez Edouard et
Juliette...
A suivre, j'ai encore plein de photos...
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