Publié le 29 Juin 2007


lou santonejaire - santons crèches et traditions
La crèche et les santons de Provence. la vie rurale de jadis à maintenant. nos traditions. Ma fenêtre ouverte sur la planète, depuis Beaulieu, ce village perdu dans l'univers.
Publié le 29 Juin 2007


Publié le 26 Juin 2007
Porte-drapeau du club taurin, en tenue camarguaise, il est le maître de cérémonie. Il accompagne les raseteurs qui défilent en
rang par deux pour aller saluer la présidence avant l'ouverture de la course. Il est fier de son rôle et n'est pas prêt de céder sa place pour un empire. C'est la capelado.






Publié le 24 Juin 2007
Publié le 22 Juin 2007

Publié le 21 Juin 2007
La musique est à la fête désormais pour le solstice d'été. La tradition s'est imposée et son initiateur est perçu depuis comme le ministre perpétuel
de la culture pour ne pas dire éternel.
Tant mieux pour la musique qui mérite bien, j'ose dire, d'être prise au sérieux, c'est à dire écoutée pour elle-même, ce qu'elle est tout simplement, alors que le reste du temps, sauf
si on va à des concerts, et même là encore ça n'est pas évident, elle est souvent réduite au second rôle d'ambiance musicale. Elle cesse alors d'être musique pour devenir bruit de fond. Parfois
chez moi, j'écoute un de mes cd favoris pour ne plus entendre le bruit de la rue, celui des moteurs de voitures, motos, les cris des jeunes dans la rue, les conversations à voix trop forte des
passants ou de mes voisins. Que la musique nous coupe du tintamare désordonné et inélégant que produit l'activité ordinaire des gens, voilà déjà une bonne raison d'agir ainsi. Mais si ce cd que
je passe et repasse sans cesse sur mon lecteur produit des sons qui m'emportent au loin vers les rivages insoupçonnés jusque-là, ceux de la beauté d'un monde inimaginable l'instant d'avant, alors
oui la musique est bien comme je le crois le langage de l'âme.
Et ce n'est pas ce superbe et fier santon de l'homme orchestre, homme de la musique à lui tout seul - de Patrick Volpès - qui dira le contraire.
Publié le 17 Juin 2007


Statue d'église de St Joseph avec l'Enfant-Jésus et la fleur de lys.
image wikipedia, utilisation libre.

Publié le 14 Juin 2007



Publié le 13 Juin 2007
Publié le 11 Juin 2007
La crypte de Ste Marthe était décorée de lys, de roses comme un reposoir de la fête Dieu...
Passé le Rhône, nous voilà à Tarascon en terre de Provence. C'est là que commence le pays d'où nous viennent nos traditions. Mistral et sa Coupo Santo ne sont pas loin. J'ai d'abord aimé cette ville pour la Pentecôte au temps où les fleurs envahissaient les rues, maisons anciennes et monuments. Je me souviens des années où la crypte de Ste Marthe était décorée de lys, de roses comme un reposoir de la fête Dieu.
Quelques années plus tard, j'ai découvert la foire aux santons qui n'avait pas alors l'importance qu'elle a prise depuis. Je crois bien que cela fait maintenant près de vingt ans que mon ami et moi venons deux fois l'an à Tarascon. Un peu comme un pélerinage, une fois avant Noël pour les santons, et à Pentecôte pour les fleurs, même si je crois que désormais, la fête des fleurs ayant perdu toute originalité, nous ne viendrons plus que pour les santons.
Au fond de l'église... trois tableaux de Pierre Parrocel
Mais chaque fois que nous venons nous repartons rarement non sans avoir, comme une sorte de rite, rendu visite à la collégiale Ste Marthe. A chaque fois j'ai l'impression de la découvrir pour la première fois. Même effet de surprise face à la noblesse et à la pureté de son architecture et à la richesse de sa décoration faite de tableaux, reliquaires, statues, sculptures, avec au fond le grand orgue avec son imposant buffet du XVIIème siècle. Au fond de l'église, vers le portail d'époque romane, dans une chapelle latérale vouée à Ste Cécile, trois tableaux de Pierre Parrocel (fin du XVIIème, début du XVIIème) dont une adoration des bergers et une adoration des mages. L'accès à la chapelle est fermée par une grille, mais on peut quand même voir ces oeuvres de côté.
Une atmosphère sereine et paisible.
Je suis heureux de retrouver à chaque visite ces tableaux de la Nativité qui évoquent l'ambiance de la crèche telle que les artistes d'alors la voyaient, conformément à l'art de leur époque et à l'enseignement que l'Eglise voulait alors diffuser. Une atmosphère sereine et paisible imprègne ces oeuvres. Les personnages principaux semblent surgir de la profonde nuit des temps pour annoncer et faire vivre et revivre indéfiniment la nouvelle de la naissance de l'Enfant porteur de la lumière. Nous sommes loin de ce que nous voyons aujourd'hui dans la crèche et les santons de Provence. Pas si loin que ça cependant.
Cette harmonie, cet équilibre, cette nostalgie...
Ici, dans cette chapelle Ste Cécile, il s'agit de la crèche telle que les artistes la voyaient alors et pour nous maintenant il
s'agit encore de cette même crèche telle que les santonniers la voient et telle que nous la faisons en référence à ce village provençal imaginaire de jadis où hommes, femmes, enfants, vieillards
et animaux vivaient en harmonie avec la nature. Cette harmonie, cet équilibre, cette nostalgie je les retrouve aussi dans ces deux tableaux, mais cela est exprimé différemment, selon les codes et
critères d'une époque. Les temps changent et passent, pas notre désir d'une vie plus sereine, apaisée.
Publié le 10 Juin 2007