Publié le 31 Août 2006
Nous voilà déjà à la veille fatidique de l'arrivée de septembre dont le nom à lui seul sent déjà l'automne. Voici revenu le temps des cartables et cahiers, finies les heures libres de flaneries, place au chemin de l'école, du bureau, du boulot. Regardons encore un peu en arrière l'été qui s'en va avec les dernières photos choisies de la fête. Photos choisies parmi les nombreuses que j'ai prises et que je tiens à disposition des festojaïres ou des gens du village intéressés.
Les taureaux cocardiers qui ont fait les beaux jours des courses libres des fêtes ne sont pas encore en vacances, la saison se poursuit jusqu'en octobre et culmine avec la grande rencontre finale du "trophée des as", le 8 octobre à Nîmes. Cette année encore Sabri Allouani sera couronné grand vainqueur. Il caracole en tête au championnat des raseteurs avec ( 724 points), le second, Hadrien Poujol est loin derrière lui ( 529 points). Mais la saison ne s'achève pas là, des courses sont programmées jusqu'au 12 novembre, à Marsillargues et à Gallargues le Montueux. L'été des taureaux se poursuit, et peut-être avec lui celui de la St Martin.

l'Abrivado du 15 juillet fin d'après midi. Passage devant la mairie. Les taureaux collent aux chevaux qui galopent groupés serrés le plus possible les uns aux autres pour mieux canaliser la trajectoire des taureaux qui projetés hors de leur milieu naturel et apeurés par les cris des gens tout au long du parcours trouvent leurs repères au contact des chevaux avec lesquels ils cohabitent dans les manades.

Démonstration réussie par les gardians d'un beau positionnement des chevaux bien placés pour accompagner la course des taureaux et éviter qu'ils s'échappent.

Abrivado encore, c'était le samedi 15 juillet à midi ( photo prise à 13h35 pour être précis), et c'est toujours un beau spectacle de voir surgir du bas de la Grand'Rue ce groupe impressionnant de cavaliers encadrant les bious, avant leur arrivée sur la place où des groupes de jeunes les attendent pour essayer d eperturber le bel ordre de cette fière équipée... De mon petit jardin, entre la grand'rue et la place, derrière un rideau de cannisses qui occultent les grilles du portail et m'abritent du regard un peu trop curieux de certains passants, j'entends arriver et grandir ces sons uniques reconnaissable entre tous que crée le passage de l'abrivado, on dirait une musique très rythmée que martèlent des sons puissants, forts, rapides et légers à la fois, un peu comme un choral, une fugue accélérée, un air de danse ancienne vif ien sûr à un pas endiablé, mais quand même avec de la retenue et de la modération dans l'emportement, finalement assez proche d'un moderato cantabile ma fortissimo. Les cavaliers sont un peu les chefs d'orchestre de cet ensemble qu'ils doivent parfaitement maitriser pour la réussite du spectacle. Chapeau bas pour les cavalier(e)s, merci pour ces belles démonstrations.










