Publié le 31 Octobre 2007

Sylvie de Marans, santonnière ( à Alès dans le Gard, voir son site ici) aime les taureaux et les traditions de Camargue comme en atteste sa scène de la gase, pièce unique déjà présentée ( voir plus bas) c'est un chef d'oeuvre du genre. 
Voici d'autres photos de taureaux en santons réalisées il y a tout juste un an au salon de Villevieille où elle exposait.


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Cette scène avec l'arlésienne assise portant un bébé, le gardian debout à côté avec un taureau debout et un autre couché qui encadrent les personnages suggère une nativité typiquement camarguaise où les taureaux remplacent le boeuf et l'âne.  Une année à lunel pour la crèche vivante,  c'est un taureau attaché par les cornes qui faisait office de boeuf. Dans nos contrées  ce dernier est une denrée rare pas évidente à trouver dans nos campagnes.

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Rédigé par Daniel

Publié dans #santonniers

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Publié le 29 Octobre 2007

Je  voudrais continuer de raconter, à ma façon bien sûr, la suite de la finale du Trophée des As en Arles, dire l'accueil triomphal réservé par le public au biou d'or 2007 Camarina, sacré nouveau prince de Provence. Puis évoquer Ruy Blas et enfin et surtout l'enfant terrible de la course camarguaise, le seigneur et maître Mathis, cocardier redoutable. D'autres l'ont déjà fait bien mieux que moi sur des sites ou blogs spécialisés (voir en particulier le site de la FFCC ,le blog de Martine Aliaga et celui de l'écho de la bouvine sur les courses camarguaises sans oublier le taurographe ni bien sûr les forums : info-Camargue et la Bronca et aussi les nombreux sites de photos). Mais si je me suis attardé ces derniers temps, non sans un réel plaisir, sur les taureaux et les courses camarguaises je n'en suis pas moins resté fidèle aux traditions du pays et ce faisant je ne me suis guère éloigné des santons. Si les taureaux et les raseteurs n'ont accédé que depuis peu au pays des figurines d'argile, leur présence est désormais acquise même s'ils ne font pas partie des personnages emblématiques de la crèche qui sont pour la plupart part des villageois provençaux exerçant divers métiers venus adorer l'Enfant-Dieu, à commencer bien sûr par les bergers. Les arlésiennes, tambourinaires, farandoleurs, gardians à pied ou à cheval sont devenus des santons incontournables depuis longtemps. 

Il est vrai que taureaux et courses camarguaises font l'honneur  et la gloire d'une culture authentique à la fois populaire et noble. La fé di biou s'inscrit dans la grande tradition du félibrige. Elle est célébrée par les poètes, écrivains, musiciens du terroir. Elle est au coeur d'un mode de vie, de coutumes ancestrales. La coupo santo l'accompagne  et vient conclure souvent une course de trophée. Il n'est pour s'en convaincre qu'à évoquer la grande figure historique des manadiers, le Marquis Folco de Baroncelli à qui Mistral en personne a dit : "je te confie la Camargue".

Alors même si la course camarguaise ne fait pas partie à l'origine des scènes d'une crèche provençale, elle y a sa place car elle est au coeur de la tradition, la vraie. 

Rien à voir avec d'autres scènes comme la partie de cartes et celle de pétanque qui se trouvent hélas de plus en plus en bonne place sur les étals santonniers et rencontrent aussi un franc succès auprès du public. Cela me désole, car ces évocations, loin de représenter l'image de la Provence, ne sont prétexte qu'à une pagnolade de façade, à une évocation superficielle de la Provence qui masque en fait la réalité de la vraie culture provençale. Ras le bol d'une Provence réduite aux herbes, à la lavande, au savon de Marseille et à l'huile d'olive. Les santonniers traditionnels refusent de céder à cette mode. Certains cèdent à la facilité pour des raisons avant tout économiques. "Les gens nous le demandent, vous comprenez" disent-ils pour se justifier. Dommage.

Retour aux santons, qu'ils soient taureaux, chevaux, raseteurs et gardians.



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Taureaux et gardian à cheval de Smiglio.

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 Taureaux et gardian, Isoline Fontanille.


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 Isoline Fontanille, taureaux. Au fond, en flou, le Marquis de Baroncelli à cheval.


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 Atelier Rampal,taureau et raseteur.

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 Pièce unique: La gase, Sylvie de Marans.



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Rédigé par Daniel

Publié dans #crèches et santons

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Publié le 24 Octobre 2007

Quelle histoire cette finale du Trophée des As ! Pour la première fois depuis longtemps rien n'était joué d'avance ! Le premier taureau de la course, Candelo (Candello?) de la manade Fanfonne-Guillierme, s'est défendu comme un beau diable et a rentré ses ficelles. Mais avec les deux taureaux suivants, Tommy (manade St Antoine) et puis Severo (manade Ribaud) les choses ont soudain changé. Loïc Auzolle remonté à bloc, a foncé, prenant tous les risques, déployant toute son énergie, il a récolté toutes les ficelles, c'est à dire quatre, et déclenché l'enthousiasme général. Dès lors, à l'entracte la messe était dite et malgré les efforts de Sabri Allouani pour reprendre la main, rien n'y a fait, la chance avait tourné en sa défaveur, et les taureaux qui ont suivi ( Andalou manade Espelly Blanc, Camarina, biou d'or 2007, manade Chauvet, Ruy Blas manade Cuillé) n'ont pas manqué d evaillance. Ils n'ont presque rien cédé, ils sont tous rentrés avec leurs ficelles, sauf le dernier Mathis (manade Lautier) qui a laissé Benjamin Villard s'emparer de la première primée à 1500 euros. Voici quelques photos de ces moments décisifs où s'est joué le destin du championnat de la course camarguaise avec la chute du dieu Sabri.

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Il est difficile d'être à la fois photographe et spectateur. Quand Loïc Auzolle a décroché les ficelles, comme tout le monde, j'ai admiré et applaudi, pas le temps de viser et cliquer. Juste celui de faire ces quelques clichés, dont la rentrée de Tommy au toril sans ses attributs autour des cornes. 

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Malgré ce Sabri Allouani garde encore confiance. Il attend la sortie du taureau suivant, Severo, sous la banderolle de soutien à Loïc Auzolle. Il sourit, ravi de venir provoquer son adversaire sur le terrain de ses supporters. Lequel semble l'ignorer, assis à quelques mètres de lui sur la marche des barrières de la contre-piste il se désaltère, portant la bouteille d'eau à sa bouche, feignant d'ignorer la présence de son concurrent dans son fief.   


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Puis Severo entre en piste et Loïc Auzolle attaque fort

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Sabri Allouani fait lui aussi du mieux qu'il peut, mais souffrant de blessure à la cheville, il ne rasète pas comme à son habitude et subit plus difficilement la concurrence. C'est Loïc Auzolle qui va confirmer son avance et assurer sa victoire en décrochant les deux ficelles de Severo.

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Sabri Allouani tente encore d ereprendre l'avantage.


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Mais d'autres raseteurs comme ici Martin Cocher se sont distingués.

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Sabri Allouani et son tourneur réalisent que la situation est difficile.

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Sabri Allouani démarmaille la ficelle qui est toujours en place.

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Mais c'est Auzolle qui raffle la mise. A cet instant il a pratiquement gagné. Il vient juste de dépouiller les cornes de Severo sous le regard du tourneur de Sabri Allouani. Les jeux sont faits. Alea jacta est. Sur les gradins la foule s'enthousiasme pour Loïc Auzolle et fait de lui le nouveau dieu de la course camarguaise. merci Severo.
     

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Rédigé par Daniel

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Publié le 22 Octobre 2007

Voici quelques courts extraits de la finale d'Arles en video qui permettent de retrouver l'ambiance du début de la course, notamment à l'entrée en piste de Candelo quand les raseteurs sont partis à l'assaut de ses cornes.
C'est l'ami Claude, mon voisin, qui est l'auteur de ces videos. Le voilà en passe de devenir le vidéaste officiel du blog. Je suis arrivé l'an dernier à le convertir à la passion des santons et ne désespère pas d'en faire un afeciouna véritable, d'autant plus que son épouse Liliane a rejoint un groupe d'arlésiennes et a réalisé elle-même son costume qu'elle porte avec beaucoup d'élégance, portant attention aux moindres détails conformément à la tradition.  

Et pour commencer, Candelo avec une flopée de raseteurs à ses trousses :

Candelo, la suite avec bari Khaled qui coupe la cocarde. La video est courte mais donne une idée de l'ambiance qui régnait au début de la course avec la tension dans les rangs du public et en piste chez les raseteurs.

 

 

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Rédigé par Daniel

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Publié le 19 Octobre 2007


Voici les dates 2007 des salons, foires aux santons et expositions:

(Informations mises à jour au 24 novembre 2007)

Garons 3 au 18 novembre: 32ème Festival Régional du Santon, dans les salons de la mairie de Garons.
Crèche vivante à l'église les les 11 et 18 novembre à 15h; 16h et 17h.

Calvisson: 3 et 4 novembre foyer communal

Fontvieille : 10 et 11 novembre, salle polyvalente.

Villevieille, 10 et 11 Novembre 
8ème Salon Crèches & Santons –
Horaires : 10h-18h30
Foyer du Village - 30250 Villevieille – Gard

Castries (Hérault) 10 au 17 novembre Salon des santons.
Galerie des halles (peu d’exposants).

Uzès : du 24 novembre au 28 décembre, dans les salles voûtées de la médiathèque, exposition de santons provenant de collections particulières.

Arles du 22 novembre 2007 au 13 janvier 2008.:
50ème salon international de santonniers du Cloître St Trophime et autres lieux en ville pour présenter à cette occasion les nombreuses collections que possède l'association du
salon. Un ouvrage important est en cours de préparation.

Marseille : 25 novembre au 31 décembre foire aux santons.

Tarascon : 24 et 25 novembre.

Aix en Provence : 24 novembre au 31 décembre, avenue Victor Hugo.

Pont St Esprit du 24 novembre au 2 décembre
22ème salon des crèches et santons, , Cloître de l’Hôpital.

 

Châteaurenard : 30 novembre 14h au 2 décembre.
16ème foire aux santons, salle de l’Etoile.

Lunel (Hérault) : du 8 au 24 décembre ,salle Louis Feuillade.

Vendargues (Hérault) : du 8 au 16 décembre.

Champtercier : du 1er au 9 décembre

Carpentras : 8 au 23 Décembre, chapelle du collège, rue du collège ;

Pont St Esprit : 8 décembre au 20 janvier, Poutoun de l'enfant jesu au musée d'art sacré, une importante exposition présentant le fond de santons que possède le musée.
A ne pas manquer.

« Le musée d’art sacré poursuit ses investigations sur la place du sacré et ses dévoiements dans notre société sécularisée.
La période de Noël et la tradition des crèches est un parfait exemple de dévotions populaires qui paraît épargné par les mutations du religieux. Pour scruter ce pan sensible de notre culture, le musée d’art sacré du Gard a patiemment rassemblé une collection de santons significative par sa diversité et sa représentativité. Elle est riche de plus de deux mille pièces allant du XVIIIè au XXè siècle »

Musée d’art sacré du Gard
Maison des Chevaliers
2, rue Saint-Jacques
30130 Pont-Saint-Esprit
Tél : (0)4 66 90 75 80 et 04 66 39 17 61

Montpezat (gard)
21, 22 et 23 décembre, foire aux santons et rencontre de collectionneurs le 23 décembre.


Le Paradou: du 7 décembre après midi au 9.

Ouveillan (Aude) 14 au 16 décembre
Marché de Noël et foire aux santons, les organisateurs recherchent des santonniers,tél au 06 13 22 47 20 ou par mail à l'adresse suivante  : si.ouveillan@wanadoo.fr

Gajan (gard) 15 et 16 décembre. foire aux santons, animation, chorales, au bénéfice d'un enfant à secourir.

Signes 28ème Du 27 Octobre au 11 Novembre Foire aux Santons
Horaires : 15h-18h – Le week-end – 9h-12h  -  14h30-18h
Salle des Fêtes - Place de la Poste
83870 Signes – Bouches-du-Rhône

4ème Foire aux Santons – Cuers
Les 24 & 25 Novembre
Horaires : 9h-19h
Salle du Presbytère - Place de l’Eglise
83390 Cuers – Var

Foire aux Santons – St Maximin-la-Ste Baume
Les 17 & 18 Novembre
Horaires : 9h-18h - Entrée libre
Couvent Royal - Place Jean Salusse
83470 St Maximin-la-Ste Baume – Var

Foire aux Santons & Artisanat – Sorgues
Les 17 & 18 Novembre

Horaires : 10h-19h
Salle des Fêtes  - Avenue Pablo Picasso
84700 Sorgues - Vaucluse

Salon des Santonniers – Apt
Du 15 au 19 Décembre

Horaires : 10h-19h
Sous chapiteau - Cours Lauze de Perret
84400 Apt - Vaucluse

Fréjus (Var) 
du 5 au 19 décembre
.

Cour de l’Évêché, Salle Riculphe et Salle des Mariages (Mairie de Fréjus). 
Ouverture tous les jours de 10 h 00 à 12 h 00 / 14 h 00 à 18 h 00 sauf lundi matin.

Draguignan (Var) : 
15 et 16 décembre.

Chapelle du Bon Pasteur. 
Toute la journée.

 Foire aux Santons – Bormes-les-Mimosas
1er & 02 Décembre
Salle des Fêtes du Vieux Village
83230 Bormes-les-Mimosas – Var

26ème Foire aux Santons – Sceaux
Du 7 au 16 Décembre

Horaires : lun,mar,jeu 14h-19h - mer,ven 10h-13h - 14h-19h - sam,dim 10h-19h
Entrée libre
Ancienne Mairie - Place Frédéric Mistral
Place de l’Eglise
92330 Sceaux – Hauts-de-Seine

Foire aux Santons – Ramatuelle
Du 13 Décembre 2007 au 06 Janvier 2008
Entrée libre
Salle Clémenceau - Rue Georges Clémenceau
83350 Ramatuelle – Var

Foire aux Santons – Ollioules
Du 24 Novembre 2007 au 28 Décembre
Horaires : 14h30-18h
Vieux Moulin - Rue Roger Salengro
83190 Ollioules - Var


Et bien sûr à Séguret, à ne pas manquer :

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Rédigé par Daniel

Publié dans #crèches et santons

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Publié le 16 Octobre 2007

Après avoir régné loin devant tous les autres raseteurs pendant 7 années consécutives sur le trophée taurin, après avoir remporté 4 fois la Cocarde d'Or, ici même en Arles, 3 fois la Palme d'Or de Beaucaire et quantités d'autres récompenses, Sabri Allouani qui a été victime de blessures légères pendant la saison et qui dimanche en Arles n'était pas au mieux de sa forme physique a dû s'incliner devant Loïc Auzolle vainqueur incontestable du jour. Pourtant, pendant longtemps, et dimanche encore on le croyait invincible, capable de retourner la situation à sa faveur, de récupérer les 11 points qui le séparaient du premier au classement.  

Il fallait voir à l'heure de l'apéritif l'ambiance qui régnait  dans une brasserie des Lices où s'étaient retrouvés ses amis de Vendargues et tous ceux qui le soutiennent. Mais un peu plus tard, à l'entrée des arènes, le décor était différent. Avant le début de la course, les amis de Loïc Auzolle, arborant un tee-shirt à son effigie, avaient pris place derrière une grande banderolle de soutien portant le nom du raseteur arlésien. En Arles, terre de Provence d'où est née la tradition, les languedociens ne sont les bienvenus que sur la pointe des pieds. Qui plus est, Loïc Auzolle a fait sans conteste une belle course, il s'est donné à fond dès le début et s'est très vite assuré l'avantage en levant les deux ficelles de Tommy et puis celles de Severo. La victoire dès le troisième taureau lui était acquise avec les faveurs du public. Mais, à la sortie du 5ème taureau, Ruy Blas, quand Sabri Allouani a tenté par des ultimes rasets de reprendre la main, les choses ont tourné au vinaigre, la fête a failli être gachée quand une partie du public s'est mise à le siffler. On a même entendu ici ou là jaillir des gradins quelques paroles blessantes. Revoilà le "vae victis" gaulois ressurgi de l'inconscient collectif, le toujours "malheur aux vaincus". Au 6ème taureau, Sabri a quitté l'arène, les jeux étaient faits et l'ambiance devenait trop dure pour lui. Loïc Auzolle a su alors se montrer à la hauteur des choses. Il est allé chercher Sabri et l'a fait revenir en piste. Et quand le dernier taureau, Mathis, est rentré au toril, c'est alors Sabri qui est allé spontanément vers lui pour le féliciter et l'embrasser. La foule unanime a alors applaudi avec enthousiasme. Oubliés les sifflets, l'honneur de la course camarguaise et de nos traditions venait d'être sauvé. Merci Loïc, merci Sabri, et bravo au nouveau vainqueur du Trophée des As qui a pris beaucoup de risques pour nous offrir une aussi belle prestation.

Mais du côté des taureaux, la plus belle prestation n'a pas été celle qu'on attendait. Si Camarina, biou d'Or pour la deuxième fois, n'a pas déçu il n'a pas non plus comblé l'attente du public. Pareil pour Mathis, cet autre jeune dieu de la Camargue. C'est le premier taureau, Candelo de la manade Guillierme qui a été le plus brillant. Fougueux, combattif, généreux, répondant bien aux sollicitations, il a fait vibrer l'arène et obtenu à juste titre le prix du meilleur taureau de la course, n'en déplaise à mon voisin de gradin.
Photos.
 
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Tout a commencé en fin de matinée par un abrivado sur les Lices.


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Dans une brasserie des lices, Camarina est à l'honneur. Les amis d'Allouani se sont donnés rendez-vous pour l'apéritif et le repas. ils sont venus avec le panneau de Vendargues, village ( pas loin du nôtre, Beaulieu) où habite Sabri Allouani et où il a appris à raseter.


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A 15 heures les arènes sont combles, la reine d'Arles se présente seule. Elle fait son entrée et traverse la piste. Elle représente la tradition, elle l'incarne avec élégance et dignité. Puis ses demoiselles d'honneur la rejoignent. La fête peut commencer. Place aus spectacle qui précède la capelado.



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La capelado : Gardians à cheval, arlésiennes et membres des groupes de maintenance font une haie d'honneur aux raseteurs qui vont saluer la présidence.


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La course commence. Candelo (Candello?) de la manade Guillierme ouvre le feu. Les raseteurs se préciptent, d'un peu on se croirait trois mois plus tôt à la Cocarde d'Or.


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Candelo de Guillierme sur les 3 dernières photos, une avec Auzolle,  puis Allouani, et ci-dessus encore Auzolle.



Merci à Claude pour ces videos: la capelado puis Candelo en action dans les arènes avec bari Khaled qui coupe la cocarde.



à suivre...

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Rédigé par Daniel

Publié dans #taureaux et raseteurs

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Publié le 13 Octobre 2007

En ce dimanche 7 octobre, sur les bords du Vidourle on fêtait la St Michel. Certes avec quelques jours de retard sur le calendrier officiel qui fixe cette commémoration au 29 septembre. Sommières est dans le Gard. Nous traversons la frontière de l'Hérault pour y aller depuis Beaulieu, notre village. Mais Sommières n'est pas loin : 12 km séparent les deux localités. Les mêmes traditions nous réunissent, notamment cette passion pour les taureaux de Camargue que l'on trouve dans un périmètre situé tout autour du delta du Rhônr, à cheval sur deux régions : le Languedoc et la Provence. Les arènes de Sommières ont en plus l'avantage d'être ombragées par des platanes tout autour. Leur dimension moyenne, à taille humaine fait que le public a du plaisir à suivre les courses de taureaux. Mais pour la St Michel il n'y avait pas de taureaux. Pour une fois ce sont les moutons qui avaient la vedette. Spectacle étonnant que celui du troupeau traversant le pont romain, puis la vieille ville jusqu'au Bourguet pour rejoindre la vaste esplanade ombragée qui n'en finit pas de s'étaler devant les arènes. Il y avait dans l'air une ambiance de crèche vivante. En voyant défiler les bergers et leur troupeau, je croyais voir l'image vivante des santons qui peuplent ma crèche

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Voici une video réalisée par l'ami Claude :


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Rédigé par Daniel

Publié dans #Bergers et troupeaux

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Publié le 8 Octobre 2007

Dans nos villages, la journée à l'ancienne fait désormais partie du programme de toute fête qui se respecte. A l'ancienne, c'està dire, comme autrefois. On ressort des greniers et débarras habits d'antan et vieilles dentelles. On essaie de retrouver l'espace d'une journée le charme perdu d'un passé qu'on imagine simple, joyeux, sans histoires. On croit revivre ce qui faisait tout le charme de la vie à la campagne au temps des attelages, des charrettes et des chevaux de trait. Ah ce bon vieux temps où l'on savait rire et danser sans sono ni projos, ni dj, ni pétards. Parfois même un accordéon suffisait pour endiabler le bal. La tradition du déjeuner au pré chez le manadier voisin a gardé tout son charme .  Là, les gardians vont trier les taureaux pour les mener au bouaou, enclos sommaire fait de planches brutes fixées sur des piquets, en forme d'arène, où les plus intrépides iront s'essayer à faire des rasets après avoir partagé la saucisse grillée arrosée de quelques bouteilles de vin rosé du pays. Puis le joyeux cortège repart au village pour l'abrivado et l'incontournable apéritif sans lequel il n'y a pas de fête possible.

Je fais vite et résume mal le déroulement des choses, mais les images qui suivent les racontent bien mieux que moi.

Le tri des taureaux à la manade Vitou :

 

 

  Départ des attelages de la manade vers le village de St Geniès situé tout à côté :
 


Abrivado à St geniès.  

 

 

Et un grand merci à Claude pour ces videos réalisées par un de ses amis.

 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #C'est la fête au village - 2006- 2007

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Publié le 3 Octobre 2007

Allouani fait exploser l'applaudimètre avec Michou.

Il faisait beau ce dimanche 23 septembre et c'était la fête partout en ville, sur les quais, sur le canal où se croisaient les barques des jouteurs et bien sûr dans les arènes. Sabri Allouani a fait exploser le compteur de la course en raflant 43 points pour le trophée des As. Mais il a fait aussi exploser l'applaudimètre
 pour sa bravoure quand Michou après une course poursuite aux planches s'est dressé contre la barrière et lui a déchiré le pantalon d'un coup de corne vengeur. On n'était plus au pays des merveilles mais à celui de tous les dangers. 

Du courage et un immense talent mais des bricolages à la Dubout en coulisse.

La course dans son ensemble a été réussie. Elle paraissait bien quand même un peu cousue main pour assurer le triomphe de Sabri Allouani. Palavas est son fief et ici, en coulisse,  les bricolages à la Dubout ne sont  jamais bien loin. Dommage, car ces arrangements n'entament en rien son mérite. Il a encore une fois fait la démonstration éclatante de tout son immense talent et de son courage. Et Dieu sait qu'il en faut pour aller chercher les attributs accrochés entre les cornes des taureaux.  

Des spectateurs tout droit sortis d'un dessin de Dubout.

Mais voilà, j'ai eu bien du mal à suivre ses exploits. Les spectateurs qui se trouvaient pas loin de moi à force de ressembler à des personnages à la Dubout ont fini par me gacher tout le plaisir de la course. Notamment ces deux grandes dames portant ostensiblement pantalon et chemise blanches avec logo d'une manade connue qui n'arrêtaient pas de fumer. Qui plus est, placé là où j'étais, j'avais la vue sur les arènes bouchée par leurs chapeaux de paille en forme de soucoupe volante. En plus elles affichaient cette mine crispée de ces gens entendus qui semblent être au courant de tout. Elles attendaient la sortie de leur taureau fétiche pour l'ovationner comme des midinettes à un concert de je ne sais quel artiste à la mode. Cette frénésie m'agaçait d'autant plus que les charmes de la jeunesse avaient déserté leur visage depuis belle lurette. Et les couches de crème et autres coups de crayon ou de rouge qui venaient renforcer le contour de leurs traits ne faisaient qu'amplifier le désastre. A leurs côtés un sexagénaire débraillé à la bedaine généreuse,  les joues flasques et le poil mal taillé fumait cigarillo sur cigarillo. A trois places de là une autre sexagénaire visiblement éméchée semblait sortie tout droit d'un film de Fellini. Elle ricanait pour un oui ou un non, la clope collée aux lèvres, prononçant des sortes de borborigmes que seuls ses voisins et amis semblaient comprendre en opinant du chef à coups de rigolades. 

Les temps sont durs pour Mickael Matray qui affronte l'adversité seul contre tous, il mérite bien un hommage.

Alors quand Michou est sorti, malgré sa prestance et sa vaillance, malgré tout le remarquable travail réalisé par Allouani j'ai eu beaucoup de mal à me concenter sur ses prouesses. J'en suis finalement resté à celles de Mickael Matray dont certains disent pourtant qu'il manque d'élégance dans ses rasets. Il est vrai que dimanche les taureaux mais surtout ses concurrents, qu'ils soient raseteurs ou tourneurs ne lui ont laissé guère le temps ni l'occasion de s'appliquer à faire de beaux rasets. Il cherchait lui aussi à engranger des points. Mais lui était vraiment seul contre tous et il est encore plus seul aujourd'hui face à son destin de raseteur. Les temps sont durs pour lui, il affronte l'adversité avec courage. Il mérite bien un hommage. Salut l'artiste, et à bientôt j'espère.



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Mickael Matray rasetant Grillon de la manade Lautier avec beaucoup d'élégance non?

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Mickael Matray allant avec assurance et détermination vers Grillon de la manade Lautier.

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La concurrence est rude au sein des raseteurs.



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Mickael Matray face à Grillon de la manade Lautier.


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Voici Vidourlen de la manade Mermoux.
Les photos qui suivent le font voir raseté par Mickael Matray

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Après Vidourlen, voici, ci-dessous, Michou de la manade des Baumelles;

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Michou et Mickael Matray.

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Et pour finir, des photos de Pluton de la manade Nicollin et Mickael Matray.


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Pluton de la manade Nicollin qui semble avoir l'oeil attendri par la main de
Mickael Matray posée sur son frontal.

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Ce qui n'empêche pas Pluton de poursuivre Mickael Matray en passant son mourre sur les planches.
Salut l'artiste, j'espère, et je ne pense pas être le seul à te le souhaiter, qu'on te reverra bientôt dans les arènes !



Ruy Blas et Pesquié au trophée de la mer
Vidéo envoyée par espace_jeunes

Palavas, finale du trophée de la mer.

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Rédigé par Daniel

Publié dans #taureaux et raseteurs

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Publié le 2 Octobre 2007

Albert Dubout.

Le petit train de Palavas doit une bonne part de sa célébrité à la vision qu'en avait Albert Dubout. Ses dessins sont devenus des pièces de musée exposées dans une Redoute, une tour fortifiée, construite au XVIIIème pour observer la navigation et prévenir de l'abordage sur nos côtes de navires ennemis. Dubout aimait les taureaux, les corridas et il adorait dessiner le public assis sur les gradins, en réalisant de quelques coups de crayon précis le portrait de chaque personnage présent dans la foule. Mais en ce dimanche 23 septembre le musée n'a pa dû voir défiler beaucoup de monde. Les gens se pressaient de partout pour aller voir les joutes sur le canal et ensuite la course dans arènes.  Difficile de trouver une place disponible dans les parkings pourtant nombreux situés à l'entrée de la ville.  En voyant la dégaine de tel ou tel spectateur prenant place dans les arènes, je croyais me trouver dans un dessin de Dubout en vrai, grandeur nature, tant le public, tout au moins en partie, était ressemblant à celui de ses caricatures. Des dames élégantes, grandes et plutôt minces cotoyaient des matrones sorties tout droit d'un de ses dessins. Pareil pour certains bonshommes à la bedaine généreuse, dont la tenue vestimentaire laissait un tantinet à désirer, assis à côté de petits maigrichons portant un strict costume avec cravate.

Languedociens et Provençaux.

J'exagère un peu certes, mais j'ai la nette impression que dans les arènes de Palavas le public était bien plus expressif et coloré que celui croisé le dimanche d'avant aux arènes de Mouriès. C'est peut-être ce qui fait la différence entre afeciounas languedociens et provençaux. Il me semble quand même que sous l'apparente réserve de ces derniers se cache un attachement plus fort aux courses camarguaises. Cela fait tellement partie de leur art de vivre qu'ils n'ont pas besoin de manifester démesurément leur amour des taureaux. Les languedociens, plus démonstratifs sont aussi me semble-t'il plus superficiels. Ils en font un peu trop, en rajoutent tant qu'ils finissent par se rendre parfois antipathiques, comme ce monsieur qui  invectivait les raseteurs ou contestaient la coupe d'une ficelle avec pas mal de mauvaise foi. Bref, dimanche il y avait de l'ambiance à Palavas pour cette finale du trophée Dubout où le raseteur Sabri Allouani, dans des arènes gagnées à sa cause, a tout fait pour engranger un maximum de points pour tenter de retrouver sa première place au classement du Trophée des As. Un peu plus loin à St Rémy de Provence, Loïc Auzolle, faisait la même chose pour conserver son rang de premier à quelques jours de la grande finale le 14 octobre aux arènes d'Arles.

Sabri Allouani et Mickael Matray.

A Palavas, encore une fois Sabri Allouani s'est imposé par son savoir faire et ses puissantes capacités. Donc, chapeau bas pour lui. Ce n'est pas pour rien qu'il a gagné consécutivement en 7 ans le Trophée des As. Il met tout son talent dans la bataille pour décrocher une nouvelle victoire. Mais grâce à sa double casquette de raseteur et d'organisateur de la course, il a pu engager autour de lui une équipe de raseteurs et tourneurs dévoués à sa cause. Quand le combat pour les premières places est serré, les arrangements entre raseteurs vont bon train. Les commentaires et les ragots aussi. Cela peut se comprendre car les enjeux sont importants à tous les niveaux et cela donne du piment à la compétition. Du coup les arènes sont pleines. Mais il ne faut pas perdre de vue que les raseteurs jouent leur carrière chaque dimanche de la saison, parfois même, faut-il le rappeler, au prix de leur vie ou de graves blessures. Mais il y a aussi - qui s'en plaindra? - des raseteurs qui préfèrent jouer cavalier seul et se battent jusqu'au bout pour améliorer leur propre score. Surtout lorsqu'ils sont dans l'adversité, comme c'est le cas en ce moment pour Mickael Matray. Dimanche il est venu participer à la course spontanément, sans avoir été invité, donc sans engagement rémunéré. Il s'est défendu tout seul face aux autres tenues blanches comme un diable, par passion, mais aussi pour sauver l'honneur, et je tiens par ces photos prises dans le vif de l'action, à lui rendre l'hommage qu'il mérite, à mes yeux du simple amateur et observateur de course camarguaise que je suis, en espérant le revoir bientôt dans les arènes.  


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Avant la capelado, les arlésiennes du groupe de Lunel dansent la farandole.

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La haie d'honneur pour la capelado.


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Avant le début de la course, Mickael Matray dans la contrepiste.


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Premier raset de la course. Mickael Matray et Grillon de la manade Lautier.

Les photos de Mickael Matray qui suivent ci-dessous sont prises sur des rasets avec Grillon.



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à suivre.

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Rédigé par Daniel

Publié dans #taureaux et raseteurs

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