lou santonejaire

Publié le 27 Juin 2010

  C'était au mois de mai...
  

C'était au mois de mai, un jour de mai épargné par la pluie. Sortie éclair en  car jusqu'à Gérone pour découvrir la ville et ses trésors d'architecture chrétienne et juive qu'embellissent des floralies annuelles. Visite organisée de main de maître par notre curé, responsable de la paroisse  St Joseph de Castries dont dépend désormais notre modeste clocher et son église, placée elle, sous la protection de St Pierre aux liens.

 

Celles et ceux qui pensaient que les floralies étaient la raison d'être de ce petit voyage ont été surpris d'abord, émerveillés ensuite de marcher sur les traces d'un passé remontant aux origines du christianisme. Ainsi la cathédrale qui avec son immense voûte rivalise par sa taille avec St Pierre de Rome. 

 

Tout de suite des photos pour découvrir la ville, et d'abord celles que Wikipedia met à notre libre disposition à condition, ce qui est le cas, d'en faire un usage informatif, non commercial. Les miennes, rassurez-vous, suivront!

 

 

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  L'église Saint Felix

 

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  La cathédrale.

Édifiée entre les Xème et XIIIème siècles, elle comporte des éléments d'architecture romane, gothique et baroque à la fois. Sa nef gothique a une portée de 23 m.

 

 

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  Devant les grands escaliers de la cathédrale un tapis de fleurs.

 

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  Dans le musée de la cathédrale, cette tapisserie de la création, directement inspirée par le récit biblique, est réputée comme la plus ancienne du monde, datant du XIème siècle elle est tissée sur 11 m².

 

A suivre...

 


 

 

 

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Rédigé par Daniel

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Publié le 1 Janvier 2010

Meilleurs voeux 2010

Hier soir les santons se sentaient un peu seuls dans la crèche, comme abandonnés le temps d'une fête que, somme toute je trouve un peu bizarre. Pas vraiment de rites précis, codifiés, porteurs de sens, pas de célébration non plus d'un évènement vraiment marquant avec une signification profonde. En Provence c'est le 24 décembre au soir lors de la cérémonie du cacho fio qu'est évoqué le changement d'année. Le nouvel an est l'occasion de se retrouver à nouveau autour de la table familiale, mais aussi entre amis dans des restaurants, clubs et autres lieux organisant des réveillons.

Drôle de nuit avec les cotillons, le champagne et les paillettes. Sans parler des spectacles de cabaret où La frivolité triomphe quand ce n'est pas la vulgarité. Oublier ses soucis, je veux bien, c'est normal, se retrouver entre amis, oui bien sûr. Et pourquoi refuser le bon vin et la bonne chère, si l'on reste raisonnable. N'empêche que les santons semblaient bien s'ennuyer et je crois avoir vu dans leur regard comme un air de reproche quand après avoir bien mangé et bien bu j'ai éteint les bougies et fermé les lumières.

A vous toutes et tous amis fidèles du blog ou visiteurs de passage, meilleurs voeux de bonheur pour 2010 en espérant que vous avez bien commencé l'année.

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Rédigé par Daniel

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Publié le 2 Novembre 2008

Oui, triste Toussaint avec la finale du trophée pescalune annulée. Les taureaux vont rester dans leurs pays jusqu'àu printemps prochain. En ce jour de fête des morts la nature semble se mettre de la partie comme pour mieux nous introduire dans la tristesse des temps où la lumière décline de plus en plus pour nous amener jusqu'à Noël.

Je sais pas chez vous, mais ici, je veux dire chez moi, dans notre village, enfin ce qu'il en reste, il fait comme on dit un vrai temps de Toussaint. Du vent en veux-tu en voilà, et comme on dit encore par chez nous, un ciel gris et bas qui t'escagasse le moral en moins de deux. Et en plus il pleut à plein seaux!

Bon malgré tout je suis allé hier après-midi faire un tour à Clarensac dire bonjour aux santonniers du Gard. Ils font la foire depuis hier à aujourd'hui au foyer communal.

la Toussaint c'est d'abord la fête de tous les saints, c'est à dire pour faire bref, des morts du paradis en général. Des saints ordinaires, de simples gens dont personne ne parle sauf leurs proches. On suppose qu'ils sont donc immensément nombreux, bien plus nombreux que nos petits saints à nous, nos santons qui comme eux sont pour la plupart des gens tout à fait ordinaires.

Voilà, tout ceci pour dire qu'en ces temps où l'on va fleurir les tombes, où la lumière du jour baisse de plus en plus, commence quelque part le début de la période calendale. Nos santons représentent bien souvent nos parents ou nos proches disparus, ils sont un peu les manes du foyer et de la maison. Nous aimons les retrouver en bonne place dans nos crèches où les vieux ont toute leur place.

Bonne nouvelle donc et vive la Toussaint qui annonce la venue du petit peuple des santons. Ce soir, normalement j'ouvre le grand chantier de la crèche avec la pagaille qui va avec.


Evelyne Ricord, couple de vieux, grasset, grassette, salon d'Arles 2006
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Rédigé par Daniel

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Publié le 18 Mai 2008

Un dimanche il pleut, l'autre il fait gris, et quand il fait beau, d'une course de bious à l'autre, voilà le jardin abandonné à ses herbes folles sans même une seule salade semée ou plantée. Alors aujourd'hui malgré une belle course annoncée à Nîmes avec Camarina, Michou, c'est une journée jardin avec la surprise de trouver en fleur des iris plantés il ya quelques années déjà mais qui refusaient obstinément de faire autre chose que de la verdure ! Et le chat du voisin toujours là qui prend pension dans la serre où il fait de longues siestes sur de vieux coussins abandonnés au milieu de mon bazar jardinier. Je ne devrais pas le dire, mais ce chat a pour nom Volpès, comme le santonnier bien sûr.
J'apprends sur le forum de la Souillère qu'à Nîmes Camarina a été grandiose, sublime. Oui, pour ne pas manquer une course d'exception il faut aller en voir beaucoup d'autres qui bien souvent sont comme on dit, "plaisantes" mais sans plus. Lors de sa dernière sortie à Arles pour la finale 2007, Camarina était bien, il a fait une bonne course mais pas vraiment extraordinaire. Aujourd'hui pendant que je semais des zinias et des graines de je ne sais plus quoi qu'on m'a offertes, Camarina de Chauvet, double biou d'or, triomphait du haut de ses 14 ans dans les arènes romaines de Nîmes. Bon si je peux, je mettrai ici la video de l'émission Noir et Blanc sur télémiroir. Pourtant c'est sans regret d'avoir manqué ce qui sera peut-être le quart d'heure de la saison bouvine 2008, car j'ai passé tout simplement une journée merveilleuse de sérénité. Sous la douceur du soleil printanier revenu, la nature paraissait plus belle encore, étalant comme un trésor les bienfaits que lui avait généreusement accordés la pluie des derniers jours. Ce spectacle-là, vécu dans le calme des jours ordinaires, vaut bien à mes yeux tous les trésors du monde.
 

 

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Rédigé par Daniel

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Publié le 14 Janvier 2008

Voilà qui paraît évident. Il semble bien que oui, par tolérance, par respect pour les autres ou simple courtoisie, on se plie bon gré mal gré à la règle qui veut que des goûts et des couleurs il ne faut pas discuter. Chacun aime ou n'aime pas selon ses propres critères sans pouvoir parfois  en rendre compte ni l'expliquer avec les mots qu'il faut. Il n'est qu'à lire les commentaires des livres d'or ou  des forums sur internet pour comprendre ce que redondance banale veut dire. Même quand une oeuvre semble réaliser l'unanimité au vu du nombre important de commentaires flatteurs. On retrouve toujours plus ou moins les mêmes formules du genre:  "c'est extraordinaire, très beau, superbe, merveilleux, magnifique !"
Faire des commentaires plus pertinents passe par une réflexion plus approfondie qui va au delà du seul sentiment d'admiration spontanée éprouvé quand on se trouve nez à nez avec une oeuvre. La réflexion ensuite, en y regardant de plus près, va soit atténuer notre enthousiasme soit au contraire  l'augmenter en le nourrissant. Encore faut-il vouloir passer au stade de la réflexion, dépasser l'émotion première. Le beau s'enseigne et s'apprend.
Il n'est pas nécessaire d'étre un spécialiste de l'histoire de l'art et de son évolution à travers les époques.  C'est dit-on, une affaire de culture générale. Qui s'intéresse à l'Art, aux différents modes d'expression des civilisations et de leurs cultures  trouve là matière à  formuler des jugements esthétiques mieux argumentés qui ont plus de poids et d'autorité que de simples "ça j'aime ou j'aime pas".

L'art obéit à des critères, des règles qui permettent de se prononcer sur ce qui est beau et ce qui ne l'est pas. Le plaisir que j'éprouve en m'extasiant devant une oeuvre d'art n'est donc pas un simple plaisir d'ordre physique, sensuel. Au plaisir des sens vient s'ajouter celui de l'intelligence, de l'esprit. Et ce plaisir là doit s'apprendre. C'est ce qu'on appelle la culture: un plaisir difficile.

Pour illustrer cela j'ai choisi des oeuvres d'une grande artiste, Liliane Guiomar (exposées au salon D'Arles). Ses santons sont de véritables sculptures et il est difficile dès qu'on les voit de ne pas les aimer.
Il n'en va pas de même avec ses santons anonymes, présentés lors de la journéee des collectionneurs à Montpezat, le 23 décembre dernier. Modelés grossièrement sans souci du détail, ils ont aussi subi les ouvrages du temps. Bref ils n'ont a priori rien qui mérite qu'on leur porte attention. Pourtant quand on y regarde de plus près derrière la maladresse du geste on découvre des formes simples, compactes d'où se dégage une force et une réelle sensibilité d''expression. Ces santons nous parlent et nous émeuvent car le santonnier oublié a su transmettre tous ces sentiments, toute le vie de ses personnages à travers ses formes maladroites et ses couleurs simples. Oui mais il faut y regarder de plus près, chercher leur vérité. Comparés aux oeuvres de Liliane Guiomar, il n'y a pas photo semble t'il. La comparaison semble impossible sinon déplacée, choquante pour certains. Et pourtant ces créatures frustres sont diablement attachantes !

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Rédigé par Daniel

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Publié le 21 Juin 2007

La musique est à la fête désormais pour le solstice d'été. La tradition s'est imposée et son initiateur est perçu depuis comme le ministre perpétuel de la culture pour ne pas dire éternel.
Tant mieux pour la musique qui mérite bien, j'ose dire, d'être prise au sérieux, c'est à dire écoutée pour elle-même, ce qu'elle est tout simplement, alors que le reste du temps, sauf si on va à des concerts, et même là encore ça n'est pas évident, elle est souvent réduite au second rôle d'ambiance musicale. Elle cesse alors d'être musique pour devenir bruit de fond. Parfois chez moi, j'écoute un de mes cd favoris pour ne plus entendre le bruit de la rue, celui des moteurs de voitures, motos, les cris des jeunes dans la rue, les conversations à voix trop forte des passants ou de mes voisins. Que la musique nous coupe du tintamare désordonné et inélégant que produit l'activité ordinaire des gens, voilà déjà une bonne raison d'agir ainsi. Mais si ce cd que je passe et repasse sans cesse sur mon lecteur produit des sons qui m'emportent au loin vers les rivages insoupçonnés jusque-là, ceux de la beauté d'un monde inimaginable l'instant d'avant, alors oui la musique est bien comme je le crois le langage de l'âme.

Et ce n'est pas ce superbe et fier santon de l'homme orchestre, homme de la musique à lui tout seul - de Patrick Volpès - qui dira le contraire.



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Rédigé par Daniel

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Publié le 14 Juin 2007

Dans cette vaste étendue proche des marais, ces taureaux ne sont pas perdus. Au contraire ils semblent être bien à l'aise dans leur élément naturel. Rois des grands espaces, ils forcent l'admiration du visiteur. A la belle saison je les vois presque tous les jours en passant sur la route et je ne me lasse jamais de ce spectacle que je considère un peu comme une faveur de la nature.

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Les taureaux se dirigent vers moi d'un pas assuré et déterminé. Ils n'ont rien d'agressif, ils croient peut-être, comme je l'ai déjà dit, que je leur apporte de la nourriture. Leur approche  suffit cependant à mettre un terme à mon état de contemplation bucolique.

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Mais non, je n'ai rien à leur donner à manger, je ne fais que des photos. Déçus, ils ne tardent pas à faire demi-tour et s'éloignent de la route vers les prés.

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Je ne sais rien du destin de ces animaux. J'espère en secret sans trop y croire qu'ils ne finiront pas aux abattoirs, qu'à l'exemple des grands cocardiers de Camargue ils passeront paisiblement sans inquiétude leur vie entière dans cette nature sauvage qui leur appartient. La nature est bien moins cruelle pour les bêtes que nombre de comportements des humains à leur égard. 

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Rédigé par Daniel

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Publié le 13 Juin 2007

Chaque jour de la semaine, pour aller au bureau, je  passe par la route qui va de Sommières à Lunel.  Ca me permet de traverser  le pays des pescalunes sans avoir à emprunter les rues du centre ville. Ainsi je débouche directement sur la route de la mer, dite de la Petite Camargue, qui longe Marsillargues d'un côyé puis le canal de Lunel de l'autre, avec les marais, les vastes terres cultivées ou réservées au paturage des taureaux. Si on n'est pas officiellement en Camargue on en n'est pas bien loin et ceux des passants qui connaissent mal la géographie locale ne font aucune différence. Certes oui, ce paysage n'a plus rien à voir avec celui de nos garrigues familières. Pourtant, en fond de décor, la ligne d'horizon se ferme encore sur le Pic St Loup, notre toit du monde à nous qui resurgit toujours au moment où on y pense le moins. Tant qu'on ne le perd pas de vue on peut dire qu'on est encore au pays de chez nous. Je ne résiste pas au plaisir de prendre en photo notre montagne vue du canal et des marais par cette belle matinée de juin à la lumière généreuse qui donne des couleurs comme on ne peut les voir qu'en cette saison. Ici, la vie des choses et des gens s'organise qu'on le veuille ou non autour du Pic St Loup car il est le témoin du moindre de nos gestes et même quand on croit se promener en solitaire, il nous observe et semble deviner nos pensées cachées, savoir tout de notre désir brûlant pour cette terre. Je prends aussi en photo les taureaux. Ils sont assez loin dans le prè, mais quand ils aperçoivent ma silhouette, ils s'approchent vers moi au petit trot. Non pas pour me faire fuir;je crois plutôt qu'ils attendent de moi que je leur apporte de quoi manger. D'ailleurs quand ils se rendent compte que j'ai les mains vides, ils font aussitôt demi-tour. Je reste planté là un bon moment à les regarder. J'en oublie presque le bruit incessant des voitures qui à intervalles irréguliers foncent sur la route dans les deux sens. Je contemple encore longuement le Pic St Loup, tout étonné de le voir semblable à lui-même, inchangé depuis mon enfance. Cet état de permanence des choses qui ne changent pas force mon respect et mon admiration. C'est comme si je le voyais pour la première fois, ou plutôt, si vous préférez, c'est comme sur une scène immense de théâtre : les acteurs et les faits qui se déroulent dessus changent avec le temps, mais le décor au fond reste le même. Il est ce grand témoin silencieux qui voit défiler nos vies à ses pieds.

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Le Pic St loup d'un côté, les taureaux de l'autre.

  

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Rédigé par Daniel

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Publié le 11 Juin 2007

 

La crypte de Ste Marthe était décorée de lys, de roses comme un reposoir de la fête Dieu...

Passé le Rhône, nous voilà à Tarascon en terre de Provence. C'est là que commence le pays d'où nous viennent nos traditions. Mistral et sa Coupo Santo ne sont pas loin. J'ai d'abord aimé cette ville pour la Pentecôte au temps où les fleurs envahissaient les rues, maisons anciennes et monuments. Je me souviens des années où la crypte de Ste Marthe était décorée de lys, de roses comme un reposoir de la fête Dieu.

Quelques années plus tard, j'ai découvert la foire aux santons qui n'avait pas alors l'importance qu'elle a prise depuis. Je crois bien que cela fait maintenant près de vingt ans que mon ami et moi venons deux fois l'an à Tarascon. Un peu comme un pélerinage, une fois avant Noël pour les santons, et à Pentecôte pour les fleurs, même si je crois que désormais, la fête des fleurs ayant perdu toute originalité, nous ne viendrons plus que pour les santons.


Au fond de l'église... trois tableaux de Pierre Parrocel

Mais chaque fois que nous venons nous repartons rarement non sans avoir, comme une sorte de rite, rendu visite à la collégiale Ste Marthe. A chaque fois j'ai l'impression de la découvrir pour la première fois. Même effet de surprise face à la noblesse et à la pureté de son architecture et à la richesse de sa décoration faite de tableaux, reliquaires, statues, sculptures, avec au fond le grand orgue avec son imposant buffet du XVIIème siècle. Au fond de l'église, vers le portail d'époque romane, dans une chapelle latérale vouée à Ste Cécile, trois tableaux de Pierre Parrocel (fin du XVIIème, début du XVIIème) dont une adoration des bergers et une adoration des mages. L'accès à la chapelle est fermée par une grille, mais on peut quand même voir ces oeuvres de côté.

 

Une atmosphère sereine et paisible.

Je suis heureux de retrouver à chaque visite ces tableaux de la Nativité qui évoquent l'ambiance de la crèche  telle que les artistes d'alors la voyaient, conformément à l'art de leur époque et à l'enseignement que l'Eglise voulait alors diffuser. Une atmosphère sereine et paisible imprègne ces oeuvres. Les personnages principaux semblent surgir de la profonde nuit des temps pour annoncer et faire vivre et revivre indéfiniment la nouvelle de la naissance de l'Enfant porteur de la lumière. Nous sommes loin de ce que nous voyons aujourd'hui dans la crèche et les santons de Provence. Pas si loin que ça cependant. 

 

Cette harmonie, cet équilibre, cette nostalgie...

Ici, dans cette chapelle Ste Cécile, il s'agit de la crèche telle que les artistes la voyaient alors et pour nous maintenant il s'agit encore de cette même crèche telle que les santonniers la voient et telle que nous la faisons en référence à ce village provençal imaginaire de jadis où hommes, femmes, enfants, vieillards et animaux vivaient en harmonie avec la nature. Cette harmonie, cet équilibre, cette nostalgie je les retrouve aussi dans ces deux tableaux, mais cela est exprimé différemment, selon les codes et critères d'une époque. Les temps changent et passent, pas notre désir d'une vie plus sereine, apaisée.


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Pierre Parrocel, adoration des bergers dans la chapelle Ste Cécile.

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Pierre Parrocel, le tableau de l'adoration des bergers.


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Pierre Parrocel, l'adoration des Mages.

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Cliquer sur les images pour les agrandir

Photos Daniel, reproduction interdite sans autorisation.

 
 



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Rédigé par Daniel

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Publié le 10 Juin 2007


A regarder dans son ensemble le tableau de la Vierge  à l'Enfant, on constate que la Vierge entourée d'angelots a pour trône un croissant de lune. Cela porte à croire qu'il s'agit bien d'un portrait de la Vierge et non de Sainte Marthe. On voit sous le tableau une partie de la tombe de ste Marthe encadrée de deux sculptures dont l'une doit certainement sa décapitation aux révolutionnaires locaux qui semble -t'il ont davantage respecté l'évèque placé à gauche. Si un tarasconais par hasard lit ses lignes et veut bien laisser un commentaire mettant fin à notre incertitude... A suivre, d'autres tableaux de la collégiale méritent qu'on les voit...

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Rédigé par Daniel

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