Publié le 27 Février 2007

Le crâne de Descartes est exposé au musée de l'homme en compagnie de deux autres : celui de Cro-Magnon et celui - un moulage, bien sûr- de Lilian Thuram. L'ancêtre, le philosophe et le sportif réunis pour illustrer ce qu'est l'espèce humaine, découvrir son unité dans l'espace et le temps. L'être humain est le même partout depuis le début.

Je ne sais pas si Descartes apprécierait que son crâne puisse aujourd'hui servir de modèle pour représenter ce qui caractérise l'humain depuis son origine à nos jours, lui qui donnait plus d'importance à la pensée qu'à la chose matérielle, cette réalité extèrieure du monde dont il n'hésitait pas à mettre l'existence en doute dans sa quête d'une certitude fondatrice. Descartes dans son expérience du doute généralisé à toute chose, était bien plus sûr de l'existence de sa pensée que de celle de son corps ou de son crâne. Il en était tellement sûr (philosophiquement parlant) que seul Dieu était capable de lever l'hypothèse du doute planant sur la réalité du monde extérieur. Dieu seul fait que je ne rêve pas, que le monde est bien réel et non une illusion des sens. L'esprit et  la matière font ménage séparé et c'est grâce à la glande pinéale  que le corps et l'âme marchent ensemble.

Aujourd'hui la science nous enseigne que non seulement nous descendons d'une branche particulière de singes, les primates, mais que nos ancêtres les plus lointains sont les étoiles d'où proviennent la matière et les atomes de notre corps... Nous sommes des poussières d'étoile. Ceci étant l'esprit n'a pas à se sentir honteux de ses origines obscures, surtout quand elles sont aussi lumineuses comme le sont les étoiles. Le Credo évoque lui aussi cette "Lumière née de la lumière". Et reconstituer, comme s'efforce de le faire la science les étapes du passage de la matière à la vie puis aux corps animés ne permet pas pour autant de réduire l'esprit à la matière. Que tout effet ait une cause, personne ne le conteste, mais il n'empêche pas moins qu'il y a quelque-chose de nouveau et de différent dans l'effet qui n'est pas dans la cause.

Tout ceci pour dire qu'un santon est avant tout un objet matériel fait de terre et de couleurs peintes. Il n'a pas une âme, il n'est qu'un assemblage d'atomes, mais il a pourtant ce regard vivant, ce mouvement du corps qui est perceptible alors qu'il est figé, immobile. A vrai dire on n'est pas loin de croire qu'il a une âme. Celle que le santonnier lui a donné bien sûr. De nombreux auteurs ont dit que le santonnier jouait à Dieu le Père. Il pourrait aussi être comparé à dame Nature cette maitresse du libre jeu qui depuis les origines est au coeur des différentes forces qui s'exercent sur les choses pour faire ce qu'elles sont. Bref, mieux que les crânes sans âme de nos trois héros, trois santons les représentant auraient pu à eux seuls exprimer davantage ce qu'est l'humain.

 Deux liens intéressants  sur le sujet : le Musée de l'Homme et  L'Homme exposé. 

 

Dans ma crèche 2006, la scène du lavoir, et au-dessus une vue partielle de la sortie de l'école. Voilà de quoi se persuader que les santons sont bien vivants, qu'ils ont une âme...

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 Pareil pour cette scène de la récolte des olives.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

 La fête : les mariés provençaux, les invités, les musiciens, les danseurs et les badauds, la vie quoi...

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #lou santonejaire

Repost0

Publié le 21 Février 2007

Aujourd'hui, passé carnaval, nous plongeons dans les cendres et le carême. Enfant, je veux dire enfant de choeur, j'étais angoissé le matin du mercredi des cendres quand le curé nous marquait le front du sceau des cendres en prononçant ces terribles paroles : " memento homo quia pulvis es et in pulverem reverteris". Souviens-toi homme que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. Fort des explications données au catéchisme j'entrevoyais sinon le sens au moins la portée de cette formule désenchantée. Je ne comprenais pas pourquoi la religion nous terrifiait après nous avoir moins de deux mois avant raconté la plus belle histoire de tous les temps, celle de la nuit de Noël.

Ainsi nos jouets d'enfant, ces cadeaux offerts par le petit Jésus - et non par ce païen de père Noël - étaient voués à disparaître. Comme je n'avais eu pas grand chose sinon rien dans mes pantoufles déposées malgré tout le 24 décembre au soir dans la cheminée, je limitais la casse. Je me disais que si tous mes jouets devaient finir en cendres, au moins je perdrais pas grand chose. Mais cela ne me rassurait pas pour autant même si tout ça me paraissait bien lointain et ne concerner que les adultes pour ne pas dire les vieux.

C'est peut-être le choc produit par des cérémonies aussi sordides qui pousse les enfants à refuser de grandir, pour ne pas vieillir. C'est peut-être là que se trouve la clé expliquant le refus de se projeter dans l'avenir perçu comme le grand destructeur. Il y avait là comme une invite à se réfugier dans le passé joyeux du monde de l'enfance où les choses prennent un tout autre sens dans un univers où l'imaginaire prend le pas sur le réel.

Au carnaval les visages se masquent, se cachent. Peut-être pour cacher sinon refuser cette vérité insoutenable du lendemain. Le carnaval est le règne de l'illusion et des faux-semblants. La vérité se joue à masque découvert. Elle est visible dans le visage qui affronte son avenir les yeux grands ouverts. Comme ce couple de vieux, exposé au salon d'Arles et réalisé par Alice Bertozzi, santonnière à Cagnes-sur-Mer. Ce qui fait la beauté d'un santon, c'est l'histoire qu'il raconte, qu'on lit sur son visage comme à livre ouvert. Et ce santon là a me semble-t'il beaucoup de choses à nous dire.

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #crèches et santons

Repost0

Publié le 16 Février 2007

Et voici la suite des santons amoureux. Des couples de vieux surtout. les vieux, Grasset et Grassette et bien d'autres, ont inspiré les santonniers. Les vieux représentent le flambeau vivant de la tradition qu'ils transmettent aux nouvelles générations.

Ce couple assis sur un banc est réalisé par Robert Canut (8cm). Voilà des vieux assis sagement côte à côte qui ne donnent pas l'impression de s'aimer à la folie ! pourtant, ils ne se regardent pas l'un l'autre. Ils regardent ensemble dans la même direction. Mais ils ne marchent pas...

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 Evelyne Ricord a inscrit beaucoup de tendresse et d'amour dans le visage doux de ces deux vieux qui sourient à la vie. (salon des santonniers d'Arles 2006)

 Fichier hébergé par Archive-Host.com

 Toujours au salon des santonniers (Arles 2006) ces grands santons de Paul Fouque au beau visage expressif dans une attitude certes un peu figée mais conforme aux moeurs de l'époque. Dans les villages, à la campagne, la pudeur était de règle.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #crèches et santons

Repost0

Publié le 14 Février 2007

 

 Les amoureux, sans distinction d'âge, sont par tradition présents dans la crèche. Qu'ils soient jeunes comme Vincent et Mireille, ou vieux comme Grasset et Grassette les santonniers ont chacun leur façon bien à eux de célébrer l'amour. Assis sur un banc, debout marchant bras dessus bras dessous ou se serrant l'un près de l'autre, ils vivent leur amour de couple au grand jour ou à à l'écart mais toujours sous le regard sinon la protection de la sainte famille. Marie et Joseph s'aimaient certainement eux aussi, mais le dogme catholique les préserve de tout amour charnel. Les protestants voient les choses autrement. Et les évangiles font l'impasse de toute allusion à ce que pouvait être leur vie commune. Le mystère de leur amour reste entier.

Il faut toujours garder en mémoire que dans une crèche provençale digne de ce nom, tout santon quel qu'il soit, n'est pas là par hasard. Quelle que soit son activité ou ce qu'il représente, il doit se diriger à un moment ou à un autre vers la crèche pour rendre visite au nouveau-né et lui offrir un présent. Les amoureux viennent les offrir leur amour. Ils ont envie de le faire savoir, de le faire partager aux autres, que tous sachent qu'ils sont heureux de s'aimer. Souvent encore de nos jours la jeune mariée va déposer à l'issue de la cérémonie religieuse son bouquet de fleurs sur l'autel ou au pied de la statue de la Vierge.

Couple de vieux inséparables : Grasset et Grassette, santon d'Isoline Fontanille

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

 Lui lit le journal, elle tricote. Ils sont assis côte à côte, ils sont bien ensemble, pourtant chacun fait ce qu'il a à faire. ca ne les empêchepas de s'aimer, même si peut-être, par pudeur, ils ne le disent pas.

Couple de vieux. Deux santons de Paul Fouque, 20cm

Fichier hébergé par Archive-Host.com

  

Vincent et Mireille. Roger Jouve, Luynes, 9cm

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Cliquer sur les images pour les agrandir.

Photos de Yves et de Daniel,
reproduction interdite sans autorisation.

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #crèches et santons

Repost0

Publié le 12 Février 2007

    La St Valentin est toute proche. Cette fête au fil des ans - signe des temps ? - devient de plus en plus  commerciale. Une aubaine pour les fleuristes. Mais désormais les restaurants affichent complet le 14 février et certains, même les jours suivants. Décidément plus rien n'est comme avant, les amoureux ne vivent plus d'air pur et d'eau fraîche. La mondialisation de l'économie ne concerne pas que les marchandises. Elle étend son emprise sur les sentiments. Comme si offrir un bijou de prix suffisait à prouver son amour. Comme si l'intensité du sentiment se mesurait au prix du cadeau. Je connais des fleurs fanées précieusement gardées entre deux pages d'un livre, dans un tiroir ou une boîte à secrets, qui valent tous les diamants du monde. Ces fleurs fanées n'ont pas de prix. Leur valeur est bien plus que sentimentale, elle fait de nous des êtres humains, Oui je crois que nous ne sommes jamais trop humains, jamais assez humains. L'humain n'a pas de prix, car son prix les vaut tous.

Je trouve plutôt rassurant que demeure forte la tradition qui consistait jadis à échanger des billets doux, remplacés aujourd'hui par des cartes illustrées au dos desquelles on écrit ses sentiments à l'être aimé. D'après wikipedia, l'encyclopédie en ligne sur internet, les postes du monde entier évaluent à 1 milliard le nombre de messages d'amour envoyés pour la St Valentin.

Pas loin de notre village, à Roquemaure, dans le Gard ( cette partie du Gard qui sent déjà bon la Provence) les amoureux peuvent aller à l'église vénérer les reliques d'un St Valentin. Sauf qu'à Roquemaure en 1868 quand un riche viticulteur a offert ce reliquaire à l'église c'était pour protéger les vignes du phylloxera qui détruisait alors tout le vignoble. 

 voir ici l'article de l'encyclopédie Wikipedia.

 Voici Grasset et Grassette, un santon ancien de 12cm, non signé mais qui est vraisemblablement de Marius Chave.
Leur sourire et leur visage épanoui nous montrent combien ils s'aiment d'un amour tendre même si selon la pastorale ils se disputent souvent...

 

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Autre couple d'amoureux provençaux rendus célèbres par Mistral, Vincent et Mireille.
Les voici en santon,  également attribué à Marius Chave.
 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Et vus de dos ils sont tout autant émouvants.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #crèches et santons

Repost0

Publié le 9 Février 2007

Au moment où les crèches ne sont plus en place, penchons-nous un moment encore sur les visages de la crèche.

Les plus importants sont bien sûr, avant tous les autres, ceux de la sainte famille.

Voici ceux de ma crèche, des gros plans sur les santons de Paul Fouque de grande taille (20 cm). Les traits de chaque personnage, leurs yeux, leurs lèvres, expriment la vision personnelle du santonnier, son propre regard, intérieur celui-là, qu'il porte sur le monde de la crèche.

L'enfant-Jésus fait corps avec sa mère. Paul Fouque a figé l'instant où la Vierge tenant dans ses bras son enfant va le déposer comme en signe d'offrande dans la paille de la crèche. Ainsi, dans ma crèche l'enfant repose dans les bras de sa mère. Il fait corps avec elle, on ne peut pas l'en détacher. Le même santon les réunit. Cette façon de faire est exceptionnelle. Je pense que Paul Fouque a voulu symboliser davantage l'amour maternel en inscrivant dans l'argile même le lien entre la mère et son enfant nouveau-né.

 

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

  Le visage de la Vierge est le plus simple possible. Elle ne sourit pas, elle a les yeux fixés sur son enfant, elle porte toute son attention sur lui, elle ne voit que lui. pour l'instant elle ne voit pas tout ce qui se passe autour. Son regard est un regard d'amour, de protection.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

 Si Joseph est barbu, il est jeune. Aucune ride sur son visage. lui aussi a le regard entièrement porté sur son enfant et son épouse. Il ressemble un peu à tous les jeunes pères du monde. Même s'il ne sourit pas, et on peut le comprendre vues les circonstances misérables entourant lévénement, la joie illumine quand  même son visage.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Cliquer sur les images pour les agrandir

P.S. :Le titre est formulé non pas pour mettre ma crèche en valeur, mais de façon à contenir les mots facilitant une recherche de mon blog à partir de google et autres moteurs.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #Variations sur un thème de santon

Repost0

Publié le 6 Février 2007

  Le visage des autres, c'est ce que l'on évite parfois ( souvent ?)  de regarder quand on croise dans la rue un inconnu d'allure un peu bizarre, trop différent de nous. Ces autres-là ne passent pas inaperçus comme la plupart des gens que nous voyons, qui eux, nous paraissent normaux, nous laissent pour la plupart indifférents. Nous les voyons sans les regarder vraiment. Dévisager un inconnu dans la rue cela ne se fait pas. C'est presque une agression. A ce compte, il ne me reste plus que le loisir de regarder à mon aise uniquement celles et ceux qui me sont familiers.

C'est que regarder quelqu'un n'est pas une simple affaire.

Toiser du regard, c'est mesurer, juger l'autre sans autre forme de procès. Croiser un regard dans la rue devient alors une aventure périlleuse. Il y a certes le cas extrême de ceux qui ne peuvent voir que de l'agression dans le regard de l'autre. Les regarder c'est les provoquer, leur déclarer la guerre, c'est s'exposer à leur violence.

Regarder c'est juger et c'est cela peut-être qui est insupportable pour eux. Derrière cette violence se cache me semble-t'il ce refus d'être catalogué, enfermé dans la prison où le regard de l'autre les enferme. Terrible aveu d'échec. Impossible de se penser autrement que ce que l'on est. D'en être fier même s'il n'y a pas de quoi aux yeux des autres. La solution de facilité est de s'en prendre à n'importe qui plutôt qu'à soi-même. 

 

Je comprends pourquoi cet étudiant français vivant au Japon écrit ceci sur son blog :« ... dans une foule, c'est toujours très facile de repérer l?étranger : c'est celui qui vous regarde. »

Impossible enfin de ne pas citer le philosophe Emmanuel Lévinas : « "La responsabilité est quelque chose qui s'impose à moi à la vue du visage d'autrui".  "De toute éternité, un homme répond d'un autre. Qu'il me regarde ou non, il me regarde ; j'ai à répondre de lui. J'appelle visage ce qui ainsi, en autrui, me regarde".

 

La condition humaine, l'humanité toute entière, je la découvre derrière le regard vivant de ces santons de ma crèche dont Yves a fait ces belles photos.

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Berger de l'atelier Rampal

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Sage-femme (20cm), Paul Fouque

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Berger agneau de Robert Canut (15cm)

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #crèches et santons

Repost0

Publié le 4 Février 2007

la Chandeleur s'en est allée. A Marseille, Aubagne et chez nous dans pas mal de maisons, ce dimanche grisâtre a été sans doute celui des adieux à la crèche et aux santons. D'un seul coup un grand vide est créé, il manque quelque chose dans nos séjours près de la cheminée, ou sur le buffet de la salle à manger, tant on s'était habitué à la présence de ce petit monde. Aujourd'hui nous avons défait la crèche de l'église. La chapelle qui l'accueillait semble bien plus dépouillée qu'elle ne l'est d'habitude. Dans nos séjours familiaux, la crèche disparue,  il faudra quelques jours pour remplir  à nouveau le vide ainsi créé, retrouver ses repères visuels, s'habituer à cette absence. 

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 Bientôt le berger ne jouera plus de sa cornemuse et l'ange ne remerciera plus en inclinant la tête. Les moutons repartiront vers leur bergerie.. 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Seuls restent encore les pins et la statue de St Roch voilée. La grande table vide est comme un autel dépouillé. Demain la chapelle des fonds baptismaux qui abritait la crèche retrouvera son aspect habituel.

 Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 Mais en ce jour où brillent encore les dernières lumières de la Chandeleur, c'est cette image joyeuse et vivante de l'adoration des Rois que je vous propose de garder en mémoire pour évoquer le souvenir vivant de la crèche de l'église de Beaulieu, notre village.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #Crèche de l'église de notre village

Repost0

Publié le 2 Février 2007

Les santons s'en vont aujourd'hui 2 février, fête de la Chandeleur. Profitons en pour s'offrir un dernier regard sur les crèches.
Du circuit des crèches de notre village, je n'ai présenté que celle de MarieJo et Maurice. Voici celle de liliane et Claude. Leur crèche est encore installée sur le buffet ancien de leur salle à manger. Liliane la défera dimanche. L'étable et les santons de la Nativité sont d'Isoline Fontanille. Le fond de crèche est la reproduction d'une peinture de M. Fontanille père, santonnier et sculpteur spécialisé dans les scènes tauromachiques. Derrière, un tissu bleu foncé encadre l'ensemble avec des étoiles et un ange brodé par Liliane qui réalise aussi des abécédaires au point compté, des boutis, des patchworks. Pour une première crèche c'est vraiment une belle réussite.

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #chemin des crèches de Beaulieu

Repost0

Publié le 1 Février 2007

Alors que dans nos maisons et nos églises le moment est venu de défaire la crèche et de ranger santons et accessoires dans leur boîte en carton, car c'est aujourd'hui la veille de la Chandeleur qui marque la fin du temps calendal, restons toujours à Marseille, pour le plaisir de s'attarder un moment sur cette crèche italienne présente  à l'exposition "Faire la crèche en Europe" organisée par le Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), dans la tour du Roy René au fort St Jean .

C'est une crèche italienne en liège, "la crèche du Vésuve". Mais elle ressemble assez à nos crèches provençales et les figurines pourraient bien être prises pour des santons, même si ce terme n'a pas cour chez nos voisins.
Réalisée par Alessandro Mercogliano à Naples en 2004.
Les figurines ne sont pas signées.
Elle appartient au Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.

 Cliquer sur les images pour les agrandir

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

  

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Voir les commentaires

Rédigé par Daniel

Publié dans #Foires aux santons

Repost0