V - Le 52ème Salon International des Santonniers d'Arles 26 nov.2009 au 10 janvier 2010

SALON INTERNATIONNAL DES SANTONNIERS D’ARLES

 

26 NOVEMBRE 2009 - 10 JANVIER 2010

 

 

Créé par le Maître santonnier Marcel Carbonel le salon d’Arles est depuis 1958 le reflet artistique de cette profession et du monde merveilleux de la crèche. On peut voir à Arles, les dernières créations et tendances, faire connaissance avec les grandes familles du métier, découvrir les trésors des collectionneurs, se faire surprendre par l’imagination et l’inspiration des crèchistes. Voir que le santon n’est pas tout à fait celui que l’on croit, et que la crèche est une source d’inspiration quasiment sans limite.

 

Dans les salles romanes du cloître Saint Trophime (XIIème et XIIIème siècle) le 52ème Salon d’Arles vous propose :

 

- Les santonniers provençaux

- Les crèchistes amateurs

- Les crèches familiales

- Focus sur les santonniers Henri et Suzanne Cavasse

- Les oeuvres modernistes des Frapolli

- La famille Devouassoux ; 4 générations de santonniers !

- La collection de santons musiciens d’André Gabriel

- Les créations du crèchiste Nicolas Corso

 

Un voyage inédit et unique dans l’intimité de ce métier particulier, et au coeur de la Provence authentique

 

CLOITRE SAINT TROPHIME

Place de la République (Mairie)

OUVERT TOUS LES JOURS

10 H / 18 H (dernier billet à 17 h 30)

Entrée 3, 50 € Tarif réduit 2, 60 €

Gratuité pour les enfants de moins de 12 ans

Salon International des Santonniers d’Arles 3 rue Philippe Lebon 13200 Arles

Tél 04 90 96 22 88 / 04 90 96 32 14

salondessantonniers-arles@neuf.fr

 

 

 

Les crèches familiales.

Le Concours.

 

En Provence, croyants ou pas, très nombreux sont ceux qui font la crèche, oeuvre à laquelle participe la plupart du temps toute la famille. Sa confection offre des moments privilégiés de complicité avec les enfants, et fait appel au sens artistique comme à la débrouille et au bricolage. Une fois la grande oeuvre terminée - certains y consacrent toute une pièce de l’appartement - on est fier et heureux d’inviter voisins et amis pour leur la faire découvrir et vivre des moments de chaleureuse convivialité voire d’échanges « techniques ». Dans toute la Provence les nombreux concours de crèches témoignent de cet engouement croissant de la crèche familiale.

Cette année à Arles au lieu de réserver ces découvertes à quelques membres de jury nous avons voulu faire partager ces « trésors » à nos visiteurs. Nous avons invité plusieurs familles à venir réaliser, transposer leur crèche dans les salles romanes du cloître Saint Trophime.

 

Vous pourrez ainsi, à votre tour, devenir membre du jury en votant pour le grand prix du public lors de votre visite au Salon.

 

 

 

Henri et Suzanne Cavasse, Santonniers

 

Henri Cavasse, le grand père de l’actuel santonnier Henri Cavasse... faisait partie des amis du peintre Paul Cézanne. La revue l’Armana Prouvençau de 1940 raconte page 89 dans un article intitulé « Lis ami de Cézanne » que le père de la peinture moderne s’émerveilla devant la qualité d’un noir réalisé pour la devanture d’une boutique, et qu’il lui demanda le secret de cette couleur. Fils et petit fils de peintres décorateurs, artisans très appréciés des Aixois, ils sont d’une génération ou le métier de santonnier n’existait pas vraiment. C’était pour beaucoup un complément, fruit d’un savoir faire artisanal et surtout d’une grande passion. On faisait ainsi des santons le soir après le travail voire la dimenchada (Week – end comme on dit aujourd’hui en patois moderne…)

En 1965 Henri et Suzanne installent leur atelier dont l’activité est basée sur la création et la réalisation d’accessoires pour la crèche : cabanes, moulins pigeonniers, décors, et tous les objets indispensables aux personnages. Très vite ils créent en plus des santons habillés de 25 cm ; puis les traditionnels sujets en argile. Profondément attachés à la culture Provençale, Suzanne passionnée de costumes, Henri musicien dans un groupe traditionnel de galoubet et tambourin ont mis dans leur santon tout cet amour de leur pays. Peu à peu leurs santons habillés et en terre se font une belle réputation ; la qualité du travail d’Henri et Suzanne trouve un large écho et une solide clientèle. C’est un couple provençal exceptionnel de gentillesse, de savoir et de talent. C’est un de leur santon musicien - tambourinaire provençal évidemment - que nous avons choisi pour l’affiche. Il représente lou mestre de masseto des Tambourinaires Sextians, Félix Théric (1872 – 1972) qui fut le professeur de notre santonnier.

 

 

 

La famille Devouassoux

4 générations de santonnier

 

C’est dans le thème des « Successeurs » que nous présentons l’histoire, la saga pourrait on dire, de cette famille. Photos, objets, documents, santons, outils, tableaux etc. pour vivre le cheminement et les péripéties de cette dynastie de santonniers.

 

L’histoire des santons DEVOUASSOUX commence avec Rodolphe né en 1898.Il est issu d’une famille Savoyarde arrivée en Provence dans les années 1920. Rodolphe est un grand amoureux du petit santon d’argile, si cher à cette Provence qui l’accueilli. Dans son travail il bénéficie de beaucoup de temps Libre et s’essaye donc, dans les années 1930, au modelage de petites figurines. Pris par la passion de l’argile il prend une retraite proportionnelle et devient artisan santonnier en créant une petite entreprise avec son épouse. Il crée une série de santons d’argile ainsi que de santons habillés tout en continuant à loisir l’art de la peinture.

Rodolphe

Lorsqu’on est santonnier, toute la famille baigne dans ce monde de joie qu’est la venue de l’enfant Jésus sur notre terre de Provence. Ainsi en 1945, à la fin de la guerre, son fils aîné Julien (06/04/23) avec sa jeune épouse Huguette (23/02/25) créent à leur tour leur propre artisanat avec quelques ouvrières.

Ils se spécialisent dans le santon en céramique et reprennent ainsi une très ancienne tradition santonnière.

Leurs enfants, Christiane (23/02/43) et Gérard (20/08/45), sont élevés parmi l’argile la peinture et la foire aux santons de Marseille. Christiane reprend la fabrication de son père des santons d’argile peints dans les années 80.

Christiane

Gérard lui de tout petit est un passionné, il apprend le métier en regardant ses parents, pour lui c’est évident lorsqu’il sera grand il sera non pas pompier ou coureur automobile il sera santonnier.

Gérard veut faire du santon habillé, dans les années 60 presque

personne n’en fabrique.

La plupart des santonniers travaille le petit santon d’argile peint. La tradition du santon habillé s’étant perdue à la fermeture des églises sous la révolution française.

Gérard veut renouer avec cette tradition et redonner au santon habillé le rang qui était le sien.

Gérard

Il commence en1968 à créer sa série de santons avec les personnages principaux. Avec sa mère Huguette il crée en1973 la SARL Provence Santons. Le père d’Huguette avant la guerre possédait un atelier de confection, elle met donc en pratique l’enseignement reçu au profit du santon habillé. A l’époque on trouve sur le marché du santon essentiellement des modèles de 32, 30,18cm. Gérard voulant imposer sa production crée donc sa série en 25 cm plus adapté à l’intérieur de nos maisons.

En 1995 la foire aux santons de Marseille est dissociée du syndicat des Santonniers et Gérard devient président de l’association de la foire aux santons de Marseille.

 

Les enfants de Gérard : Sandrine (06/04/68) et Luc (29/12/69) ne sont pas devenus santonniers ils sont nés santonniers. Sandrine rentre dans l’entreprise en 1988. Polyvalente, elle excelle aussi bien dans le maniement du pinceau que dans l’élaboration des petits accessoires.

Sandrine

Luc a intégré l’entreprise en 1998, pour petit à petit succéder à sa grandmère Huguette. Et reprendre la gestion de l’entreprise, qui reste avant tout une entreprise familiale. En juin 2006 Gérard prend sa retraite et la SARL Provence Santons cesse sont activité. Luc s’installe en micro entreprise en octobre 2007, il continu la production des santons habillés en y ajoutant sa touche personnelle. Réalise des pièces uniques de 14 et 20 cm, et qui sait demain peut être, remettra-il au goût du jour la série de son

grand père.

Luc

 

 

 

Les Frapolli

 

Des atypiques sur la planète des santonniers.

Paul et Marinette se sont rencontrés en Algérie où leurs familles étaient installées, lui étudiant en architecture, elle en chimie….

1962 c’est le retour obligé en France…. L’architecte est sans travail, l’ingénieur chimiste trouve un poste de prof de physique chimie à Bagnols sur Cèze (Gard) d’où est originaire sa famille et où s’installe son père médecin.

Paul se lance dans la céramique de bâtiment et une fois un peu plus stabilisé le couple décide de se faire une crèche.

Influencés par leur séjour en Algérie leur crèche a les couleurs sables et ocres de là bas. Certains de leurs personnages aussi. Les formes n’ont rien de traditionnelles, tout en rondeurs, avec des expressions justes soulignées. Un style très personnel dû en partie à l’utilisation d’une terre chamottée qui implique une autre façon de travailler. Les sujets ne sont pas peints seule la terre parfois préparée avec des oxydes créée ses gammes de couleurs.

Cette crèche ne manque pas de surprendre et d’interpeller voisins et amis. Mais le village de Garons leur demande d’en faire une pour exposer ; nativité et berger…l’accueil est mitigé. Paul et Marinette continuent et décident d’aller faire la foire aux santons de Tarascon. Trois jours qui suscitent un peu de curiosité mais pas la moindre vente !

Et toujours des réflexions pas vraiment sympathiques « c’est une crèche d’arabe ça ». Le succès viendra plus tard récompenser leur travail original et d‘une qualité remarquable.

Paul qui aimait aussi créer de très grandes pièces, nous a quitté en 2006, mais fort heureusement Marinette perpétue l’oeuvre.

 

 

 

André Gabriel

 

Lavallière, cape, longs cheveux, sourire d’ange, grande taille. C’est un personnage dont le physique reflète sa nature ; généreuse, enthousiaste, curieuse et passionnée :

Par la musique, la Provence, la vie, la poésie, la fête, l’amour…

Etudiant il a parcouru le monde, galoubet en poche pour faire la manche afin de continuer le plus loin possible ses voyages.

C’est aujourd’hui un concertiste reconnu et un professeur de musique instruments provençaux et violon, qui se ruine en achat de santons et figurines de musiciens comme en instruments… Une colossale collection de deux ou trois mille pièces !!! Vous pourrez apprécier à Arles les sujets qui lui tiennent le plus à coeur : les santons musiciens.

 

 

 

Nicolas Corso

 

Sportif, passionné de tennis, ce marseillais typique occupe aussi ses loisirs dans les expressions artistiques diverses, céramiques, peintures et… crèches, son autre grande passion.

Imaginez un grand tournesol en fer, presque plus vrai que nature, avec dans l’emplacement de la fleur une crèche finement travaillée, en graine de tournesol!

Fer, laiton, cuivre, graines, oeufs, balles de tennis, carton, bois… la maison de ce touche à tout de génie est un palais des merveilles… et ces crèches admirables d’inventivité et d’originalité un étonnement permanent !

 

Salon International des Santonniers d’Arles 3 rue Philippe Lebon 13200 Arles

Tél 04 90 96 22 88 / 04 90 96 32 14 salondessantonniers-arles@neuf.fr

Info Presse : phbrochier@voila.fr 06 85 90 15 43

SALON INTERNATIONNAL DES SANTONNIERS D’ARLES 26 NOVEMBRE 2009 - 10 JANVIER 2010

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