Publié le 29 Juin 2009
Aujourd'hui tout va bien...
Les arènes de La Grande -Motte n'ont aucune forme architecturale particulière. Rien à voir avec les stuctures pyramidales créées par Jean Balladur qui ont rendu la ville célèbre dans le monde entier. Malgré leur aspect préfabriqué, elles ont pourtant une qualité essentielle: les gradins sont particulièrement bien disposés et descendent le plus possible vers la piste. Ainsi au premier rang on se trouve pratiquement au niveau de la contrepiste. Le public peut donc suivre plus facilement l'évolution de la course et ne perd aucun détail de l'action.
Le club taurin Lou Gregau présidé par Lucien Puech assisté de Marcel Lautier a réussi à convaicre les afeciouna de la région à venir à La Grande -Motte non pour ses plages mais pour le sable de ses arènes. Le pari est gagné. Et tant pis si l'implantation des arènes a eu lieu à une époque plutôt sombre de l'histoire de la ville. Et tant mieux si le succès des courses camarguaises en réunissant les amoureux de la bouvine a contribué à faire oublier ces années tristes où la population locale était divisée en clans.
Aujourd'hui tout va bien, même si la nouvelle municipalité a cru bien faire l'an dernier en baptisant ces modestes arènes du nom d'un jeune toréador célèbre qui n' a rien à voir cependant avec la fé di biou de Camargue !
Juste retour des choses quand on sait qu'ici, les taureaux étaient là bien avant les touristes. Si le Vidourle est la frontière avec le Grau du Roi voisin, au début des années 50, le pont qui relie les deux villes n'existait pas. A l'Ouest, passé Carnon, le paysage de dunes et de marais ressemblait à un désert du bout du monde occupé par les pensionnaires de la manade Loustau Vedel. Un des 3 domaines agricoles où se cultivait la vigne portait le nom de La Grande-Motte. Aujourd'hui encore, de l'autre côté de la route de Montpellier, après les cabanes du Roc, entre le canal du Rhône à Sète et l'étang de L'or se trouve le pays de la manade des frères Vitou. C'est pourquoi leurs taureaux ont leur place naturelle parmi les sélectionnés pour les courses.
La Grande-Motte a un passé, une histoire qui remonte loin dans le temps. D'après de récentes études, des historiens pensent qu'il est fort possible que ce soit depuis l'actuelle passe des Abimes que St louis aurait embarqué pour les croisades. Des fouilles faites en bordure de l'étang de l'Or ont mis en évidence des traces d'habitat remontant au néolithique. Les touristes ne font donc que rédécouvrir un site habité depuis la nuit des temps par les hommes et probablement les taureaux !
A l'heure de la capelado, les anciens grands-mottois présents ont un petit pincement au coeur en retrouvant le goupe Le Cordon Camarguais qui pendant de nombreuses années a animé et dirigé le festival de folklore, qui malgrè sa notoriété et son succès réel a été victime lui aussi des conflits passés.
Quand les raseteurs sautent en piste les gradins se sont bien remplis.
Fusain de la manade Cavallini est un bon premier. Il rentrera ses deux ficelles en musique et sera élu meilleur taureau de la course.
Sabri Allouani s'élance sur Petras. Il lui enlèvera la 2ème ficelle.
et le raset de Sabri Allouani
Christophe Clarion, très présent et dynamique, il travaille beaucoup mais récolte peu.
Le raset de Clarion.
Julien Ouffe passe sous les planches pour éviter les cornes. Il s'en sortira avec une simple foulure au poignet.
Jockin sur Apis.
Apis cédera une ficelle à Gleize. Juste avant une partie du public hue Auzolle de façon injuste et inadmissible, lui reprochant de vouloir s'emparer du travail d'un autre...
Il ne tiendra que 8 minutes en piste après avoir perdu ses deux ficelles.
Clarion sur Chanéac.
Sabri Allouani qui décroche la 1ère ficelle.
Clarion juste avant fait son raset.
Bastien Four, le vainqueur du jour, il s'élance...
Khéops saigne, il a été blessé sous la corne par un coup de crochet trop appuyé. Une image qu'on ne voudrait pas voir.
Khéops tout fier d'avoir encore ses deux ficelles. Il en cèdera une à Four. Taureau brave et dominateur, au regard attentif, il se fait respecter. A la sortie des arènes, plusieurs afeciouna regrettaient qu'il n'ait pas été élu meilleur taureau de la course!
à suivre...
Olivier Arnaud.
Photos aimablement
communiquées par G. Bizet
Après les
discours, l'abrivado.