A Palavas, Dubout, Allouani et Matray font la une.

Publié le 2 Octobre 2007

Albert Dubout.

Le petit train de Palavas doit une bonne part de sa célébrité à la vision qu'en avait Albert Dubout. Ses dessins sont devenus des pièces de musée exposées dans une Redoute, une tour fortifiée, construite au XVIIIème pour observer la navigation et prévenir de l'abordage sur nos côtes de navires ennemis. Dubout aimait les taureaux, les corridas et il adorait dessiner le public assis sur les gradins, en réalisant de quelques coups de crayon précis le portrait de chaque personnage présent dans la foule. Mais en ce dimanche 23 septembre le musée n'a pa dû voir défiler beaucoup de monde. Les gens se pressaient de partout pour aller voir les joutes sur le canal et ensuite la course dans arènes.  Difficile de trouver une place disponible dans les parkings pourtant nombreux situés à l'entrée de la ville.  En voyant la dégaine de tel ou tel spectateur prenant place dans les arènes, je croyais me trouver dans un dessin de Dubout en vrai, grandeur nature, tant le public, tout au moins en partie, était ressemblant à celui de ses caricatures. Des dames élégantes, grandes et plutôt minces cotoyaient des matrones sorties tout droit d'un de ses dessins. Pareil pour certains bonshommes à la bedaine généreuse, dont la tenue vestimentaire laissait un tantinet à désirer, assis à côté de petits maigrichons portant un strict costume avec cravate.

Languedociens et Provençaux.

J'exagère un peu certes, mais j'ai la nette impression que dans les arènes de Palavas le public était bien plus expressif et coloré que celui croisé le dimanche d'avant aux arènes de Mouriès. C'est peut-être ce qui fait la différence entre afeciounas languedociens et provençaux. Il me semble quand même que sous l'apparente réserve de ces derniers se cache un attachement plus fort aux courses camarguaises. Cela fait tellement partie de leur art de vivre qu'ils n'ont pas besoin de manifester démesurément leur amour des taureaux. Les languedociens, plus démonstratifs sont aussi me semble-t'il plus superficiels. Ils en font un peu trop, en rajoutent tant qu'ils finissent par se rendre parfois antipathiques, comme ce monsieur qui  invectivait les raseteurs ou contestaient la coupe d'une ficelle avec pas mal de mauvaise foi. Bref, dimanche il y avait de l'ambiance à Palavas pour cette finale du trophée Dubout où le raseteur Sabri Allouani, dans des arènes gagnées à sa cause, a tout fait pour engranger un maximum de points pour tenter de retrouver sa première place au classement du Trophée des As. Un peu plus loin à St Rémy de Provence, Loïc Auzolle, faisait la même chose pour conserver son rang de premier à quelques jours de la grande finale le 14 octobre aux arènes d'Arles.

Sabri Allouani et Mickael Matray.

A Palavas, encore une fois Sabri Allouani s'est imposé par son savoir faire et ses puissantes capacités. Donc, chapeau bas pour lui. Ce n'est pas pour rien qu'il a gagné consécutivement en 7 ans le Trophée des As. Il met tout son talent dans la bataille pour décrocher une nouvelle victoire. Mais grâce à sa double casquette de raseteur et d'organisateur de la course, il a pu engager autour de lui une équipe de raseteurs et tourneurs dévoués à sa cause. Quand le combat pour les premières places est serré, les arrangements entre raseteurs vont bon train. Les commentaires et les ragots aussi. Cela peut se comprendre car les enjeux sont importants à tous les niveaux et cela donne du piment à la compétition. Du coup les arènes sont pleines. Mais il ne faut pas perdre de vue que les raseteurs jouent leur carrière chaque dimanche de la saison, parfois même, faut-il le rappeler, au prix de leur vie ou de graves blessures. Mais il y a aussi - qui s'en plaindra? - des raseteurs qui préfèrent jouer cavalier seul et se battent jusqu'au bout pour améliorer leur propre score. Surtout lorsqu'ils sont dans l'adversité, comme c'est le cas en ce moment pour Mickael Matray. Dimanche il est venu participer à la course spontanément, sans avoir été invité, donc sans engagement rémunéré. Il s'est défendu tout seul face aux autres tenues blanches comme un diable, par passion, mais aussi pour sauver l'honneur, et je tiens par ces photos prises dans le vif de l'action, à lui rendre l'hommage qu'il mérite, à mes yeux du simple amateur et observateur de course camarguaise que je suis, en espérant le revoir bientôt dans les arènes.  


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Avant la capelado, les arlésiennes du groupe de Lunel dansent la farandole.

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La haie d'honneur pour la capelado.


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Avant le début de la course, Mickael Matray dans la contrepiste.


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Premier raset de la course. Mickael Matray et Grillon de la manade Lautier.

Les photos de Mickael Matray qui suivent ci-dessous sont prises sur des rasets avec Grillon.



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à suivre.

Rédigé par Daniel

Publié dans #taureaux et raseteurs

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