lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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C'est un village un peu à l'écart des grands axes routiers qui traversent la Provence. Il faut y aller exprès. Avant d'y arriver, on découvre de part et d'autre de la route de somptueuses propriétés avec grilles en fer forgé, parc, hautes murailles et belles bâtisses. La réussite sociale aime venir s'afficher en terre de Provence. Peut-être ces provençaux des vacances pensent pouvoir s'offrir ainsi une légitimité, l'authenticité d'un art de vivre. Comme si l'argent suffisait pour s'approprier la culture d'un pays, ses traditions. Pourtant ces valeurs ne s'achètent pas comme des maisons et du terrain, elles se trouvent dans l'art de vivre des gens d'ici.
Et justement, les gens d'ici, ainsi que d'autres, languedociens, comme nous, attirés par l'envie de voir courir les taureaux et les raseteurs, se retrouvaient en ce dimanche aux arènes pour applaudir avant la course les groupes venus de toute part, chacun avec leur costume typique, propre à leur pays, leur histoire, avec leur musique, leurs instruments, leurs façons bien à eux de danser, de chanter, de faire la fête. Certes il s'agit d'un spectacle, mais ce qui est donné à voir n'est pas l'évocation simple de choses du passé.
En faisant revivre le passé, ces acteurs d'un autre temps nous font découvrir et aimer nos racines. Ils nous racontent notre histoire en dansant et en jouant. Ils la font surgir dans le présent. Nous trouvons alors dans cette représentation du passé l'image vivante de ce qui aujhourd'hui fait notre identité, nos valeurs, notre culture. Nous nous reconnaissons bien là dans ce public. Nous partageons tous ensemble en de tels moments les mêmes émotions, le même sentiment d'appartenance à cette terre, ce pays. Voilà des choses qui se vivent, s'éprouvent, mais qui ne peuvent pas s'acheter. Ni avec le billet d'entrée aux arènes pas plus qu'avec de somptueuses propriétés. L'authenticité d'un art de vivre n'est pas à vendre. Merci à tous ces groupes de nous faire vivre et revivre le pays.
Voic la capelado. Les arlésiennes font la haie d'honneur aux raseteurs de la course qui viennent saluer la présidence et se présenter au public avant de raseter les taureaux cocardiers. Ces derniers sont toujours dangereux pour l'homme, car il ne faut pas oublier dans cette ambiance de fête que ce sont des animaux sauvages et qu'il faut aussi beaucoup de courage et de vaillance pour les affronter.



