Le marché de Lunel du dimanche matin

Publié le 4 Avril 2006

C'était ce dimanche matin. Une vraie journée de printemps. Comme souvent en cette siason, nous allons au marché de Lunel pour acheter quelques potées fleuries, pour remplacer les plantes que l'hiver a détruites. Géraniums, giroflées, jasmins, paquerettes, pensées, créent un spectacle coloré et joyeux qui s'étale tout au long des allées où sont installés les pépiniéristes.

Devant les arènes on trouve de tout, une sorte de grand bazar avec les marchands de vêtements, de chaussures, de chaussettes, chemises, animé par les camelots soldeurs qui inlassablement débitent les mêmes histoires sur la prétendue qualité premier choix grand luxe des parures de lit sacrifiées à... "tenez donnez moi 50 Euros, non pour vous aujourd'hui c'est 30, même pas, tenez, je vous le laisse à 20, en magasin vous ne le touchez pas à moins de 100 !". Mais les badauds sont sceptiques, ils ne se précipitent pas sur la bonne affaire.

Plus loin, un bouquiniste. Je fouille un peu, et à côté des collections de "polar", parmi autres innombrables publications consacrées aux recettes de cuisine ou aux secrets des plantes, quelques romans de Marcel Plagnol et, surprise, un livre de Marie Mauron où elle raconte son enfance, " Les cigales de mon enfance ". Pour 5 euros le vendeur me dit que je fais une bonne affaire, que ce titre est rare.  Au milieu de l'ouvrage sont insérées des pages de photos anciennes de sa famille où on peut voir provençaux et provençales en habits d'époque, robes ou jupes longues, fichus croisés à la ceinture, tabliers, coiffes, comme si ces personnages se préparaient à défiler pour faire une sorte de crèche vivante. Plus loin en fouillant dans les rayons d'un autre bouquiniste, autre surprise, je tombe sur " L'iris de Suse "  le dernier livre de Jean Giono dans son édition originale, publié en 1970, l'année de sa mort. Je l'achète 5 euros lui aussi.

Le marché aux fleurs, les bouqinistes, les provençaux de Marie Mauron, le dernier livre de Giono, me voilà dans le monde que j'aime, celui où les choses restent simples même si la vie n'est pas plus facile pour autant.

Au marché les gens retrouvent une sorte de savoir vivre ensemble; on se sourit, s'excuse quand on se bouscule, on traine devant les étalages, on blague un peu ici ou là avec. C'est un peu tout cela que l'on retrouve dans les crèches où marché, étalages divers, boutiques, scènes de rue offrent un spectacle vivant et apaisant, avec tout un petit monde de personnages vivant en harmonie, au rythme du village, d'une vie calme et joyeuse malgré les soucis du quotidien.

Liliane Guiomar, salon des santonniers d'Arles 2005. photo Yves.

Rédigé par Daniel

Publié dans #santonniers

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J
Je voudrais pas contre dire mais cette scène n'est-elle pas de DEYMIER ?<br /> Merveilleux blog !<br /> Amitiés
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D
Bonjour, et merci pour ce commentaire. A vrai dire j'ai aussi un doute. Possible que je me trompe. Je vais demander à Yves qui a pris la photo ce qu'il en pense.Amitiés.<br />  
J
Bonjour ! un grand merci pour cette belle scène de vie de Liliane Guiomar.... et tous les beaux sujets sur la campagne et la vie des gens de village....ça ressemble à la vie de mon village...et à cette ambiance chaleureuse que la ville ne peut pas nous procurer...
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