Le grand retour (suite)
Publié le 24 Août 2006
En fait le grand retour c'est pas évident pour moi, pas du tout, du mal à atterrir après avoir vécu pendant 3 semaines à un rythme très différent. Je reviens d'un beau voyage au coeur de la musique classique, musique de chambre et musique ancienne, écoutée dans des lieux de rêve. Fortement impliqué dans l'organisation de ces concerts j'ai malgré moi, malgré le travail et la fatigue vécu dans un autre univers, celui des tonalités... Qu'elles soient en si bémol majeur ou en ré mineur, que le mouvement soit allegro ou presto ou encore adagio et le paysage musical change comme si à chaque fois on changeait de décor, d'ambiance, de pays, de rêve... Les santons n'ont pas vraiment leur place dans ce voyage au pays des sons, ils sont du pays de la terre, du côté des racines, ils parlent et racontent la vie de tous les jours comme on imagine qu'elle était avant ou comme on aimerait qu'elle soit, alors que la musique, ce langage de l'âme, est une invitation au voyage. Comme les branches de l'arbre parcourues par une brise légère elle nous entraine vers d'autres horizons. Mais comme les santons, elle est un langage universel, elle raconte des histoires que tout le monde peut comprendre, des histoires qui nous touchent au plus profond de nous, qui parlent à notre âme. Si la musqiue comme je le crois est le langage de l'âme, alors les santons sont le langage du coeur.
Voilà le lien que je cherchais entre musique et santons... En fait tout est affaire de sentiment, mais de sentiment profond, celui que procure le vrai, le beau, le sublime. Musique et sculpture sont des arts, et l'art du santon pour être populaire n'en demeure pas moins un art appartenant au monde de la sculpture.
Voici pour marquer ce retour au monde des santons une carte postale ancienne représentant trois figures célèbres de santons dont la Margarido de Thérèse Neveu au centre, entre un boumian et un ravi dont j'ignore l'origine.

Bon courage et bonne rentrée à tou(te)s