La fête de la musique au pays des santons.
Publié le 21 Juin 2007
La musique est à la fête désormais pour le solstice d'été. La tradition s'est imposée et son initiateur est perçu depuis comme le ministre perpétuel
de la culture pour ne pas dire éternel.
Tant mieux pour la musique qui mérite bien, j'ose dire, d'être prise au sérieux, c'est à dire écoutée pour elle-même, ce qu'elle est tout simplement, alors que le reste du temps, sauf
si on va à des concerts, et même là encore ça n'est pas évident, elle est souvent réduite au second rôle d'ambiance musicale. Elle cesse alors d'être musique pour devenir bruit de fond. Parfois
chez moi, j'écoute un de mes cd favoris pour ne plus entendre le bruit de la rue, celui des moteurs de voitures, motos, les cris des jeunes dans la rue, les conversations à voix trop forte des
passants ou de mes voisins. Que la musique nous coupe du tintamare désordonné et inélégant que produit l'activité ordinaire des gens, voilà déjà une bonne raison d'agir ainsi. Mais si ce cd que
je passe et repasse sans cesse sur mon lecteur produit des sons qui m'emportent au loin vers les rivages insoupçonnés jusque-là, ceux de la beauté d'un monde inimaginable l'instant d'avant, alors
oui la musique est bien comme je le crois le langage de l'âme.
Et ce n'est pas ce superbe et fier santon de l'homme orchestre, homme de la musique à lui tout seul - de Patrick Volpès - qui dira le contraire.
