Du rififi chez les tenues blanches : démission d'Henri Itier, président de la FFCC

Publié le 15 Mars 2011

 

Démission d'Henri Itier, président de la Fédération Française de la Course Camarguaise.

 

Cela pourrait être le titre du dernier épisode de la guéguerre des clans en révolte contre la Fédération Française de la Course Camarguaise officiellement en charge du devenir de ce sport qui est aussi et avant tout un jeu taurin de  tradition avec ses codes et ses rites. Les modifications des différents règlements qui encadrent sa pratique est à l'origine de la révolution de palais qui a éclaté dimanche dernier aux Saintes Maries de la Mer.

La fronde est venue de l'association des raseteurs, lesquels ont investi le plateau en rendant leur licence, bloquant ainsi le déroulement du congrès devant définir les règlements applicables en 2011 et empêchant donc la tenue de toute course camarguaise, dont celle prévue ce même dimanche 13 mars, mais déjà heureusement annulée pour cause de mauvais temps.

Si les griefs des raseteurs sont fondés, ils n'en demeurent pas moins discutables. Le public a de plus en plus tendance en effet à déserter les arènes face au spectacle décevant induit par le comportement de certains raseteurs qui omnubilés par la course aux points et  les question d'argent ne se soucient guère de la qualité de leur prestation.

La crise touche également les manadiers, trop nombreux, les clubs taurins et organisateurs de courses trop nombreuses elles aussi. Les relations conflictuelles entre la Fédération et le Trophée Taurin (MidiLibre - La Provence) ont aggravé la situation. Chacun des acteurs défend ses positions. Il est vrai que d'énormes intérêts sont en jeu, financiers notamment.

Ceci étant, certains clubs taurins ou organisateurs réussissent malgré tout à tirer leur épingle du jeu en produisant des courses de qualité, notamment au Grau du Roi et à St Laurent d'Aigouze,  pour ne citer que des arènes proches de chez nous. Ce qui prouve que les règlements n'expliquent pas tout et n'empêchent pas les compétences de s'exprimer avec bonheur.

Le président Itier et son équipe n'ont pas manqué d'initiatives et d'implication dans leur mission. Ils ont vainement tenté de mettre en place des réformes et de créer une dynamique nouvelle. Objet de  critiques incessantes, la rebellion des raseteurs l'a poussé à la démission. Reste que la critique est encore et toujours aisée et l'art bien plus difficile ! Aucune des réformes prévues ne sera donc appliquée en 2011 qui risque donc de voir se reproduire  les mêmes problèmes qu'en 2010... Sale temps pour la course camarguaise et nos traditions qui heureusement ont déjà surmonté d'autres crises ou périodes difficiles. A suivre....

 

remise des prix , finale du Trophée Raurin à Nîmes le 17 octobre 2010
M. Henri Itier 4ème en partant de la droite, à côté du vainqueur Loïc Auzolle.

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Rédigé par Daniel

Publié dans #taureaux et raseteurs

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Bé@ 11/06/2011 11:35



Une fronde de razeteurs... Je ne savais pas que cela pouvait exister. Existe-t-il un santon razeteur ?



Daniel 14/06/2011 11:13



ben oui, les raseteurs font un métier dangereux, ils ont besoin d'être écoutés et entendus par les instances dirigeantes de la course camarguaise;


 


Oui plusieurs santonniers font le raseteur ensanton, notamment Isoline Fontanille à Pujaut , Gard), l'atelier Rampal à Marseille