Samedi 4 juillet 2009
Je n'ai pas vu le temps passer, l'oeil rivé sur mon objectif ! Pas évident du tout de faire la bonne photo au bon moment ! J'ai fait quelques progrès, forcément mais c'est pas encore l'idéal, loin s'en faut. Pourtant je n'ai eu d'yeux que pour les taureaux tout l'après-midi. Pendant toute la durée de la course j'ai oublié la ville, cette cité des Pyramides, et les souvenirs bons et mauvais qui pourtant m'attachent à elle et résonnent encore dans ma tête.
La Grande-Motte, vous vous en doutez si vous avez lu mon billet précédent, je la connais bien et depuis longtemps. Cette ville demeure malgré les aléas de ses aventures politiques locales un symbole de modernité, de qualité de vie et d'avant-garde architecturale. Elle accueille chaque année des milliers de vacanciers. Ses arènes permettent de faire connaître nos traditions aux touristes de passage mais aussi et surtout aux habitants permanents qui pour la plupart ne sont pas originaires de la région et donc ne savent pas grand chose de la course camarguaise et de tout ce qui se rapporte à elle.
Cette diversité des origines, cette absence de lien culturel entre les gens explique peut-être l'esprit de querelle qui a prévalu ici il y a quelques années et qui a laissé des traces sinon des cicatrices sur des plaies morales plus ou moins bien guéries.
Que la course camarguaise crée un nouveau lien social on ne peut que s'en réjouir. Encore que son public ne soit pas toujours très fédérateur comme quand dimanche par exemple des huées contre le raseteur Loïc Auzolle se sont élevées d'une partie des tribunes à l'occasion d'un raset où il aurait tenté de s'emparer d'une ficelle ouverte par le travail d'un autre.
Mais assez de bavardages et au diable les rancoeurs. Sans plus de transition, la suite des images de la course du 29 juin dernier.
Sur un raset, Allouani se fait poursuivre par Condor de Lautier, la main posée sur le frontal.
... puis se fait poursuivre à la barrière sous le regard d'Auzolle.
Le raset de Christophe Clarion...
Il saute et lève le bras : à lui la 1ère ficelle!
tandis que Gleize enchaine un autre raset.
et s'empare de la 2ème ficelle sous l'ovation de la foule !
La course ainsi s'achève. Bravo Christophe et merci pour ces beaux moments !
Et pour finie un concours de bandido sur un parcours totalement sécurisé.
Par Daniel
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Publié dans : Taureaux et raseteurs saison 2009
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Olivier Arnaud.
Photos aimablement
communiquées par G. Bizet

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