Finale de L'Avenir au Grau du Roi
Publié le 3 Octobre 2010
Avenir prometteur pour une Finale !
Après la course bien
tristounette de Palavas dimanche dernier voici le temps des Finales du Trophée Taurin. Samedi à Vendargues pour les raseteurs du groupe 2 et ce 3 octobre 2010 au Grau pour les jeunes de l'Avenir.
Avec pour commencer les festivités l'élection à midi pétante du Biou d'Or de l'année dans le bel amphithéâtre du Palais des Sports et de la Culture où le gratin de la Course Camarguaise est venu
assister au simple dépouillement des votes, déjà mis sous enveloppe, sans protocole ni discours ni explications particulières sur le déroulement des opérations. Pas un mot non plus sur la façon
dont sont retenues les candidatures des taureaux pas plus que sur les critères de choix des personnalités jugées aptes à élire le meilleur taureau camargue de l'année. Aussi bizarre que paraisse
ce manque d'explications de la part des responsables du Trophée, qui sont qui sont par ailleurs d'éminents journalistes du Midi Libre et de la Provence, il peut s'expliquer par la volonté de ne
pas jeter de l'huile sur le feu, tant le choix final soulève passions, controverses et querelles. C'est donc pour le spectateur non initié, par le plus grand des mystères que Guépard de la manade
Cuillé a été élu Biou d'Or par 17 voix contre Rodin de la manade des Baumelles. En fait l'heureux élu est choisi parmi les 7 taureaux déjà sélectionnés pour la finale du Trophée des As. Tout
irait donc très bien si ce n'était que la liste des meilleurs taureaux de l'année repose forcément sur des critères sujets à discussion. D'aucuns regrettent qu'Andalou qui s'est distingué tout au
long de la saison, à Beaucaire notamment, ne figure pas parmi les lauréats. Ceci étant l'élection de Guépard au titre suprême est amplement méritée et contestée par
personne.
La fête a donc commencé dans une ambiance bizarre, à l'image du temps incertain, lourd de nuages bas et gris qui l'étaient tout autant. Sur les quais, en attendant l'heure de la course, les restaurants font le plein, et je me suis régalé d'une douzaine d'huitre arrosées d'un petit blanc de Picpoul. Aller au Grau rien que pour déguster un plateau de coquillage dans une barraque au bord du canal, ça vaut déjà le coup. En attendant l'heure de la course, j'en profite pour jouer au touriste et faire des photos que je ne ferai jamais sans ça. Tant et si bien que l'heure tourne et que déjà les arènes sont presque pleines quand je me faufile vers ma place, heureusement réervée à l'avance.
Pour le spectacle d'ouverture qui s'achève par la capelado proprement dite, la présentation des raseteurs, des bateaux sont posés à même le sable de la piste qui du coup figure une mer sans vague. Belle évocation par les groupes traditionnels qui font revivre par leur tenue et leurs danses le village de pécheurs qu'était jadis le Grau du Roi. Musiques typiques du Languedoc et groupes d'Arlésiennes se mêlent dans une belle harmonie. Une façon nouvelle de faire revivre nos racines et nos traditions.
Dommage que la course qui a suivi, certes agréable et bien menée, n'ait quand même pas été à la hauteur de ce que l'on est en droit d'attendre d'une finale digne de ce nom. Les raseteurs étaient bien là, avec l'envie d'en découdre. L'avenir leur appartient, il est toujours prometteur, et le jeune Sofiane Rassir a encore fait des siennes en damant le pion à ses collègues. Les taureaux, comme le dit si bien mon ami Christian, manquaient un peu de gaz, surtout en première partie. La course s'est déroulée un peu à l'image du temps. Il n'a pas plu, non, mais il n'a pas fait vraiment beau non plus ! Mais que les arlésiennes étaient belles !
Déjà à midi la queue à l'entrée des arènes en attendant l'ouverture des portes!
Sur le quai le stand de
dégustation de "l'huitre rieuse". Dernière journée, il faudra attendre le printemps pour le voir réouvrir.
Au loin les pyramides de la grande Motte, comme un lointain souvenir...
Avant l'entrée en piste ...
ue la fête commence !
La capelado
Les raseteurs avant la course.
A gauche, Ferriol qui se fera remarquer par de beaux rasets.
La course commence enfin avec Ramsès de Caillan. Premier sorti, mais pas au classement.
C'est Mignon de cuillé, sorti 4ème, qui remportera le titre de meilleur taureau de la course, devenant biou de l'Avenir 2010.
Mignon de cuillé, biou de l'Avenir 2010