Arles en fête pour la clôture du 52ème Salon International des Santonniers.
Publié le 10 Janvier 2010
Le santon , ambassadeur de la Provence.
C'est Marcel Carbonnel, certainement le plus célèbre des santonniers du XXème siècle, qui a voulu en créant ce salon il y a 52 ans révéler au grand public la richesse tant artistique que culturelle de ses frêles créatures d'argile qui contribuent de façon éclatante à assurer la notoriété de la Provence, son image et l'engouement du public pour ce pays et son art de vivre. Le santon est ainsi devenu le plus bel ambassadeur que la Provence pouvait espérer. Les étrangers, d'un pays, d'un continent à l'autre, tombent tous sous leur charme. Hier c'étaient les américains, aujourd'hui les japonais et demain certainement les chinois. Cette reconnaissance est magnifique à condition bien sûr que la fabrication se fasse en argile et en terre provençale comme l'exige la charte des santonniers.
Après la messe des santonniers à St Trophime, brillante cérémonie de clôture dans le salon d'honneur de la mairie.
Le Maire et la Reine d'Arles ont avec Philippe Brochier, président du Salon cloturé en beauté la 52ème édition. Tout a commencé sous les hautes voûtes romanes de la grandiose abbatiale romane St Trophime avec la messe des santonniers, les groupes portant costume et la chorale chantant en provençal cantiques et mélodies de Noël typiques d'Arles. De quoi réchauffer le coeur des participants transis de froid dans ce vaisseau immense. Dehors le soleil brille, la neige fond mais il fait froid, très froid. Pas le temps de trainer après l'office pour admirer les superbes tapisseries d'Aubusson, dont celle de la Nativité bien envue grâce à un rayon de lumière surgi au bon moment.
Passons vite sur la crèche aux santons pourtant exceptionnels mais toujours installés sur des étagères et entourés de guirlandes lumineuses clignotantes d'un effet désastreux.
Nous voilà sous les lustres de cristal de la grande salle de réception de l'hôtel de ville où M. le maire accueille ses invités, se réjouit de la bonne organisation du Salon, de sa fréquentation, de son impact dans la vie culturelle arlésienne. Puis le président Philippe Brochier donne le résultat du scrutin désignant les 3 vainqueurs du concours de crèche, Alain Favier pour sa crèche camarguaise, M. Viotti pour sa crèche palestinienne et M. Flandin pour sa très belle crèche provençale. A noter une 4ème place bien méritée pour Guy Perraut.
Puis c'est l'hommage aux santonniers. D'abord la famille Devouassoux, représentée par Gérard, Nadine et Luc. Ensuite Henri et Suzanne Cavasse. Le maire leur offre la médaille de la ville ainsi qu'à André Gabriel qui exposait sa collection de santons musiciens. Philippe Brochier rappelle que l'art du santon et de la crèche est une composante essentielle de la culture provençale qui dépasse le strict domaine religieux sans pour autant le nier ni l'écarter. Ainsi sa reconnaissance comme art et tradition populaire par les pouvoirs publics est pleinement justifiée.
Dans l'après-midi, dans cette même salle d'honneur de la mairie, le groupe de musique traditionnelle le Condor dirigé par Jean-François Gerold a fait vibrer le public au son des tambourins, gaboulets et cornemuses.
Philippe Brochier , président du Salon International des Santonniers dans son plaidoyer pour la défense de nos traditions calendales.