Arles. Retour sur une 78ème Cocarde d'Or décevante
Publié le 11 Septembre 2009
Aux arènes d'Arles, la 78ème Cocarde d'Or
lundi 6 juillet 2009.
Passées les activités prenantes qui m'ont éloigné des taureaux, je vais pouvoir retrouver le chemin des arènes. En parcourant mes albums photos je tretrouve les images de courses que je n'ai pas eu le temps de commenter à ma façon, images à l'appui. Difficile pour moi de passer sous silence ce rendez-vous incontournable du début de l'été qu'est la célèbre Cocarde d'Or aux arènes d'Arles. Le premier lundi de juillet. Cette année, le 6. Une date connue de tous les afeciouna pour un trophée taurin qui a lmieu depuis 78 ans. Epreuve redoutable pour les taureaux qui doivent avoir un moral d'acier pour faire face à quelques 25 raseteurs et une dizaine de tourneurs. Mais voilà, cette 78 ème édition ne fera pas date dans l'histoire de la course camarguaise. Les taureaux n'étaient vraiment pas en bonne forme. Il faut dire qu'avec les contraintes techniques liées au passage du Tour de France Cycliste quelques heures avant, les bêtes sont restés enfermées plus longtemps que d'habitude dans les camions les transportant.
Déjà, en prélude à la capelado le spectacle d'ouverture ne m'a pas convaincu pleinement. certes il était beau et ne manquait pas de qualités, bien imaginé avec pour toile dond les arlésiennes en tenue et les danses provençales. Un bel hommage à Mistral. Difficile cependant d'évoquer vraiment Mireille et les principaux personnages du chef-d'oeuvre de Mistral dans un ballet aux dimensions de l'arène devant un public venu d'abord pour une course de taureaux unique en son genre.
Juste avant cette évocation, le public est un moment désorienté quand la musique annonce comme la sortie du premier taureau. En fait il s'agit d'un effet de surprise pour annoncer la despedida, les adieux à la piste de Candello de la manade Guillierme. Cela n'était pas prévu au programme. Candello méritait bien cet hommage, lui qui a connu des heures de gloire en sortant plusieurs fois premier à Arles lors de cocardes d'or antérieures. Grand moment d'émotion, le plus grand peut-être de l'après-midi. On aurait voulu même le voir raseté une dernière fois et il aurait peut-être sauvé la course du naufrage.
Si j'ai déjà oublié le déroulement précis de la course, j'entends encore les huées du public à la sortie de piste de certains taureaux, à la fin de leur course. Seul Martegau de la manade Chauvet s'est distingué en remportant le prix final. Côté raseteurs, c'est Sabri Allouani qui s'est le plus investi et qui a légitimemnt décroché le trophée, vainqueur de l'épreuve pour la 5ème fois. Il m'a fallu chercher dans les comptes-rendus de la presse locale pour savoir la suite. J'avais déjà oublié que Sébastien Four a fini second, Benjamin Villard troisième et que le souriant Alexandre Gleize a obtenu le prix du meilleur arlésien. Je me souviens quand même d'avoir vu Loïc Auzolle s'activer, Christophe Clarion faire de son mieux, mais dans l'ensemble, l'envie manquait chez les raseteurs. A l'heure de la remise des prix en piste avec le cérémonial habituel, le public avait dans sa grande majorité, tout comme moi, déserté les arènes.
Mais l'amphithéâtre romain d'Arles a connu bien d'autres aventures et la prochaine finale du Trophée Taurin organisé par Midi Libre et La Provence nous donnera j'espère d'autres émotions, plus agréables.
Retour en images quand même sur cette course ratée qui ne rentrera pas dans la légende du trophée arlésien.
Despedida de Candello de Guillerme.
la capelado

Cérès de la manade Chapelle.
Criquet de Lautier et la main d'Allouani au berceau des cornes.
Allouani qui a su garder la rage de vaincre. A ce moment il sait qu'il a encore une fois gagné la Cocarde d'Or.
Severo de Ribaud
Villard qui vient de lever la ficelle de Severo.
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