Arles : Salon International des Santonniers, Hommage à Daniel Scaturro
Publié le 23 Novembre 2008
Hier, j'ai fait l'éloge des santonniers, des vrais, qu'ils soient amateurs ou professionnels mais qui sont avant tout des artisans, des artistes, des créateurs de rêve.
Il est temps, sans plus tarder, de faire voir en image leurs oeuvres et par là de vous donner envie d'aller les voir pour de vrai au salon, comme le disent si bien les enfants. Ici c'est pas pour de rire, mais ce ne sont que des images, des photos, qui même lorsqu'elles sont réussies, ce qui m'arrive de temps en temps, ne peuvent pas remplacer ce qu'apporte le contact direct, la présence réelle, si je peux me premettre l'expresion,avec ces créatures d'argile qui ne vivent que si on porte sur elles notre regard. Oui c'est notre regard qui les fait vivre. Enfermés dans les boîtes en cartons ou prisonniers des étagères du placard, ils s'endorment et risquent de mourir abandonnés. Oui, comme le disait si bien Elzéard Rougier, "les santons sont bien ces fleurs que l'on cueille en hiver". Venez à Arles, c'est là qu'il y a les plus belles!
La visite commence avec ces deux provençales de grande taille à l'entrée de la salle du bas, santons habillés de ? (désolé, j'ai oublié de noter le nom du santonnier)
pas loin de cette vitrine, voilà deux santons de 20cm de la maison Fouque. Reconnaissables grâce au socle et au style même s'il a évolué. La décoration est davantage colorée, soulignée par des motifs nettementment mis en évidence, et l'expression des visages est très réussie. Deux beaux sourires !
Grand tambourinaire souriant, aux couleurs sobres, d'un heureux effet, qui illuminent la douceur du visage. Santons Fouque.
Un hommage est rendu au santonnier d'Aubagne Daniel Scaturro. Deux scènes sont présentées, posées sur un cadre doré. D'abord, une partie de pétanque en santons habillés, avec Fernandel en curé.
Il est vrai que Pagnol était d'Aubagne. Nous nous éloignons de la crèche, mais bon il s'agit ici d'évoquer le monde de Marcel Pagnol.
Une jolie transhumance, en terre cuite, toujours présentée sur un cadre doré.
Puis un hommage à Joseph Scaturro, facteur qui réalisait des crèches à Aubagne dans les années 50.
Et pour finir, une crèche de Christophe Scaturro faite en 2007.