C'est la fête de Beaulieu - suite 2
Publié le 13 Juillet 2008
Après l'ouverture, place aux chevaux et aux taureaux. Il y a là matière à faire de belles images même si les gardians montent de
moins en moins des chevaux de pure race camarguaise. Je supposais que la raison était avant tout financière. En fait elle est pratique. Le dressage d'un camarguais prend davantage de temps. Il
faut plusieurs années pour obtenir un résultat satisfaisant. Pourtant le cheval de Camargue est le plus noble représentant de la tradition, il est le Crin-Blanc de notre enfance. Sans lui le
gardian n'est pas complètement gardian, malgré tout le talent qu'il puisse avoir pour encadrer les taureaux dans les abrivados ou les trier au pays. Pourtant la passion pour la bouvine qui les
anime va de pair avec celle pour les camarguais. Ceci étant, je tiens à leur rendre hommage et à les mettre à l'honneur, car être cavalier ou cavalière d'abravido n'est pas une mince
affaire. Il faut savoir encadrer les bious, galoper en rangs serrés et surtout faire attention aux obstacles des rues et aux débordements des jeunes et des attrapaires qui essaient de
s'emparer d'un taureau avec des moyens pas toujours catholiques. C'est un métier dangereux comme nous le rappelle l'accident d'il y a quelques jours à La Grande-Motte où un gardian a été
gravement blessé. Et enfin, camarguais ou pas, les chevaux d'abrivados, tout comme les cavaliers, à force d'entrainement, apprennent le sens et la technique du spectacle en nous
offrant ce plaisir de les voir débouler dans nos rues. Comme des vedettes, ils méritent aussi d'être sur les photos.































