Course du Grau du Roi : les ficelles d'Azerac
Publié le 20 Septembre 2007
Dans une course camarguaise le but du jeu est de raseter le taureau pour tenter de s'emparer de la cocarde, glands et ficelles accrochées aux cornes du
taureau. Les ficelles enroulées à la base des cornes du taureau ont un nombre de tour plus ou moins imporant selon que le taureau
est classé comme difficile ou non. Si un seul raset peut suffire pour gagner la cocarde ou les glands, il n'en va pas de même pour les ficelles. Il faut d'abord les
démarmailler, les dégager en les sectionnant d'un coup d e crochet pour qu'elles s'éfilochent et pendent aux cornes un peu comme une boucle d'oreille. Pour cela il faut aller aux
ficelles par une suite de rasets successifs. Bien sûr, quand les ficelles sont bien détachées, il est plus facile de s'en emparer, parfois même sans raseter vraiment si le taureau est
placé près des planches. Autant dire qu'à ce moment-là les raseteurs se ruent de tous côtés et foncent pour décrocher le gros lot !
Mais le mérite revient aux raseteurs qui s'attaquent aux ficelles sans savoir si par la suite ils pourront les enlever. Pendant ce temps d'autres, plus calculateurs, ménagent leurs efforts et attendent pour foncer que l'affaire se présente comme un fruit mûr prèt à cueillir. Benjamin Villard, Patrick Matray, avec d'autres aussi bien sûr, font partie de ces fonceurs qui vont chercher le raset sans plus attendre. Ils aiment ce jeu et prennent des risques, notamment celui de travailler pour le compte de ceux qui attendent le bon moment pour surgir et ramasser la mise, et surtout marquer des points au classement.

Même façon d'entrer en piste pour Loïc Auzolle et sabri Allouani.
Tous les yeux sont braqués sur eux.

Groupés et marchant d'un même pas les raseteurs pourtant paraissent seuls.
Chacun pour soi et le taureau pour tous !

Loïc Auzolle, l'envie de gagner !


Azerac (Paulin Niquet) et Mickael Matray.

Azerac (Paulin Niquet) et Mickael Matray qui a arraché avec son crochet quelques brins de ficelle. Mais elle demeure encore en place autour de la corne.
Mickael Matray après son raset court vers les planches . Il a encore un brin de ficelle à son crochet. Il l'a bien démarmaillée autour de la corne d'Azerac. Mais je ne sais plus qui
l'a décrochée pour finir.
Mickael Matray est classé dixième au Trophée. Il peut espérer encore gagner quelques places d'ici le 15 octobre à la finale d'Arles, mais je crois bien qu'il rasete plus d'instinct, par passion que par calcul intéressé.

Mais le mérite revient aux raseteurs qui s'attaquent aux ficelles sans savoir si par la suite ils pourront les enlever. Pendant ce temps d'autres, plus calculateurs, ménagent leurs efforts et attendent pour foncer que l'affaire se présente comme un fruit mûr prèt à cueillir. Benjamin Villard, Patrick Matray, avec d'autres aussi bien sûr, font partie de ces fonceurs qui vont chercher le raset sans plus attendre. Ils aiment ce jeu et prennent des risques, notamment celui de travailler pour le compte de ceux qui attendent le bon moment pour surgir et ramasser la mise, et surtout marquer des points au classement.

Même façon d'entrer en piste pour Loïc Auzolle et sabri Allouani.
Tous les yeux sont braqués sur eux.

Groupés et marchant d'un même pas les raseteurs pourtant paraissent seuls.
Chacun pour soi et le taureau pour tous !

Loïc Auzolle, l'envie de gagner !

Azerac (Paulin Niquet) et Benjamin Villard.

Azerac (Paulin Niquet) et Mickael Matray.

Azerac (Paulin Niquet) et Mickael Matray qui a arraché avec son crochet quelques brins de ficelle. Mais elle demeure encore en place autour de la corne.
Mickael Matray après son raset court vers les planches . Il a encore un brin de ficelle à son crochet. Il l'a bien démarmaillée autour de la corne d'Azerac. Mais je ne sais plus qui
l'a décrochée pour finir.Mickael Matray est classé dixième au Trophée. Il peut espérer encore gagner quelques places d'ici le 15 octobre à la finale d'Arles, mais je crois bien qu'il rasete plus d'instinct, par passion que par calcul intéressé.

Azerac rentre au toril sans ses ficelles, sous les applaudissements du public et avec la musique de Carmen, après avoir effectué une très belle
prestation.