Publié le 10 Novembre 2006

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Pistachié ou Bartoumieu, très beau santon de Paul Fouque, taille 20cm.

Pistachié avant d'être un santon est un personnage de la pastorale Maurel, cette pièce de théâtre qui raconte la nuit de Noël en imaginant comment réagissent les habitants d'un village de Provence quand l'ange Boufareou leur annonce la naissance de l'Enfant-Jésus. L'émotion créée par cet évènement est telle qu'ils décident d'aller lui rendre visite, mais le chemin qui les conduit à la crèche est semé d'aventures.

Pistachié est poltron, ivrogne, niais, il parle beaucoup et ne fait pas grand chose mais il a le coeur sur la main, il rend service à qui le lui demande. Selon les uns, il tombe dans le puits en voulant apporter de l'eau à l'âne de Margarido. Selon les autres c'est suite à je ne sais quel stratagème  par lequel le Boumian l' a persuadé de lui vendre son ombre. Mais tout le monde  est d'accord pour faire de lui un coureur de jupons car c'est un célibataire devenu vieux garçon. Bref c'est un bon vivant. Dans la pastorale d'Audibert intitulée "La neissenço dou Christ" il s'appelle Bartoumieu (Barthélémy). Certains auteurs les distinguent et Marcel Carbonel a réalisé deux santons différents. C'est un valet de ferme, il est souvent représenté portant deux lourds paniers chargés de victuailles, tenant d'une main une morue, une fougasse ou une pompe (un gateau qui ressemble un peu à une pogne) de l'autre. Parfois on voit un collier de saucisse déborder hors du panier. Sa tenue est négligée. Dans la pastorale d'Yvan Audouard il est le mari d'Honorine la poissonnière et chasseur maladroit, il réussit à tuer pour la première fois un lièvre dans la campagne sur le chemin de la crèche. Bref ce n'est pas vraiment un saint, mais on dit de lui qu'il est bien brave même s'il n'a pas inventé la poudre et sa générosité le sauve... Son nom est passé à la postérité. On dit de quelqu'un qui a bu un coup de trop qu'il a pris une belle pistache...

 

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Ce Pistachié ou Bartoumieu n'est pas signé, c'est un très vieux santon,8 cm environ, peut-être date-t'il du XIXème siècle. Il est très patiné, la peinture est très estompée elle manque par endroits. Il manque la morue dans la main droite qui est libre.
Il est modelé d'une seul pièce et on aspect général est très compact, aux formes simples mais bien proportionnées offrant un aspect d'ensemble bien équilibré, structuré. c'est à mes yeux ce qui fait sa valeur et me fait dire, outre sa patine, qu'il est ancien.

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Rédigé par Daniel

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Publié le 9 Novembre 2006

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Pistachié, santon de Patrick Volpes

Ca y est, dans les supermarchés, c'est déjà Noël. Les jouets ont pris d'assaut les rayons et les guirlandes commencent à s'illuminer comme des cerisiers au printemps. Cela peut paraître choquant, mais pour une fois les lois impitoyables du commerce sont peut-être en phase avec la réalité des choses. Installer Noël dès le 1er novembre, jour de la Toussaint même si la fête des morts n'a lieu que le lendemain, ça fait désordre. Pas tant que ça si on y regarde de plus près. Pourtant, je me souviens encore, quand enfant de choeur j'entendais le prêtre chanter en latin le texte de l'Apocalypse de Saint Jean où est énuméré pour chacune des tribus d'Israel, le nombre des élus marqués du sceau de Dieu qu'épargnera l'ange exterminateur. Cela commençait par : "duodecim milia signati", soit 12 000 élus par tribu, 144 000 en tout car il ya 12 tribus. Douze est un chiffre parfait, indépassable en quelque sorte, alors 12 fois 12 ça peut vouloir dire que le nombre d'élus est infini sinon réservé à l'humanité entière. Mais en ce temps-là, je calculais autrement les choses, le seul énoncé de ces chiffres me terrorisait et la menace des foudres de l'enfer m'effrayait davantage que la bombe atomique.   

La Toussaint est la fête de tous les saints du plus grand au plus petit. Le saint ne passe pas forcément sa vie en prières ou au service des autres comme Mère Thérésa. Non, il fait du mieux qu'il peut ce qu'il a à faire, comme ces paysans d'autrefois qui travaillaient dur et s'efforçaient de vivre en harmonie avec la nature, comme ce rémouleur, ce meunier, ce boulanger et même cet ivrogne de Pistachié qui a un coeur gros comme ça. Si les santons n'ont pas la prétention de représenter l'humanité entière, ils forment pourtant un petit monde, celui d'un village provençal tel qu'il vivait au 19ème siècle pour être précis. Mais ces modestes créatures d'argile sont lourdes d'humanité. Elles expriment chacune le meilleur d'elle-même que le santonnier s'efforce de faire apparaître sous son aspect le plus attachant. Leur humanité si provençale, si populaire, si émouvante contient en fait l'humanité en général, toute sa bonté, sa beauté malgré ses défauts, ses guerres et ses tueries. Le santon est porteur de quelque chose d'universel, il offre à notre regard tout le bien et le beau qu'on voudrait trouver dans le monde. On voudrait que tous les gens dans tous les pays soient pareils à lui. Voilà peut-être pourquoi étymologiquement le santon n'est rien d'autre qu'un petit saint, et la crèche est le lieu de convergence qui les fait approcher les grands saints qui formentla Sainte Famille. La Toussaint qui est la fête de tous les saints, est aussi en quelque part celle de tous les santons, tous les "santouns" ces petits saints qui n'ont rien fait d'extraordinaire pour mériter de figurer au calendrier liturgique, sinon d'être le plus humain possible malgré leurs défauts, leur avarice, leur cupidité, leur ivrognerie. Saint Pistachié ça ferait quand même un peu bizarre au calendrier non?

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Rédigé par Daniel

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Publié le 8 Novembre 2006

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Après la femme allaitant un enfant dans ses bras, voici encore un santon qui a un lien direct avec la maternité, c'est la femme portant un berceau sur sa tête et du linge sous un bras. C'est bel et bien d'une sage-femme qu'il s'agit. Elle arrive un peu tard mais comme je l'ai déjà dit, elle va aider la jeune maman de la crèche.

Réalisé par René Pesante, ce santon est fragile car il est en argile crue selon la tradition la plus ancienne.

On trouve dans les crèches d'église les plus anciennes la présence de deux à trois sages-femmes auprès de Marie. J'ai découvert cela aujourd'hui dans le livre d'André François (dans son livre Santouns). Elles ont pour nom d'après lui Martone, Pascolo ou Martouno. Et un auteur comme C. Seignolle estime qu'il doit y avoir  au moins deux femmes au berceau dans toute crèche provençale. Il signale d'autres noms : Garcineto et Dido. Parfois elles ont  à la ceinture une paire de ciseaux.

J'ai déjà présenté la femme au berceau de Marcel Carbonel qui figure dans ma crèche, comme la femme portant une corbeille de linge de Paul Fouque, une sage-femme, qui elle est au premier plan, près de la Vierge comme il se doit. J'ai donc au moins trois accoucheuses dans ma crèche et je respecte donc sans le savoir une vieille tradition.


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A droite de la crèche, la sage-femme, une corbeille de linge à ses pieds, portant un drap dans sa main. Tous les santons sont de Paul Fouque, taille 20 cm.

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Publié le 7 Novembre 2006

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Voici de René Pesante la femme nourrissant son enfant présentée à la place qu'elle occupe habituellement dans une crèche qui est exposée à l'année  chez moi dans une niche. Il s'agit d'un ancien "fenestrou" qui a été fermé, c'est pourquoi on voit encore au fond la barre en métal de protection derrière la jeune mère. Je l'ai installée en bonne place, bien au centre. D'un peu plus, c'est elle qui serait en vedette. Elle regarde la Vierge avec admiration et respect, mais considère vraisemblablement sans le dire pour autant, que son nouveau-né est aussi beau si ce n'est davantage que celui auquel elle vient rendre visite. Toutes les mères pensent ainsi. C'est toujours leur enfant qui est le plus beau de tous.
Tous les autres santons, sauf les animaux et au fond le couple au parapluie, sont de Sylviane Gerbeau-Delchamp dont on peut admirer les oeuvres à la foire aux santons de Marseille. J'ai beaucoup aimé ses santons quand je les ai découverts  il y a déjà pas mal de temps. Chacun de ces personnages a une attitude, un mouvement, un geste qui donne une impression  de vie très forte. on dirait presque qu'ils vont se mettre à marcher ou à faire vraiment le geste dans lequel ils sont figés.
A y regarder de plus près, on se rend compte que les manteaux, capes, tuniques ne sont pas moulés avec le santon, ce sont de minces plaques d'argile disposées sur lui pour l'habiller en épousant la forme du corps et de ses mouvements. C'est la technique du santon d'argile habillé utilisée pour faire des pièces uniques.                  

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Publié le 6 Novembre 2006

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Il manque à ce santon la quenouille qu'elle tient d'une main et file de l'autre. Cette activité ancestrale a disparu depuis longtemps. Il est fini le temps où Ronsard dans ses sonnets pour Hélène  écrivait ses vers :
"Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise aupres du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant :
Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle."
Pourtant la fileuse est un personnage qui a gardé une place importante dans la crèche. A cause de ce qu'elle représente. Son activité est indispensable à ce qui sera ensuite le tissage, la fabrication du linge, de tout le linge de la maison, y compris les langes  qui serviront à emmailloter le nouveau-né qu'apporte dans sa corbeille l'accoucheuse.

Thérèse Neveu, (1866-1946) est la santonnière la plus célèbre de Provence car elle a su apporter un renouveau à la tradition sans la trahir. Elle a eu l'idée de faire cuire ses santons dans le four de son frère potier, Louis Sicard ( l'inventeur de la cigale en céramique). Plus solides, plus faciles à peindre, les santons ont connu alors une diffusion plus large. Contrairement à d'autres, elle n'a pas utilisé d'anciens moules et a créé ses propres personnage en s'inspirant des gens de son entourage ou de célébrités comme Frédéric Mistral qui a servi de modèle à son chasseur. Ses santons sont pleins d'humanité et de tendresse. Ils sont les dignes représentants de toute une population qui s'identifie à eux. On peut en voir quelques uns dans son atelier, situé en haut d'Aubagne, près de l'église, devenu un lieu d'exposition en 1995. Ses enfants ont poursuivi son activité jusqu'en 1972.

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Publié dans #Santons Thérèse Neveu

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Publié le 5 Novembre 2006

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René Pesante, femme allaitant un enfant.

René Pesante a réalisé ce très beau santon d'une jeune mère allaitant son enfant. Après la Vierge portant l'Enfant-Jésus sur ses genoux et la Gitane tenant le sien dans ses bras, après le père portant le sien sur ses épaules, voilà encore un autre symbole fort de l'amour maternel. Cette femme qui allaite est peut-être une nourrice qui vient offrir ses services si besoin est. Robert Canut l'a modelée assise, la poitrine offerte généreusement au nourrisson. Un santon est avant tout un personnage qui vient offrir le meilleur de lui-même, ce qu'il sait faire de mieux, en toute simplicité. De même, d'autres santons, plus traditionnels représentent une femme portant un berceau sur sa tête ou sous un bras pour l'offrir au nouveau-né couché dans une mangeoire. Il y a aussi la femme portant du linge dans une corbeille, comme celui qu'a fait Paul Fouque et qui figure dans ma crèche auprès de la Vierge. Elle pourrait bien être tout simplement l'accoucheuse pour ne pas dire la sage-femme accourant à la crèche pour voir si tout s'est bien passé, éventuellement prodiguer des soins à la jeune mère, la conseiller . Voilà autant de santons qui ont leur place dans une crèche car ils ont un lien direct avec la maternité.

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Ce thème a aussi inspiré Robert Canut sous la forme d'une femme serrant son nourrisson dans ses bras comme pour le montrer et aussi le protéger. Elle est assise, et se trouve ainsi dans la même position que la Vierge à l'Enfant. Elle éprouve le même amour maternel que celui de la Vierge pour son nouveau-né, l'Enfant-Jésus. La crèche est bien avant tout le symbole vivant de cet amour maternel, exprimé de diverses façons selon la sensiblité de chacun. C'est vraisemblablement là qu'il faut chercher une des raisons qui expliquent l'engouement toujours aussi fort du public pour la crèche et les traditions qui l'entourent. Fichier hébergé par Archive-Host.com

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Rédigé par Daniel

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Publié le 4 Novembre 2006

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   J'ai déjà évoqué ici l'importance dans l'univers des santons que représente l'amour d'une mère pour son enfant en mettant en parallèle deux réalisations de Robert Canut : la Vierge à l'enfant et la gitane portant son enfant dans ses bras.
Robert Canut est à ma connaissance le seul santonnier à avoir proposé aussi sa vision personnelle de l'amour paternel. Il suffisait d'y penser comme en atteste ce santon tout simple où un homme, le père certainement, porte un enfant, le sien probablement, sur ses épaules. Il n'est pas rare dans la statuaire religieuse de voir St Joseph avec une fleur de lys dans une main et serrant dans l'autre l'enfant Jésus assis sur son bras. Mais dans la crèche, dans le monde des santons, Joseph est debout ou à genoux dans une attitude souvent comtemplative. Mais la chanson s'en mêle aussi , et c'est un chanteur célèbre qui "prend un enfant dans ses bras". A défaut de pouvoir vous la faire écouter, les paroles sont ici. 

Réflexion personnelle : Comment ne pas être sensible à ces témoignages, ces tranches de vie, rencontrées au hasard de ma navigation sur internet en cherchant les paroles de cette chanson ? A vous d'en juger en allant sur ce site à la mémoire de Gishlain, ou sur celui-ci qui certes a une forte connotation religieuse mais qui illustre à merveille la force de l'amour maternel; c'est pourquoi je le signale sans aucune intention de ma part de vouloir faire du prosélytisme.

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Rédigé par Daniel

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Publié le 3 Novembre 2006

La gitane à l'enfant de Robert Canut a tant polarisé mon attention que j'en ai oublié de présenter les autres santons acquis avec elle.
Je n'ai pas pu résister en voyant ce berger, l'agneau tétant sa mère. Et cette chèvre vient encore compléter la scène. Bientôt ils iront rejoindre le grand troupeau de ma crèche.
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Je n'avais pas non plus cette bergère luttant contre le mistral qui fait voler sa cape. Cette scène fait penser bien sûr au célèbre coup de mistral de Paul Fouque qui est repris sinon copié par beaucoup de santonniers. Ce n'est pas le cas de Robert Canut qui a réalisé ici une  oeuvre très personnelle, en donnant au vêtement du personnage un mouvement évocateur à souhait de la puissance du mistral. Et toujours des couleurs sobres, simples, naturelles. Un santon magnifique.

 

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Un autre santon tout aussi magnifique que ce couple de vieux assis sur un banc. Les vieux ont une place importante dans la crèche. Ils ont la mémoire de tout ce que les ancêtres leur ont transmis et appris. Ils ont ce savoir auquel s'ajoute l'expérience de la vie qui leur confère la sagesse. Aujourd'hui les vieux sont dans des maisons de retraite et pour être considéré il faut soit être soit rester jeune. Le jeunisme est la norme de rigueur pour qui veut rester dans le coup. Les vieux pour durer doivent singer les jeunes. C'est vrai pour les hommes politiques qui s'imaginent nous cacher  leur vieillesse. Pour les célébrités, renoncer à rester jeune c'est finir par tomber dans l'oubli. Même les grands patrons sont éclipsés par les jeunes loups, mais eux s'arrangent pour ne pas partir les poches vides. Chez nous on disait " fai michian se faïre vieil" (en phonétique), il fait mauvais se faire vieux. C'est sûr mais cela voulait dire en fait qu'il faut savoir vieillir le mieux possible.

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Publié dans #Santons Robert Canut

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Publié le 2 Novembre 2006

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Séguret fait partie des plus beaux villages de France. Il domine la plaine des Côtes du Rhône, entre Vaison la Romaine et les dentelles de Montmirail. Quand on voit défiler les paysages de la Drôme provençale, dominée par le Ventoux, on a l'impression de voir des paysages de crèche où il ne resterait plus qu'à disposer les santons. Séguret à lui seul est une crèche vivante. On s'attend à voir surgir à chaque coin de rue tous ces personnages de la crèche provençale qui font notre bonheur. 

 

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Chaque année les gens du village interprètent la pastorale à l'église lors de la veillée de la Noël, avant la messe de minuit. Le cortège des santons commence dans les rues qui montent vers l'église. Chaque année c'est la même histoire que font revivre ces acteurs d'un soir qui connaissent leur rôle par coeur. Les paroles du texte ne sont pas écrites et se transmettent oralement de génération en génération.

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Rédigé par Daniel

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Publié le 1 Novembre 2006

Je termine ma visite chez Robert Canut par ce pécheur au filet, santon de grande taille. On le trouve surtout dans les crèches marseillaises. Celui-ci a un visage particulièrement réussi, surtout son regard qui est très vivant. Avec son bonnet, sa pipe, sa barbe, il a vraiment le physique de l'emploi.

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Le santonnier modelant une Vierge à l'Enfant.
Un hommage de Robert Canut à la Bonne Mère. Il a choisi pour se représenter au travail la scène la plus belle de la crèche, qui est aussi la scène la plus belle scène au monde, celle d'une mère portant son enfant sur ses genoux...

 

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Et enfin une vue de l'atelier avec un bel exemple de crèche installée devant des coupures de presse affichées sur le mur.
Merci à Robert Canut pour ses moments de pur bonheur vécus dans son atelier cet après-midi là de septembre, à Tulette, dans la Drôme provençale, pas loin du Ventoux, près de Séguret et des dentelles de Montmirail, au coeur du célèbre vignoble des Côtes du Rhône, dans ce pays béni des dieux. Ce jour-là, les vendanges avaient déjà commencé, mais avec mes amis ce sont des santons que nous avons récolté...

 

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Rédigé par Daniel

Publié dans #Santons Robert Canut

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