lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
...
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Voici quelques portraits de personnes plus ou moins âgées, parfois jeunes, pas toujours minces et grandes, parfois les traits marqués par le poids des ans. Mais toutes et tous ont un charme naturel, une élégance qui reflète leur personnalité. Ces gens sont authentiques, simples, provençaux dans l'âme. Ces arlésiennes représentent la tradition en étant tout autant que la reine et ses demoiselles des ambassadrices du pays arlarten. En les croisant lors du déflié, mon regard s'est posé sur elles et eux un instant. Ils et elles m'ont ému bien que je ne sache rien de leur histoire, de leur vécu avec leurs peines, leurs joies. Je veux leur rendre hommage et les remercier de s'être prétées de bonne grâce à poser devant mon objectif.
Et tant mieux si tous ces visages peuvent encore une fois émouvoir d'autres personnes que moi, vous par exemple qui parcourez mon blog et prenez comme moi le temps de leur porter attention. Je souhaite que vous puissiez imaginer sinon trouver dans leur regard ce qu'il ya de meilleur, d'humain, ce je ne sais quoi qui nous donne ce sentiment de partager avec les autres ce que la vie nous offre de plus beau.













à suivre...
Encore une fois retour sur Arles. Mais pas pour les santons, ni pour les crèches ni pour la cocarde d'or ou la finale du
trophée des as, mais cette fois, pour un jour de fête de la plus haute importance, un événement qui tous les 3 ans marque l'histoire de la ville et mobilise la population en ce 1er mai .
D'abord la confrérie des gardians célébre en ce jour son patron St Georges au cours d'une messe solennelle à Notre Dame de La Major. Ensuite et surtout il s'agit pour tous les arlésiens
et arlésiennes et les amoureux de la Camargue rassemblés d'assister à l'élection de la nouvelle Reine d'Arles. Il était déjà 13 heures lorque le Maire est venu au balcon de la mairie proclamer
Caroline Serre comme 20ème souveraine en titre.
Tout a commencé le matin par un grand cortège qui est parti des Lices. Parcourant les vieilles rues, les groupes traditionnels et les gens du pays portant comme il se doit le costume
de fête ont fait une halte devant la statue de Frédéric Mistral pour se recueillir, avant de monter vers l'église pour la bénédiction des chevaux et la célébration de l'office
religieux.
Une grande ferveur populaire se dégage tout au long de la manifestation qui est un acte de foi authentique dans les valeurs portées par la tradition, et pas un simple spectacle
folklorique offert aux touristes, nombreux certes, mais noyés dans la masse des participants locaux.
La nouvelle Reine a été choisie avec ses 6 demoiselles d'honneur après plusieurs épreuves auxquelles les candidates ont été soumises portant sur la connaissance de la langue provençale,
l'histoire du pays, sa culture, l'ensemble des traditions notamment celles se rapportant au costume. Bref, tout ce qu'il faut savoir pour représenter au mieux pendant 3 ans Arles et la
Camargue.
photo Yves
photo Yves





photo Yves

photo Yves
photo Yves.
La foule immense sur la place devant la mairie et le parvis de St Trophime.
photo
Yves
Dans la foule, des visages pas complètement inconnus...
Yves qui porte le costume aussi naturellement que s'il le mettait tous les jours et Marie qui ferait une reine magnifique si elle habitait le pays d'Arles.
photo yves.
Fannie et Marie devant St Trophime.
Merci à Yves pour ses photos,
les autres sont personnelles,
leur reproduction est interdite.
Voilà qui paraît évident. Il semble bien que oui, par tolérance, par respect pour les autres ou simple courtoisie, on se plie bon gré mal gré à la
règle qui veut que des goûts et des couleurs il ne faut pas discuter. Chacun aime ou n'aime pas selon ses propres critères sans pouvoir parfois en rendre compte ni l'expliquer
avec les mots qu'il faut. Il n'est qu'à lire les commentaires des livres d'or ou des forums sur internet pour comprendre ce que redondance banale veut dire. Même quand une oeuvre semble
réaliser l'unanimité au vu du nombre important de commentaires flatteurs. On retrouve toujours plus ou moins les mêmes formules du
genre: "c'est extraordinaire, très beau, superbe, merveilleux, magnifique !"
Faire des commentaires plus pertinents passe par une réflexion plus approfondie qui va au delà
du seul sentiment d'admiration spontanée éprouvé quand on se trouve nez à nez avec une oeuvre. La réflexion ensuite, en y regardant de plus près, va soit atténuer notre enthousiasme soit au
contraire l'augmenter en le nourrissant. Encore faut-il vouloir passer au stade de la réflexion, dépasser l'émotion première. Le beau s'enseigne et s'apprend.
Il n'est pas nécessaire d'étre un spécialiste de l'histoire de l'art et de son évolution à travers les époques. C'est dit-on, une affaire de culture générale. Qui s'intéresse à l'Art, aux
différents modes d'expression des civilisations et de leurs cultures trouve là matière à formuler des jugements esthétiques mieux argumentés qui ont plus de poids et d'autorité que
de simples "ça j'aime ou j'aime pas".
L'art obéit à des critères, des règles qui permettent de se prononcer sur ce qui est beau et ce qui ne l'est pas. Le plaisir que j'éprouve en
m'extasiant devant une oeuvre d'art n'est donc pas un simple plaisir d'ordre physique, sensuel. Au plaisir des sens vient s'ajouter celui de l'intelligence, de l'esprit. Et ce plaisir là doit
s'apprendre. C'est ce qu'on appelle la culture: un plaisir difficile.
Pour illustrer cela j'ai choisi des oeuvres d'une grande artiste, Liliane Guiomar (exposées au salon D'Arles). Ses santons sont de véritables sculptures et il est difficile dès qu'on les voit
de ne pas les aimer.
Il n'en va pas de même avec ses santons anonymes, présentés lors de la journéee des collectionneurs à Montpezat, le 23 décembre dernier. Modelés grossièrement sans souci du détail, ils ont
aussi subi les ouvrages du temps. Bref ils n'ont a priori rien qui mérite qu'on leur porte attention. Pourtant quand on y regarde de plus près derrière la maladresse du geste on découvre des
formes simples, compactes d'où se dégage une force et une réelle sensibilité d''expression. Ces santons nous parlent et nous émeuvent car le santonnier oublié a su transmettre tous ces
sentiments, toute le vie de ses personnages à travers ses formes maladroites et ses couleurs simples. Oui mais il faut y regarder de plus près, chercher leur vérité. Comparés aux oeuvres de
Liliane Guiomar, il n'y a pas photo semble t'il. La comparaison semble impossible sinon déplacée, choquante pour certains. Et pourtant ces créatures frustres sont diablement attachantes !







