Mercredi 14 janvier 2009
Voici la troupe des villageois entrant dans les arènes plus habituées à voir courir les taureaux de Camargue que défiler les santons, même si les belles arlésiennes en costume et les gardians à cheval ont l'habitude pour les grandes occasions d'entourer les raseteurs lors des capelados. Les arènes sont dans nos pays le lieu incontournable de nos fêtes traditionnelles. Installées souvent en plein coeur du village elles représentent un peu son âme et ont presque autant d'importance que l'église ou la mairie. Alors tout le monde trouve normal que les gens de Bethléem viennent les occuper. J'exagère à peine. D'un peu plus l'enfant-Jésus pourrait bien naître au beau milieu des taureaux sans que cela surprenne pas tant que ça les gens du pays. Ici la Coupo Santo fait plus que bon ménage avec le Minuit chrétien. L'une et l'autre sont chantés avec la même conviction d'appartenance à cette terre où pousse la saladelle et aussi le chêne kermès de nos garrigues.
La façon de vivre d'aujourd'hui nous fait oublier la terre d'où nos valeurs sont nées, forgées par le dur et pénible travail des champs, changeant au rythme des saisons. Et la crèche avec ses santons représentant nos ancêtres de jadis, nous enseigne les valeurs de notre passé rural. Elle nous permet de les redécouvrir, de nous les approprier en les faisant revivre l'espace d'une fête. A Vendargues, 3 jours avant Noël nous avons hérité du plus beau des cadeaux, celui que nous a offert notre passé retrouvé. Merci Vendargues.



















































A
suivre...
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