La crèche et les santons de l'église de Lurs

Publié le 25 Février 2011

 

La crèche  et les 17 santons classés de l'église de Lurs

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_160420_.JPG

 

 

 

 

 

Pas loin de Forcalquier, Lurs,  un village de Haute Provence, perché au-dessus de la vallée de la Durance, n'est pas facile d'accès et paraît bien loin de tout.... Il faut vraiment  y aller exprès. 

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_160050_.JPGTypiquement provençal, pittoresque à souhait, il a défrayé la chronique judiciaire dans les années 50 avec l'affaire Dominici qui lui a valu une célébrité à l'opposé de la fierté légitime que Lurs puise dans son passé historique.

 

L'histoire du village se perd dans la nuit des temps. Des traces de vie  remontent au néolithique. Fondé dit-on par Charlemagne,  il a séduit les évêques de  Sisteron qui venaient ici en villégiature.

Lurs nous séduit encore avec son beffroi, son château, ses ruelles et façades de l'époque médiévale mais aussi du XVIIème, ses champs d'olivier et son moulin à huile, réputé pour être le plus vieux encore en activité. Les olives y sont encore écrasées de façon traditionnelle, par des meules en pierre. Un authentique pressage à froid y est pratiqué.

Lurs offre une vue impressionnante sur la vallée de la Durance et un beau panorama sur les montagnes alentours.

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_160549_.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'entrée du village la chapelle St Michel

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_154956_.JPG

 

 

 

Mais ce qui nous intéresse en cette journée hivernale de fin décembre 2010,  c'est de découvrir la crèche de l'église avec ses 17 santons classés.

De 30 à 40 cm  de hauteur, les santons (datant  de 1845 ou 1856 selon les sources) ont été classés objets de monument historique en 1986.

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_154528_.JPG

 

La crèche est toute simple mais accueillante, à l'image de la personne qui nous accueille et qui veille sur les lieux.

Assise près du poêle, elle nous invite à nous rapprocher pour nous réchauffer. Juste à côté, au pied de la crèche sont déposées les offrandes.

On croirait presque qu'elles nous sont destinées.

Elles sont composées des produits du terroir, fruits, lavande, huile d'olive, miel, mais aussi, comme le veut la tradition, le sel, le pain, les oeufs, l'allumette.

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_152919_.JPG

 

La nature est aussi en fête, très présente dans le décor, essentiellement végétal, verdoyant, fleuri, disposé simplement sans recherche d'effet particulier.

Cette simplicité nous touche, car elle est vraie, émouvante, à l'image de cette dame âgée qui s'efforce de faire la crèche au mieux malgré son âge avancé.

Gardienne de la tradition, un peu comme la marraine provençale, elle incarne la sagesse des anciens et, telle une Parque romaine, son sourire entendu semble contenir à lui seul la mémoire et la destinée de tout un pays.

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153148_.JPGLes santons sont à l'image de la crèche. Cet écrin leur va à merveille, ils se présentent tels qu'ils sont, marqués par les ans, un peu cabossés, fatigués comme leurs habits usés, mais pourtant sereins, l'air joyeux, heureux d'aller voir le nouveau-né.

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153004_.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils nous rappellent s'il le fallait que la vie des paysans jadis n'était pas facile, que la tâche était rude.

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153319_.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La sage femme portant un berceau dans une main et du linge dans l'autre..

 

Une orante (femme priant) à genoux

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153208_.JPG

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153136_.JPG

 

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153103_.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nourrice ou la femme portant un enfant dans ses bras.

Un paysan.

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153054_.JPG

 

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153610_.JPG

 

 

 

 

Un orant à genoux.

 

 

 

 

 

 

La nourrice.

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153730_.JPG

 

 

 

 

Paysan de dos.Détail sur son costume.

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153621_.JPG

 

 

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153155_.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tambourinaïre.

 

L'enfant à lanterne. Il est à l'image du nouveau-né qui apporte la lumière au monde.

 

 

 

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153645_.JPG

 

 

 

 

 

 

Près de la crèche sur un autel les rois mages en route se préparent.

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153635_.JPGIls forment un ensemble de belle harmonie. Richement habillés mais sans ostentation, à l'image des autres santons.

 

 

 

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153818_.JPG

 

 

 

 

 

 

Et pour finir, retour sur Marie, Joseph et la Nativité.

 

 

 

 

 

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_153811_.JPG

 

Joseph

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs_2010_12_29_152941_.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Nativité et la joie de la nature en fleurs. C'est l'enchantement de Noël...

 

http://www.archive-host2.com/membres/images/77561342/salons__expos_santons_2010/Lurs/Lurs-carte-alpes-04.jpg

Cliquer sur l'image pour ouvrir le diaporama ou le voir ci-dessous automatiquement.

En 2010, la crèche pouvait se visiter tous les jours du 26 au 31 décembre, de 14h à 17h. Et le dimanche du 2 janvier au 2 février de 14h. à 17h.

Contact : 04 92  78 75 06

 

Autres regards sur Lurs

Quand la réalité dépasse la fiction :

par un éffroyable orage, la foudre s'abat sur l'église tuant net le curé !

Le 17 août 1770 à 6 heures et trente minutes du matin, une grande partie des paroissiens de Lurs assistait à la messe en l'église paroissiale quand commença un éffroyable orage. Des trombes d'eau s'abattaient sur la commune, de violents éclairs zébraient le ciel; certains paroissiens sentaient monter de terribles appréhensions.

L'orage s'approchait, le fracas du tonnerre vrillait les oreilles des paroissiens apeurés; le coeur de l'orage passait au dessus de l'église.

Soudain, alors que le curé allumait un cierge, la foudre s'abattit sur l'église et tua le curé tout net. Elle renversa aussi six autres personnes proches, semant un vent de panique chez les paroissiens; l'église paraissaît de feu.

Un autre coup de tonnerre, plus violent que le précédent, bouscula et renversa 80 personnes alors que le bedeau, qui sonnait la cloche et avait laissé son chapeau à dix pas, retrouva son galurin entre ses bras. Un autre se vit enlever les souliers de ses pieds qu'il avait fort large, comme le sont les pieds des paysans. Il retrouva ses chaussures à quelque distance, sans qu'elles ne fussent brûlées ni abîmées et même les boucles métalliques ne subirent aucun outrage de la foudre. Un rideau, couvrant un retable, fût enlevé de sa tringle que l'on retrouva à l'identique dans ses pitons. Il faut qu'elle fût soulevée par le tonnerre qui, dans le même instant, fit glisser les anneaux et reposa la tringle à sa place d'origine avec la force et la rapidité que tout le monde connaît à ces météores.

Récit extrait du site Tchinnggiz : http://www.tchinggiz.org/lurs.html

 

Pour en savoir plus :

Les historiens s'accordent à attribuer à Charlemagne la fondation de Lurs. Au début du IXème siècle, l'empereur plaça les lieux sous la tutelle des évêques de Sisteron, lesquels y construisirent leurs résidences d'été. Ce bâtiment rectangulaire, massif, résulte de plusieurs campagnes de construction. Sur sa gauche, des pans de murs en moellons de calcaire et la base d'une tour datent du Moyen-Âge. De là, part la promenade des évêques, allée bordée de quinze oratoires, qui mène à la chapelle Notre-Dame de Vie.

D'autres bâtiments à vocation religieuse subsistent aujourd'hui dont le Séminaire et le Prieuré Saint Charles Boromée. L'église, attestée dès le IXème siècle, a été maintes fois remise au goût du jour et agrandie pour s'adapter à l'évolution démographique. Son portail monumental est assorti d'une porte ouvragée et son clocher à peigne accueille 3 cloches. La tour de l'horloge, couronnée d'un campanile en fer forgé, enjambe la ruelle qui commande l'accès au vieux village. Des linteaux de portes et des encorbellements monolithiques, des fenêtres à meneaux sont autant d'éléments d'architecture ancienne à découvrir.

Dans les années 1 960, un théâtre de plein air a été construit sur des ruines pour accueillir des manifestations culturelles comme  les « Rencontres de Lure » devenues le « Chemin des écritures ».

 

Le patrimoine bâti domestique, sauvé des ruines depuis quelques décennies, dénote une restauration de bon goût qui a valu au village d'être inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques.

Une petite route rejoint le plateau de Ganagobie, enjambant un pont romain, vestige de la Voie Domitienne qui reliait Briançon à Arles en longeant la Durance. Au sud, la chapelle de Notre Dame des Anges se dresse sur les ruines d'Alaunium, station romaine bordant cette même voie, et jouxte les restes d'un aqueduc. Ces ouvrages demeurent des témoins tangibles de l'impact de la romanisation qui a fortement marqué ces hautes terres de Provence.

Site provenceweb : http://www.provenceweb.fr/f/alaupro/lurs/lurs.htm.

Site officiel de la commune : http://www.lurs.fr/


Rédigé par Daniel

Publié dans #Crèches d'églises

Repost 0
Commenter cet article