Derniers regards sur ma crèche avant le départ des santons.

Publié le 30 Janvier 2010


Avant le grand sommeil des santons
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C'est ainsi, malgré le froid de l'hiver qui n'en finit pas, avec la Chandeleur et ses cierges de procession colorés de vert sur leur partie basse, là où la main les tient, qu'on le veuille ou non la lumière du jour, que le soleil se montre ou non, est bien là à nouveau, plus brillante. Elle annonce le renouveau. Les jours sont plus longs, plus éclairés. La lumière encore une fois prend le dessus et la couleur verte du cierge nous rappelle que le printemps s'approche à grands pas.

L'âne et le boeuf vont quitter l'étable pour les prés. Les santons offrent un autre regard et à défaut de retourner dans leur prison de carton voici qu'ils deviennent parfois de simples objets d'art ou de curiosité disposés en rang serré sur des étagères, offerts à nos regards pour leur faire profiter de la lumière nouvelle, leur éviter un séjour prolongé dans l'obscurité des emballages ou des greniers.

Avant le grand sommeil des santons, je me rends compte que je n'ai pas présenté ici les scènes nouvelles qui se sont invitées cette année dans ma crèche. Il est donc grand temps de les soumettre à votre jugement.


Fichier hébergé par Archive-Host.com Scène du puits de la Pastorale Maurel. Nos joyeux compères ( le meunier Barnabeu, le rémouleur Pimpara, l'aubergiste, Roustido, Giget ) ont trainé sur le chemin de la crèche, ils ont mangé à l'auberge, ils ont un peu trop bu aussi, bref Pistachié après avoir vendu son ombre au gitan apeur de lui et tombe dans le puits, Margarido lève les bras au ciel tandis que tous tirent sur la corde pour libérer Pistachié.
Santons de Sylvie de Marans

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Scène des vignerons pour évoquer le souvenir de l'activité viticole du village jadis.

Les villageois étaient alors presque tous viticulteurs. 
Les 3 santons au centre de la scène et au premier plan sont une création d'Henri Vézolles, la construction est de Gérald Roux.
Au second plan: vieux assis sur un banc de Roger Jouve, homme au tonneau d'Isoline Fontanille, femme aux paniers de raisin de Roger Jouve et homme au tonneau de Robert Canut


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Le berger ravi à la lanterne d'Henri Vézolles est venu avec ses bêtes agrandir les rangs du troupeau.
Je l'ai déjà fait voir, je reviens vers lui car c'est un santon chargé de symboles : porteur de lumière, il s'émerveille en découvrant la crèche mais aussi  la beauté du monde et de la nature qu'il connait si bien.

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A l'écart du monde de la crèche, loin de tout, voici à droite de la photo, le gitan et la gitane à l'enfant dans ses bras, signés Robert Canut,
ils vont aussi vers la crèche, mais le ravi ( celui de Marcel Carbonel), la femme à la poule ( Canut), le rémouleur et l'homme à la lanterne ( Canut) se tournent vers eux et admirent leur enfant, comme s'il était l'enfant de la crèche. La fermière va même jusqu'à leur offrir la poule destinée à la sainte famille, un comble !
C'est la crèche gitane, une crèche dans la crèche, un clin d'oeil pour rendre hommage à une population toujours aussi mal aimée de nos jours et rejetée par la société qui a peur.  

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Je reviens encore pour finir sur cette scène déjà présentée montrant l'ange du berger porteur de lumière, éclairant le monde.
Normalement il est invisible, c'est l'ange gardien du berger ( Bernard Fontanille), c'est lui qui guide ses pas. En réalité, il achèvet le travail de l'ange à l'aile cassé qui s'est blessé en apparaissant aux bergers. Enfin, c'est comme ça que je vois les choses depuis que j'ai décidé de ne pas recoller l'aile de l'ange cassé suite à une mauvaise manipulation. Je ne reviens pas sur cette aventure que j'ai déjà racontée ici. Je crois savoir que malgré tout l'ange blessé vole tant bien que mal en battant de la seule aile qui lui reste. Simplement il met davantage de temps pour prendre son vol et il réalise aussi en ragardant les choses de plus près, que la vie sur terre ça se passe pas tout le temps comme dans un jardin de roses, que les pauvres humains n'ont pas toujours la vie belle. C'est toujours risqué, même pour un ange, de descendre sur terre et je crois bien que même St Michel malgré tout le courage qu'il se donne a parfois bien du mal à terrasser le dragon...
 

Rédigé par Daniel

Publié dans #Mes crèches

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gregoire 31/01/2010 09:42


Merci encore pour cette poèsie calendale. Que Dièu nous alegre et nous fague la graci de vèire l an que vèn.A bèn lèu.Amista prouvençalo.