Journée de la femme et féminitude

Publié le 8 Mars 2007

Journée de la femme ? Allons bon, qu'à cela ne tienne! Il ne manque pas de santons pour célébrer dignement l'événement! J'ai choisi de faire un gros plan sur cette femme portant avec élégance le costume d'arlésienne. Souriante, elle porte une cruche d'eau ou une sorte de gourde avec un goulot au centre pour boire au jet. D'où cette expression de chez nous, boire à la gourdelette. Etant enfants, nous avions transformé cela en boire à la gourgoulette ou à la gargalette.

Voilà une image très traditionnelle de la femme accomplissant la corvée domestique de l'eau. Les féministes n'apprécieront pas. J'avoue enfin que j'aurai du mal à trouver un santon de femme présentant une forme de féminitude répondant aux exigences de notre temps.

Le monde des santons qui est celui de la vie rurale de jadis n'a pas grand chose à voir avec le nôtre aujourd'hui, même si de nos jpurs c'est encore parfois ou souvent la femme qui cuisine pendant que le mari regarde la télé. Et la parité en politique comme dans les entreprises a du mal à s'imposer. A travail égal c'est encore trop souvent salaire inégal pour les femmes.

Une personalité politique très en vue dans l'actualité qui s'est faite remarquer pour son invention d'un mot en "ude" a remis hier dans un discours le mot féminitude à la mode. C'est oublier que c'est Simone de Beauvoir qui la première a utilisé le terme de féminitude par analogie avec celui de négritude, pour désigner la difficulté à faire valoir la spécificité féminine dans un univers de pouvoir masculin. Simone de Beauvoir qui a formulé cette phrase toujours d'actualité: "on ne naît pas femme, on le devient".

Une oeuvre de Roger Jouve (18 cm) santonnier à Luynes.

Rédigé par Daniel

Publié dans #lou santonejaire

Repost 0
Commenter cet article

Patrice Lucquiaud 09/03/2007 11:34

Je pense que dans la société rurale  des siècles précèdant le nôtre,  tout neuf... la femme s'accomodait de sa condition et tenait une place véritable au foyer y trouvant sa dignité , ayant la satisfaction d'élever sa progéniture et de nourrir les hommes qui travaillaient dur ... Qu'ils soient assis à la table tandis qu'elle, debout près de la lâtre, surveillant ses chaudrons en mangeant sur le pouce.. la femme , maîtresse de maison, n'y trouvait infamie ou injustice. C'était son rôle  sa dignité à elle : servir . C'était beau et respectable . C'était la Mère , vértablement .Aujourd'hui les hommes, devant leur télé, ne sont plus fatigués, il sont stressés... comme leur femme, devant leur "micro onde"...Amitiés Daniel Farfadet

Claude DUBOIS 09/03/2007 08:24

Mon cher Daniel
Je ne peux pas laisser passer ton dernier article sans y répondre.
Je suis très fier de te compter parmi mes amis.
Ton style, tes connaissances, ton humour sont un plaisir.
A bientôt.
Claude