La crèche du jour de Noël : tout èro bèn coume i'èro esta anouncia.

Publié le 29 Décembre 2008

Voilà enfin les photos de ma crèche dans sa présentation du jour de Noël. Joseph, Marie et l'Enfant sont bien à leur place et leur présence donne soudain tout son sens à cette scène où chaque personnage joue son propre rôle pour commémorer cet événement vieux de 2008 ans que notre culture s'est appropriée en peuplant la crèche de santons. L'histoire de la Nativité racontée par nos Pastorales n'est plus tout à fait conforme au récit des Evangiles. Bethléem se déplace dans nos villages. Aux bergers éveillés par l'Ange viennent s'ajouter nos villageois. Ensemble ils se dirigent vers l'étable pour aller adorer le Nouveau-Né. La scène de l'adoration des bergers a inspiré les plus grands peintres et dans de nombreuses églises le soir de Noël a lieu le pastrage, l'offrande de l'agneau porté sur une petite charrette attelée à un bélier. Ailleurs ce sont les produits du terroir que viennent offrir les gens du pays en costume traditionnel. A Séguret c'est le Mystère des Bergers dont les paroles transmises oralement depuis des générations ont été consignées par écrit il y a peu popur ne pas les perdre.
Toutes ces traditions sont vivantes, ancrées au coeur des gens attachés à leur pays. Elles sont fortes, ont un sens profond, mais elles sont fragiles et sont souvent dévoyées par un tourisme de pacotille qui les ravale au rang de simple marchandise. La démarche culturelle est remplacée trop souvent par l'acte touristique consistant à acheter un objet, un séjour, un repas, une visite, autant d'actes porteurs d'une émotion furtive tintée de couleur locale. Le santon est devenu une industrie, il a son marché, ses techniques de vente en grande surface qui n'ont rien à voir avec nos boutiques des marchés de Noël. Désormais, pauvre de nous, on n'hésite pas à faire une étude de marché avant de lancer un nouveau modèle qui sera bien sûr accompagné de son emballage pour mieux le vendre. On appelle ça la technique du packaging. Le drame c'est que dans cette affaire, les traditions,  dévoyées au rang de marchandises de luxe pour bobos en manque d'authenticité ou de produits populaires banalisés  pour touristes pressés, perdent tout leur sens, leur vraie raison d'être et à ce jeu les vrais santonniers, les petits artisans gardiens fidèles de nos traditions tirent de plus en plus le diable par la queue. Tout cela je l'ai déjà dit cent fois. Je le sais, je me répète et je rabache mais il faut rester vigilant, défendre nos traditions contre une certaine exploitation commerciale qui a des allures barbares inquiétantes. Le sens profond des choses, de certains gestes, rites et arts de vivre, se perd dans la nuit des temps et ne peut pas se vendre sans se dénaturer. Non, nos traditions comme nos âmes ne sont pas à vendre.



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Leituro dóu Sant Evangèli segound Sant Lu
2: 15 à 20

Quand lis ange lis aguèron leissa, li pastre se disien entre éli:

—Anen à Betelèn pèr vèire ço que s'es passa e que lou Segnour nous a fa saupre.

Se despachèron de i'ana e troubèron Marìo e Jóusè e l'Enfantoun coucha dins la grùpi.

Quand aguèron vist, faguèron saupre ço que i'èro esta di d'aquel Enfant, e tóutis aquéli que lis ausissien èron dins l'amiracioun de ço que ié disien li pastre.

Marìo recatavo tóutis aquéli causo e li remenavo dins soun cor.

Li pastre s'entournèron en glourificant e lausant Diéu pèr tout ço qu'avien ausi e vist:

tout èro bèn coume i'èro esta anouncia.


Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres:


-"Allons jusqu'à Bethlehem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître." Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche.


  Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement de ce que leur disaient les bergers.


  Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son coeur.


  Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.





Rédigé par Daniel

Publié dans #Mes crèches

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DEBLA 30/12/2008 06:30

Cette crèche reflète toute la Provençe. Il y a tout l'amour de ce beau pays dans les textes . Je suis vraiment heureuse d'avoir trouvé ce blog . Encore merci pour ce beau partage...