lou santonejaire

Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.

Mon blog raconte des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village et autres radotages sur le passé ou la vie d'aujourd'hui.

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Dimanche 19 mars 2006

couple de vieux sur un banc de Roger Jouve.

Les vieux sont présents dans la crèche sous les traits de divers personnages. A l’image des vieux de la vie des villages d’autrefois. Ils occupaient une place importante car ils transmettaient leur ’expérience et leur savoir. On les écoutait car on les respectait même si par derrière on se moquait d’eux, de leurs manies, de leurs défauts. On les affublait souvent d’un surnom. Je me souviens de ce vieux qu’on appelait « la liberté », une voisine « pendola » car sa démarche était saccadée de droite à gauche. Un autre, petit et sec « graoutillou » par allusion à ce petit bout de gras qu’on met dans la fougasse et qui en cuisant se rabougrit. Mon grand’père qui était très économe était affublé du nom de « rastel » et son fils, mon oncle « rastelou ».

Ils allaient faire la belotte au café. Ils se rencontraient chaque jour, qui chez le forgeron, qui chez le bourrelier ou le charron. C'était la meilleure façon de commenter et de colporterles nouvelles du village, de raconter les souvenirs du service militaire, de la guerre et de l'occupation allemande.

Les vieux essayaient d’arranger des mariages, mais pas toujours avec succès. Il n’y avait pas de maison de retraites, ils vivaient en famille avec leurs enfants et petits enfants. Ceux qui n’avaient plus de famille habitaient seuls ; c’était souvent les plus pauvres.

Les vieux mouraient à leur maison, dans leur lit. Après l’angelus du midi ou du soir, quand la cloche de l’église sonnait le glas, tout le monde comprenait que quelqu’un était mort. Le son parvenait au loin dans la campagne où travaillaient les paysans. Les suppositions allaient bon train, d’autant plus que le son du glas était différent selon qu’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. Tout le village se sentait concerné et chacun allait comme on disait « faire sa visite ». Voisins ou amis veillaient le mort.

Vivant ou mort, chacun avait sa place au village, il n’y avait pas d’exclus. Comme tout le monde vivait le plus possible en autarcie et sans rien gaspiller, la pauvreté ne se montrait pas du doigt et le solidarité était vécue au quotidien. Les vieux avaient la mémoire des choses, ils étaient l’âme du village.

par Daniel publié dans : crèches et santons
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Commentaires

Il ne faut pas oublier les vieux de la Pastorale d' Yvan Audouard:


Grasset et Grassette (appelés parfois par certains santonniers "La Brassado": (Bras dessus, bras dessous comme deux amoureux qu'ils sont restés malgré leur âge) symbole de l 'amour éternel, de la tendresse, de la fidélité.


Le couple Margarido, Jourdan.


Margarido: (femme de caractère qui domine un peu son mari), mais joviale et bonne, elle porte les oreillettes et les 13 desserts au fond de son panier.assise sur son âne, elle devance son mari et semble le houspiller pour qu'il aille plus vite.


Jourdan: brave homme un peu hébété à cause des colères de sa femme (pour se dépêcher, il est  tombédans le vaisselier juste avant de partir...).


Rustido: le troisième vieux de la pastorale. Il est célibataire et ami de Jordan et Margarido qu'il essaie sans sesse de raccomderlors de leurs nombreuses disputes. Il est bien habillé et porte aussi le haut de forme, symbole de richesse, force et virilité.


 


 

commentaire n° : 1 posté par : alysiane le: 20/03/2006 10:49:16
Je ne les oublie pas , mais je ne vais pas aussi  vite ! J'en garde un peu pour les autres jours, sinon mon blog sera vite terminé!
réponse de : Daniel (site web) le: 20/03/2006 19:42:26

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