Tambourinaïres et arlésienne

Publié le 14 Mars 2006

 

 

 photo Marie-France

Voici un gros plan sur les deux tambourinaïres de Paul Fouque et la belle arlésienne de Christiane Devouassoux.

J'ai rarement vu une robe peinte avec autant de détails aussi fins que précis, avec une touche artistique personnelle telle qu'il s'agit bien d'un santon et non de la reproduction fidèle d'un modèle.

 

Les deux tambourinaïres de Paul Fouque ont leur histoire. A vrai dire, je l'ai un peu oubliée. Je crois sans être bien sûr que l'un d'eux est le portrait d'un proche de Paul Fouque et l'autre représente un tambourinaïre célèbre, André Gabriel.
Les visages des personnages et leur gestuelle sont tellement vrais qu'on les croirait vivants. Le fait est qu'ils ont été créés en nombre limité et j'ai eu la chance de les découvrir au cours d'une de mes visites à la maison Fouque où je vanais régulièrement.

 

Le tambourinaïre selon moi, partage avec l'arlésienne le rare privilège d'être un des personnages les plus représentatifs de la crèche provençale. Ils symbolisent toute la Provence à eux deux.

 

 photo Yves

Quand j'étais enfant, un des rares cadeaux que ma mère a tenu à m'offrir pour Noël, était une petite crèche, mais je la voyais bien plus grande, composée d'une étable avec les personnages de la sainte famille, les rois mages, un berger avec son mouton sur le dos.

Habillés comme au temps du récit biblique, moulés dans du plâtre peint. Je reconnaissais cette matière par la couleur blanche du dessous de leur socle, tandis que les deux seuls vrais santons de Provence, étaient en argile. Je les identifiais par la couleur rouge terre sous leur socle. Je voyais à leur allure qu'ils avaient quelque chose de plus noble que je ressentais malgré mon jeune âge. Il s'agissait du tambourinaïre et de l'arlésienne.

 

Le tambourinaïre tient d'une main une baguette pour rythmer sur son tambour la musique qu'il joue avec le galoubet, petite flûte, qu'il tient de l'autre main.
Voir
ici et pour plus d'explications.

 

Je n'ai malheureusement plus ces santons, mais je ne regrette pas leur départ. Ils sont partis sous d'autres cieux fêter la joie de Noêl dans le foyer d'un de mes frères après la naissance de mon jeune neveu.

Rédigé par Daniel

Publié dans #santonniers

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valy 16/03/2006 20:23

c'est domage que tu es donnes ces santons mais s'ils sont dans la famille,c'est bien aussi!!!
ton arlesienne est splendide, sa robe est d'une prècision !!!!superbe!!!bisous
 

Daniel 17/03/2006 14:01

euh, je les ai pas vraiment donnés !  Disons qu'après l'adolescence je me suis intéressé moins aux santons....  puis à la trentaine, l'envie m'a pris de retrouver tout ce monde délaissé un moment.  N'ayant plus mes santons, j'ai commencé à m'en procurer un peu chaque année, maintenant j'en ai pas mal mais je n'aime pas les compter ni savoir combien j'en ai, je les aime trop pour ce qu'ils sont chacun individuellement !