lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village et autres radotages sur le passé ou la vie d'aujourd'hui.
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Cachés à gauche de la crèche, on a vu les amoureux. A droite on assiste à un mariage.
J’ai installé quelques maisons de ma fabrication, d’un amateurisme certain qui tranche avec le professionnalisme des santonniers constructeurs. Déjà anciennes, elles ont plus de 12 ans d’âge ce qui ne les bonifie pas mais les fragilise. Chaque année je me demande dans quel état je vais les retrouver, surtout les toits en argile crue. Si Marie-France ne les avait pas aussi bien mises en valeur par ses photos, je n’aurais jamais osé leur consacrer cet article !
J’avais fait une église qui ne me plaisait pas, qui n’est pas encore terminée. Alors j’ai caché la partie inachevée par une construction plus basse avec un porche d’entrée devant lequel j’installe le couple des mariés provençaux de Paul Fouque avec un cortège d’arlésiennes, d’invités endimanchés. Tambourinaïres, musiciens et danseurs font une haie d’honneur. La taille des santons augmente au fur et à mesure de leur progression vers l’escalier qui descend vers la crèche.

Il y a dans cette scène à côté d'un tambourinaïre, au centre, une très belle arlésienne de Christiane Devouassoux que j’ai connue en visitant la foire aux santons de Pertuis, quand elle y habitait, tout comme E. Prados dont je n’ai plus de nouvelles.
Paul Fouque a réalisé plusieurs santons de tambourinaïre. Un traditionnel et deux autres qu’il a créés avec un soin particulier en leur donnant le visage de personnes proches de lui.
En haut à gauche, assis sur un banc un couple de vieux, très beau santon de Roger Jouve.
J’ai trouvé aussi dans une brocante un vieux tambourinaïre de taille plus petite que j’installe à côté d’un autre créé par Ricard.
Dans un mariage se retrouvent autour de la table toutes les générations, moi je mets toutes les tailles dans le cortège qui bien sûr se dirige en dansant et chantant vers la crèche où chacun, pauvre ou riche, vient offrir la joie de ce jour de fête au nouveau-né !

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bonjour Valy et merci, je ne m'étais pa rendu compte que tu étais présente aussi sur le site " Ma crèche provençale". Ce site est magnifique, c'est en y participant que j'ai eu l'envie de ce blog pour dire des choses plus personnelles et surtout ne pas encombrer le site avec mes photos, car il faut laisser de la place un peu pour tout le monde !
bisous