Taureaux et gardians en Arles

Publié le 9 Mars 2006

 

Au salon international des santonniers d'Arles dans la première salle d'exposition du cloître St Trophime sont exposées des crèches et des scènes réalisées par des amateurs. Ces oeuvres sont pour la plupart des pièces uniques et aussi bien faites parfois que celles des professionnels. Je n'ai pas retenu le nom de l'auteur de cette crèche avec une scène de taureaux de Camargue. Dommage car il exprime là  beaucoup de tendresse et d'amour pour le pays et ses traditions.


Les santons à l'origine sont des personnages qui viennent faire un présent au nouveau-né et lui rendre visite. Ils sont en route vers la crèche. Ils offrent le fruit de leur travail. Les gardians ne vont pas offrir un taureau mais ils font voir ce qu'ils savent faire de mieux, ils offrent en quelque sorte le meilleur d'eux-mêmes, leur amour pour les chevaux, les taureaux, la noblesse de leur métier qui donne du bonheur aux autres. C'est aussi pour ça qu'ils méritent d'être représentés sous forme de santons. Un santon est figé pour toujours dans le geste, l'attitude qui reflète le meilleur de lui-même. C'est pour cela qu'il a quelque chose d'éternel, qu'il fait briller nos yeux comme le dit si bien Sire dans un commentaire.

J'aime voir des taureaux et des chevaux dans les crèches car ils racontent la vérité d'un peuple. Mais toutes ces scènes qui représentent une Provence artificielle pour touristes qui se contentent de clichés genre partie de cartes ou de pétanque n'ont pas leur place dans la crèche. Figurer dans une crèche, ça se mérite.

 

Rédigé par Daniel

Publié dans #santonniers

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article