Arles encore malgré la neige du Lundi de Pâques.

Publié le 24 Mars 2008

Oui, décidément il n'ya plus de saison. Ce matin quelques belles nappes de neige recouvrent les toits et mes pots de géranium en fleur en ce début de printemps sont tout blanc. Quelle époque ! Tout fout le camp ! C'est "l'époque-à-lipse" comme je l'ai - il me semble bien que je ne l'invente pas - déjà entendu dire parfois à la boulangerie ou à l'épicerie du village par certains esprits que la gravité de la situation plonge dans la confusion au point de déformer l'expression de leurs mots. Il n'y a guère me semble-t'il que Claude Allègre et quelques savants résolument optimistes pour nous dire que tout ça n'a rien de très inquiétant et que si tout ne va pas bien dans le meilleur des mondes tout est loin d'être pire.  Allez, j'en profite pour avoir une pensée émue pour ce cher Héraclite, ce philosophe pour qui "panta rei", tout s'écoule, tout change, rien ne demeure. Oui, ce qui est ne dure pas mais devient autre et les premiers mots écrits au tout début de ce texte appartiennent déjà au passé. Tout s'écoule comme un fleuve, même ce que l'on croit fixe, à savoir les rives, la campagne, les maisons, le monde... Notre durée de vie terrestre est déjà peu au regard de celle des atomes dont nous sommes faits, ce qui fait que nous sommes pour finir aussi vieux que le monde et que notre action sur les choses ne fait qu'accélérer le mouvement, surtout quand on joue un peu trop avec les alumettes. Mais, en ce lundi de Pâques où la neige brille sous un soleil un peu trop palichon, ici, près de Lunel, la vraie question est de savoir quel impact cela aura sur les taureaux de la royale Nicollin prévue cest après-midi dans les arènes. Plus concrètement, je me demande si ça vaut la peine ou non de courir le risque d'aller se geler les fesses sur les gradins en béton, humides et froids de la place lunelloise. Les taureaux de course sont comme les artistes, il leur faut pour briller un public bien chauffé!

Sans transition, retour aux santons. La neige ne me fait perdre le fil de mon idée. Vous saurez tout, je ne vous épargnerai rien de ce qui a fait la gloire du 50ème anniversaire du salon des santonniers d'Arles. Pourtant, croyez-moi, ce jour-là, en janvier dernier, quand j'ai visité le salon, les santons, il fallait les aimer. Il faisait un froid de canard, pu plutôt de taureau, dans les rues secouées d'un mistral glacial. Mais les santons défient le temps, même soumis à l'évolutions des mentalités et aux caprices de la mode, ils sont habités par quelque-chose d'éternel. A les voir immobiles, on dirait qu'ils ont l'éternité pour eux. Et pourtant eux aussi passeront. Sauf leur vérité. Le vrai est éternel, il le reste, même quand les choses qui le sont ne sont plus là. La neige peut bien tomber quand elle veut et disparaître aussitôt, cela restera vrai de toute éternité qu'il a neigé en ce lundi de Pâques dans notre cher Midi.

Trois grands artistes, des pièces uniques : scènes de marché de Thierry Deymier. Nativité d'Alice Bertozzi et village de Florence Bégni.


En fait je fais par la même occsion un peu de pub pour  Florence Bégni qui avec 2 autres amies artistes expose ses maisons ce week end et le week end prochain à la chapelle romane de Salinelles, à deux pas de Sommières, entre Nîmes et Montpellier.


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Rédigé par Daniel

Publié dans #Arles: Salon International des Santonniers

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