Arles : Le 50ème Salon International des Santonniers

Publié le 17 Janvier 2008

Il était temps que j'aille le voir. Il a fermé ses portes  dimanche dernier, le 13 janvier 2008.  Une exposition des plus intéressantes. En 50 ans les organisateurs de la manifestation ont acquis un nombre d'oeuvres impressionnant sans compter les  prêts des collectionneurs et des santonniers. Pour cet événement  3 lieux n'étaient pas de trop pour présenter l'ensemble. Des lieux d'exception qui à eux seuls valent le déplacement. Arles recelle des trésors d'architecture. Capitale de la Camargue, elle rayonne sur la Provence rhodanienne. Si les santons voient le jour à  Marseille et Aubagne, ils ont trouvé ici la gloire. Le salon d'Arles est la plus importante manifestation artistique vouée à la crèche et aux santons. Un rendez-vous annuel incontournable autour d'un santonnier ou d'un pays mis à l'honneur chaque année. L'occasion unique de découvrir aussi des réalisations de santonniers et créchistes amateurs. Un vrai bonheur d'aller du cloître St Trophime à la chapelle Ste Anne en traversant la place de la république avec son obélisque romain au centre, puis de descendre vers l'église des Trinitaires.

Seul bémol de taille à la clé de ce parcours : la crèche de la cathédrale St Trophime. Ce bijou d'architecture recèle une quantité incroyable de chefs d'oeuvre. Par contre, quelle déception,  la présentation de la crèche est déplorable. Les grands santons habillés ou autres ( des sujets provençaux en plâtre ou en terre cuite  de Paul Fouque ) ne manquent pas de charme, mais ils sont carrément disposés sur des volumes en forme d'étagères et le décor de la crèche est franchement laid pour ne pas dire vulgaire avec une guirlande fantaisie et  une étable  de très mauvais goût.

Heureuseument  un peu plus haut, sur la hauteur des arènes, à Notre Dame de La Major on peut encore voir et surtout admirer chaque samedi et dimanche  après-midi jusqu'au 2 février  une grande crèche provençale réalisée avec  beaucoup de savoir -faire sans aucune fausse note,  un modèle du genre dans un paysage typiquement provençal qui va de la Crau aux Alpilles. Des santons en terre cuite de 8 à 15 cm,  signés Paul Fouque, Marius Chave, divers santonniers dont Isoline fontanille, lou Christou.  Plus bas dans l'église St Julien-St Antoine une crèche entièrement camarguaise avec des santons habillés, restaurés. Il faut faire vite, on peut aussi la visiter encore aux mêmes heures et jours que celle de N.D. de la Major grâce aux bons soins d'une petite équipe de bénévoles qui s'active pour animer ces monuments fermés au public trop souvent. Dommage que ces deux magnifiques réalisations ne soient pas mieux signalées dans les documents  de tourisme édités pour les fêtes de Noël à l'attention des visiteurs.

Au final, une journée bien remplie malgré le temps frisquet et pas le temps d'aller au musée Arlaten voir ou revoir les santons que thérèse neveu a offert à Mistral.  Je reviendrai !



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Au fond de la chapelle Ste Anne, la grande crèche napolitaine des Fratelli Capuano acquise par le salon.

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A suivre...

Rédigé par Daniel

Publié dans #Arles: Salon International des Santonniers

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