lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village et autres radotages sur le passé ou la vie d'aujourd'hui.
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Seul bémol de taille à la clé de ce parcours : la crèche de la cathédrale St Trophime. Ce bijou d'architecture recèle une quantité incroyable de chefs d'oeuvre. Par contre, quelle déception, la présentation de la crèche est déplorable. Les grands santons habillés ou autres ( des sujets provençaux en plâtre ou en terre cuite de Paul Fouque ) ne manquent pas de charme, mais ils sont carrément disposés sur des volumes en forme d'étagères et le décor de la crèche est franchement laid pour ne pas dire vulgaire avec une guirlande fantaisie et une étable de très mauvais goût.
Heureuseument un peu plus haut, sur la hauteur des arènes, à Notre Dame de La Major on peut encore voir et surtout admirer chaque samedi et dimanche après-midi jusqu'au 2 février une grande crèche provençale réalisée avec beaucoup de savoir -faire sans aucune fausse note, un modèle du genre dans un paysage typiquement provençal qui va de la Crau aux Alpilles. Des santons en terre cuite de 8 à 15 cm, signés Paul Fouque, Marius Chave, divers santonniers dont Isoline fontanille, lou Christou. Plus bas dans l'église St Julien-St Antoine une crèche entièrement camarguaise avec des santons habillés, restaurés. Il faut faire vite, on peut aussi la visiter encore aux mêmes heures et jours que celle de N.D. de la Major grâce aux bons soins d'une petite équipe de bénévoles qui s'active pour animer ces monuments fermés au public trop souvent. Dommage que ces deux magnifiques réalisations ne soient pas mieux signalées dans les documents de tourisme édités pour les fêtes de Noël à l'attention des visiteurs.
Au final, une journée bien remplie malgré le temps frisquet et pas le temps d'aller au musée Arlaten voir ou revoir les santons que thérèse neveu a offert à Mistral. Je reviendrai !

A suivre...



