lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village et autres radotages sur le passé ou la vie d'aujourd'hui.
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A la crèche de St Saturnin les Avignon on peut voir ces offrandes présentes sur un autel, ainsi expliquées :
"Siegue bon coume lou pan, Plen coume un iou, Saur coume la sau, A dré coume une brouqueto."
"Qu'il soit bon comme le pain, Plein comme un oeuf, Sage comme le sel, Et droit comme une allumette".
Au pays de Grasse, on dit : "Siegués bouan coumo lou pan, sagi coumo la saou, plen coum'un iou, e lou bastoun de vieillesso de tei parens!" (sois bon comme le pain, sage comme le sel, plein de santé comme un oeuf et le bâton de vieillesse de tes parents!).
Frédéric Mistral raconte ainsi sa naissance dans ses Mémoires:
"Ma première sortie sur les bras de ma mère, qui me nourrissait de son lait, lorsqu'elle fit ses relevailles, — tout cela vaguement, dans une lointaine brume, il me semble le revoir: elle, ma pauvre mère, dans la beauté, l'éclat de sa pleine jeunesse, présentant avec orgueil son "roi" à ses amies, et, cérémonieuses, les amies et parentes nous accueillant avec les félicitations d'usage et m'offrant une couple d'oeufs, un quignon de pain, un grain de sel et une allumette, avec ces mots sacramentels:
-Mignon, sois plein comme un oeuf, sois bon comme le pain, sois sage comme le sel, sois droit comme une allumette."



