lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
...
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Il est vrai que taureaux et courses camarguaises font l'honneur et la gloire d'une culture authentique à la fois populaire et noble. La fé di biou s'inscrit dans la grande tradition du félibrige. Elle est célébrée par les poètes, écrivains, musiciens du terroir. Elle est au coeur d'un mode de vie, de coutumes ancestrales. La coupo santo l'accompagne et vient conclure souvent une course de trophée. Il n'est pour s'en convaincre qu'à évoquer la grande figure historique des manadiers, le Marquis Folco de Baroncelli à qui Mistral en personne a dit : "je te confie la Camargue".
Alors même si la course camarguaise ne fait pas partie à l'origine des scènes d'une crèche provençale, elle y a sa place car elle est au coeur de la tradition, la vraie.
Rien à voir avec d'autres scènes comme la partie de cartes et celle de pétanque qui se trouvent hélas de plus en plus en bonne place sur les étals santonniers et rencontrent aussi un franc succès auprès du public. Cela me désole, car ces évocations, loin de représenter l'image de la Provence, ne sont prétexte qu'à une pagnolade de façade, à une évocation superficielle de la Provence qui masque en fait la réalité de la vraie culture provençale. Ras le bol d'une Provence réduite aux herbes, à la lavande, au savon de Marseille et à l'huile d'olive. Les santonniers traditionnels refusent de céder à cette mode. Certains cèdent à la facilité pour des raisons avant tout économiques. "Les gens nous le demandent, vous comprenez" disent-ils pour se justifier. Dommage.
Retour aux santons, qu'ils soient taureaux, chevaux, raseteurs et gardians.
Commentaires
Le mot vient du provençal : le verbe gasa qui veut dire passer à gué. La gaso désigne le gué. Le mot a été francisé : la gase. Il désigne désormais le spectacle des taureaux traversant une roubine, une rivière ou un canal. La gase est devenue une manifestation importante lors d'une fête votive. Comme dans un abrivado les taureaux sont encadrés par les gardians à cheval qui traversent aussi le gué sous le regard et les cris des spectateurs installés sur des embarcations de fortune qui essaient d'arrêter les taureaux par les cornes. La gase fait partie des traditions taurines camarguaises. Près de chez nous celles d'Aigues Mortes ou du Grau du Roi attirent beaucoup de monde.
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Voir l'article: http://www.aiguesvives.fr/La-gase-d-Aigues-Mortes-2007-vue-d.html
Bonne continuation.