Pont Saint Esprit, capitale de l'art sacré

Publié le 14 Mai 2007

Il y a déjà quinze jours de ça, par un samedi après-midi avec un temps mi-figue mi-raisin, j'ai eu le plaisir d'être invité à une visite conférence de l'exposition "Passion en dialogues" au musée d'Art sacré de Pont Saint Esprit. 

Pont Saint Esprit, c'est encore le Gard, mais à l'autre bout du département, au Nord, là où commence la Provence gardoise ou rhodanienne. Simple rappel si vous ne connaissez pas l’endroit, le fameux pont médiéval qui a donné son nom à la ville a été construit sur le Rhône.

Je ne connaissais pas cette ville et je suis allé de surprises en surprises.
D’abord le plaisir de découvrir un musée très accueillant, bien conçu. Un simple coup d'œil sur l'entrée donne déjà l'envie de pousser plus loin la visite.

Ensuite, le bâtiment à lui seul avec son histoire, son architecture, ses plafonds et meubles d'époque mérite à lui seul la visite. Il s’agit d’un vaste hôtel particulier, la Maison des Chevaliers, demeure des Piolenc, dynastie de négociants de blé de la vallée du Rhône. Il a été si bien restauré qu’on a vraiment l’impression en le visitant de retrouver notre lointain passé comme s’il nous était familier.

Enfin l'art sacré chrétien y est présenté sous une forme purement artistique, culturelle et non pas doctrinale, sans lien avec une pratique religieuse. Il s'agit bien d'accéder à une forme d'art véritable qui a produit maints chefs d'œuvre. A ce titre les santons, nous y voilà, ont droit de cité au musée même si leur place est réduite. Encore qu'une salle présente, commentaire audio à l'appui,  les grands santons habillés de l'église paroissiale. Il sont exposés au musée en dehors de la période calendale. Je suis tombé en admiration devant des crèches anciennes du XVIIIème réalisées dans des petites niches vitrées. Les seuls santons de Provence visibles sont ceux de Raymonde Martin issus de la collection Varille. Santonnière dont le nom même m’était inconnu. Mais quel talent, quelle vérité dans l’expression de ces santons qui pourtant ont l’air de ne pas être bien finis. En admiration aussi devant une très belle collection d'enfants Jésus en cire sous globe de verre. Que du bonheur !

Bon à savoir enfin, l’entrée du musée est désormais gratuite. Et pour finir, cerise sur le gâteau : le musée possède dans ses réserves quelques 2000 santons et prépare une exposition pour la fin de l’année. A toutes ces raisons d’aller à Pont St Esprit en décembre, s’en ajoute encore une autre : sa foire aux santons est une des plus importantes de la région. Pont Saint Esprit n’est pas la capitale des santons mais son dynamisme en la matière mériterait d’être pris pour modèle par les autres qui s’endorment sur leur réputation.

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Santons en cire de l'église de Pont Saint Esprit : ci-dessus la Sainte Famille, et au-dessous, l'Enfant-Jésus

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Visage  en cire d'un santon de l'église de Pont Saint Esprit

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 Détail scène de la nativité.  Crèche dans une niche avec vitre du XVIIème.

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Crèche de Raymonde Martin, collection Varille.

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Crèche de Raymonde Martin, la Nativité

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Raymonde Martin, la poissonnière

à suivre...

Cliquer sur les images pour les agrandir

photos Daniel, reproduction interdite sans autorisation.

Rédigé par Daniel

Publié dans #crèches et santons

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Gaston Marie Martin 20/10/2013 13:44

Merci de présenter ces oeuvres sur votre blog.

Gaston-Marie Martin 13/12/2012 12:44


Raymonde Martin, sculpteur 1887-1977 , née et morte à Marseille.

Gaston-Marie Martin 13/12/2012 12:40


Raymonde Martin, sculpteur 1887-1977, née et morte à Marseille. Elle fut l'élève de Marqueste et Injalbert aux Beaux-Arts de Paris. Son activité de santonnière est présentée au Musée de
Château-Gombert de Marseille. Elle est l'auteur des monuments aux morts de la Grande Guerre de Néris-Les-Bains et Des Andélys (Eure).

LUCQUIAUD 17/05/2007 00:26

Effectivement , ces santons de Raymonde Martin sont très expressifs.Au plaisr ami Daniel, ton blog est toujours bien documenté et porteur d'un éclairage merveilleux sur l'univers des santons ...Amitiés des Farfadets