lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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Les capitelles sont ces abris sommaires, de forme arrondie, faits de pierres assemblées les unes sur les autres. Tout comme le toit en forme de coupole qui fait corps avec la construction. Présentes dans les crèches elles embellissent le paysage en lui conférant une touche pastorale, une dimension humaine, tant elles s'intègrent dans la nature comme si elles avaient toujours existé. Cet habitat de fortune frappe l'imagination et demeure entouré de mystère car on ne sait trop rien de ses origines ni de la façon dont il a pu être utilisé au cours des siècles. Ces cabanes, situées à proximité d'un champ, en cas de pluie, servaient de refuge plus aux paysans qu'aux bergers comme le voudrait la légende. Les masets sont différents. Il s'agit de petites bâtisses d'une seule pièce construites dans la plaine, en bordure des vignes.
Cette capitelle a été restaurée avec plus ou moins de bonheur et n'a pas la finesse ni le charme de celles que le temps a pu épargner.
Au bord du chemin les anciens vestiges des carrières ressemblent à des marches d'escalier taillées dans la roche. Le paysage prend un aspect architectural étrange qui s'intègre pourtant harmonieusement dans cette nature sauvage. Le printemps offre à profusion des fleurs simples comme celles de ces buissons ressemblant à des genets piquants. Plus modestes, celles du thym dégagent des senteurs qui se mélangent à celles de quantité d'autres plantes dont je ne connais pas le nom. Après-midi, quand se lève la brise et que le soleil s'en mêle, il flotte dans l'air de la garrigue comme un parfum de paradis terrestre. Un vrai décor de crèche. Il ne reste plus qu'à disposer les santons.
J'aime fouler ce sol rocailleux, un brin hostile à nos pas, mais généreux, riche en émotions, offrant à profusion éclats de roche, brindilles, lichens, arbustes et autres éléments naturels qui récoltés au hasard des promenades serviront à construire le décor de la crèche.
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Moi aussi tu le sais j'adore me balader dans les carrières, j'y ramasse d'ailleurs une partie des décors de ma crèche; espérons néanmoins que nous serons préserver ces endroits magiques, chargés d'histoire et de tradition encestrales . Et la c'est quand même pas gagné, tu le sais on en discute souvent. La ou je pêchais il y a 30 ans des grenoilles et tritons dans les trous d'eau des vieilles carrières il y a maintenant cette exploitation moderne qui avale un peu vite la colline, une autre carrière magnifique a été comblée après avoir servie de décharge pendant 20 ans. La grottedu village a été bouchée sous des tonnes de grava au mépris de toute considération écologique; que dire de l'aménagement très discutable d'un théatre (mal intégré et mal fini), il existait aussi (sous le parc) un tronçon de chemin de carrier presque dans le village, il est maintenant sous une couche de bitume après la réalisation du dernier lotissement; alors prenons garde sinon nos enfants ne foulerons plus ces lieux magiques.
Amitiés Henri