lou santonejaire

Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.

Mon blog raconte des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village et autres radotages sur le passé ou la vie d'aujourd'hui.

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Samedi 29 septembre 2007
Mouriès au coeur de la tradition provençale. 


C'est un village un peu à l'écart des grands axes routiers qui traversent la Provence.  Il faut y aller exprès.  Avant d'y arriver, on découvre de part et d'autre de la route de somptueuses propriétés avec grilles en fer forgé,  parc,  hautes murailles et belles bâtisses. La réussite sociale aime venir s'afficher en terre de Provence. Peut-être ces provençaux des vacances pensent pouvoir s'offrir ainsi une légitimité, l'authenticité d'un art de vivre. Comme si l'argent suffisait pour s'approprier la culture d'un pays, ses traditions. Pourtant ces valeurs ne s'achètent pas comme des maisons et du terrain, elles se trouvent dans l'art de vivre des gens d'ici.
Et justement, les gens d'ici, ainsi que d'autres, languedociens, comme nous, attirés par l'envie de voir courir les taureaux et les raseteurs, se retrouvaient en ce dimanche aux arènes pour applaudir avant la course les groupes venus de toute part, chacun avec leur costume typique, propre à leur pays, leur histoire, avec leur musique, leurs instruments, leurs façons bien à eux de danser, de chanter, de faire la fête. Certes il s'agit d'un spectacle, mais ce qui est donné à voir n'est pas l'évocation simple de choses du passé.
En faisant revivre le passé, ces acteurs d'un autre temps nous font découvrir et aimer nos racines. Ils nous racontent notre histoire en dansant et en jouant. Ils la font surgir dans le présent. Nous trouvons alors dans cette représentation du passé l'image vivante de ce qui aujhourd'hui fait notre identité, nos valeurs, notre culture. Nous nous reconnaissons bien là dans ce public. Nous partageons tous ensemble en de tels moments les mêmes émotions, le même sentiment d'appartenance à cette terre, ce pays. Voilà des choses qui se vivent, s'éprouvent, mais qui ne peuvent pas s'acheter. Ni avec le billet d'entrée aux arènes pas plus qu'avec de somptueuses propriétés. L'authenticité d'un art de vivre n'est pas à vendre. Merci à tous ces groupes de nous faire vivre et revivre le pays.

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Voic la capelado. Les arlésiennes font la haie d'honneur aux raseteurs de la course qui viennent saluer la présidence et se présenter au public avant de raseter les taureaux cocardiers. Ces derniers sont toujours dangereux pour l'homme, car il ne faut pas oublier dans cette ambiance de fête que ce sont des animaux sauvages et qu'il faut  aussi beaucoup de courage et de vaillance pour les affronter.



Samedi 29 septembre 2007
Jour de fête à Mouriès en ce dimanche 16 septembre. Le soleil illumine comme en plein été. Les femmes ont mis leurs plus beaux habits d'arlésienne. La rue est colorée, animée par les allées et venues des groupes de maintenance des traditions régionales. Groupes folkloriques, pour le dire simplement, même si je n'aime pas ce terme qui a désormais une consonance péjorative. C'est la journée de l'olive verte, au pied des Alpilles. Il est midi quand nous arrivons. Impossible de trouver une place assise dans les bars pris d'assaut à l'heure de l'apéritif. Mais c'est avec beaucoup d'amabilité et ce sens de l'accueil propre aux provençaux, que le garçon de café qui court dans tous les sens pour servir ses innombrables clients, nous indique le chemin des arènes et nous donne tous les renseignements voulus pour ne pas manquer l'ouverture du guichet.
Nous voilà donc au coeur de la Provence, au pied des Alpilles, dans les arènes dessinées par le Marquis de Baroncelli en forme de fer à cheval. Une heure avant la course commence le grand défilé de tous les groupes invités. La piste est rapidement envahie par les musiciens, danseurs, personnages en habit d'époque qui commencent par évoquer une scène de cueillette des olives. Le spectacle qui suit est aussi beau si ce n'est plus que celui offert chaque année aux arènes de Nîmes ou d'Arles en ouverture de la finale du trophée des As. Après le passage de tous les groupes, une vaste et longue farandole réunit tous les participants. Un grand moment d'émotion. Mais la course commencera avec une heure de retard. Elle sera endeuillée par la mort subite de l'ancien président du club taurin alors qu'il était installé sur les gradins. La course va consacrer le succès de Loïc Auzolle dans sa course aux points pour se maintenir à la première place du Trophée des raseteurs.
Photos.


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Loïc Auzolle, portant un brassard noir en signe de deuil, regarde avec détermination dans la direction du toril la sortie du premier taureau de la course : Gregau de la manade Fabre Mailhan.

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Gregau de la manade Fabre Mailhan et Loïc Auzolle.


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Mazel de la manade Le Brestalou et Martin Cocher.

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Mazel de la manade Le Brestalou et Loïc Auzolle.

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Mazel de la manade Le Brestalou et Loïc Auzolle.



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Aurochs manade Guillerme, raset de Loïc Auzolle.


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Voltigeur, brillant cocardier de la Manade Vitou .


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Voltigeur,manade Vitou sur un beau raset d'Auzolle.



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Coup de barrière de Voltigeur sur Loïc Auzolle.

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Voltigeur fonçant sur Loïc Auzolle.


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  Voltigeur et Deville.



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Martin Cocher (?) rasetant Voltigeur.





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