lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village et autres radotages sur le passé ou la vie d'aujourd'hui.
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Voilà un santon qui n'a pas de nom. Il n'est pas signé, comme beaucoup de santons anciens. Il n'est pas daté, mais sa facture est ancienne. La patine du temps a atténué l'éclat de son vernis. Sa forme est travaillée,les vêtements se détachent bien du corps et donnent du mouvement à la silhouette. Autant de raisons de penser qu'il s'agit là d'un santon ancien, antérieur aux années 1950 et peut-être davantage.
Il représente une gitane conforme aux clichés de l'imaginaire populaire d'alors, coiffée d'un foulard, habillée pauvrement mais avec des couleurs vives, un tambourin dans une main, le baluchon dans l'autre, portant son enfant en bandouillère sur son dos. Parfois elle le tient par la main. Ou alors un singe sur son épaule vient compléter la scène.
Ici elle est fière, droite, arrogante mais la simple présence attachante de l'enfant a pourtant un pouvoir émotionnel très fort. La gitane et son enfant prouvent bien qu'au delà des préjugés et des apparences l'amour maternel est un sentiment commun à tous les individus sans distinction des communautés d'origine ethnique ou sociale.




