lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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Voici sur cette image la partie la plus haute de la crèche. Sur la colline au fond il y a un petit village perdu avec un peu plus devant un moulin à vent. C'est de là-haut que part la transhumance, ou le début du grand troupeau qui se dirige lentement vers la crèche. C'est un peu plus bas à un niveau intermédiaire que se trouve la scène de l'apparition de l'ange. Plus bas encore, sur le côté se trouve le village de la plaine avec ses maisons, ses métiers et le champ du laboureur et du semeur. Je le présenterai une autre fois avec plus de détails.
En progressant dans la descente, la taille des moutons grandit au fur et à mesure. Les moutons les plus éloignés mesurent à peine 1 cm de hauteur, les plus proches 8. Cela donne plus de vie à l'ensemble et la perspective gagne ainsi en profondeur et en authenticité. Ma crèche s'efforce d'imaginer quelle était la vie des paysans d'autrefois, ces paysans qui intrigués par le tintamarre des bergers quittent leurs occupations pour aller eux aussi faire leur visite au nouveau-né et lui porter leurs offrandes.
La sage femme du village, l'accoucheuse est déjà là avec sa corbeille de linge. Elle est arrivée après la naissance et vient aider la jeune mère. Mais il y a d'abord les bergers qui dormaient près de là en gardant leurs troupeaux. Prévenus de la naissance du sauveur par l'ange, ils sont les premiers à venir adorer l'Enfant-Dieu. Bientôt dans la campagne, c'est un immense troupeau de moutons, de brebis, d'agneaux qui est rejoint ensuite par celui des humains. Ensemble, d'un même élan ils vont rendre hommage au roi des rois. Déjà les mages ont vu son étoile et se sont mis eux aussi en route.



Ce santon portant une corbeille de linge n'est autre que la sage-femme. Elle fait partie des premiers personnages venus compléter avec les bergers la sainte famille. On le trouve déjà dans d'anciennes crèches d'église, bien avant que n'apparaissent les santons de Provence.

L'ange (en tunique blanche) apparaît aux bergers qui se tournent vers lui. Saisis de crainte, ils lèvent les bras au ciel ou le saluent avec respect. J'aime bien voir cette scène dans une crèche, car c'est par là que commence la belle aventure de la nuit de Noël.
L'ange et les bergers autour de lui sont de l'atelier Rampal. J'ai ajouté autour des bergers de Chave et "le coup de mistral" de Paul Fouque rebaptisé pour l'occasion "le salut du berger à l'ange".
Cette Vierge tenant l'enfant dans ses bras est de Paul Fouque. Sa robe est rouge, couleur du sang, de la vie, mais aussi symbole de rayonnement spirituel.
A minuit, en réalité plus tard dans la nuit, elle a trouvé sa place dans la grotte.
Voici la vierge du 24 décembre :



