lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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La table de travail du santonnier. Ambiance de ce lieu unique pù s'opère l'alchimie des couleurs dont Robert Canut a le secret.
La charrette bleue est exposée dans la vitrine de l'atelier. Pièce réalisée à la dimension du personnage, en taille 15 cm. Derrière on voit le cheval de la scène du laboureur. Une des plus belles réalisations de R. Canut. Au village aussi les charrettes étaient bleues, d'un bleu plus délavé par l'usure du temps.
Le temps des vieilles charrettes n'est plus, pourtant je les vois encore traverser le village au rythme tranquille du pas du cheval. J'entends encore les bruits de l'attelage, les quelques mots à la cantonade échangés avec les passants. Autant de nouvelles brèves transmises en un rien de temps, celui des charrettes, celui que d'innombrables générations ont connu et vécu, celui dont j'ai connu la fin, celui des derniers témoins dont je fais partie. Me voilà devenu avec les gens de l'ancien village dépositaire de la mémoire d'un temps qui n'en avait pas, car il remontait à la naissance même de l'agriculture. Une civilisation pluriséculaire s'est écroulée sous mes yeux d'enfant sans que je m'en rende compte. Transformés en villageois de la ville, nous sommes désormais un peu comme ces indiens obligés de vivre dans une réserve qui n'a plus rien à voir avec leurs racines. Les maisons du vieux village sont bien là, mais tout comme un vieux décor remis au goût du jour pour un autre usage. Et les rares exploitations agricoles qui ont survécu ressemblent un peu à des musées. Notre avenir reste à inventer.
Robert Canut dans son atelier, photo faite lors de ma dernière visite en septembre.
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Quotidiens de la presse régionale, journaux divers, radio, télévision font régulièrement des reportages sur sa vie de santonnier qui est pour lui bien plus qu'une
simple activité professionnelle ou un métier.
Au mur de la pièce d'exposition, sont affichées des coupures de journaux.
Les années ont passé, mais son attachement à son métier de santonnier n'a fait que se développer davantage depuis. Santonnier, il l'est un peu plus chaque jour, si tant est qu'il puisse
aimer ses santons davantage aujourd'hui qu'hier. Son style est le même bien sûr, mais il s'est totalement affirmé, libéré aussi. Son art a évolué, le geste créateur exprime désormais sa
volonté créatrice dans sa plénitude. Ses santons sont vraiment ses enfants, sa vie.
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Robert Canut réalise des santons qui ont du caractère et une âme. Il est connu et reconnu pour ce style particulier qui le différencie des autres santonniers. Mais il doit aussi sa réputation à ses talents de constructeur. Ses maisons, fermes, mas, pigeonniers forment des crèches d'un réalisme le plus authentique possible. Pas d'excès de couleurs ni de rusticité excessive, pas de trait forcé, que du naturel, simple mais vrai, qui nous fait dire que les gens d'alors vivaient bien dans des maisons comme celles-là. Cette maison fait partie d'une crèche exposée en permanece et qu'il réalise sur commande. L'intérieur de la maison est décoré et meublé.
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La grande crèche de l'atelier est aussi profonde que large, elle est composée de plusieurs niveaux, ce qui permet de présenter des santons de toutes les tailles. En haut de la crèche cette autre maison.
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Réveillé en pleine nuit par la bande de joyeux drilles de la pastorale, ce personnage est parfois désigné comme le ravi à la fenêtre car il est étonné de voir l'agitation qui règne dans la rue, provoquée par tous ces gens qui vont vers la crèche.
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