lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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Il fallait voir à l'heure de l'apéritif l'ambiance qui régnait dans une brasserie des Lices où s'étaient retrouvés ses amis de Vendargues et tous ceux qui le soutiennent. Mais un peu plus tard, à l'entrée des arènes, le décor était différent. Avant le début de la course, les amis de Loïc Auzolle, arborant un tee-shirt à son effigie, avaient pris place derrière une grande banderolle de soutien portant le nom du raseteur arlésien. En Arles, terre de Provence d'où est née la tradition, les languedociens ne sont les bienvenus que sur la pointe des pieds. Qui plus est, Loïc Auzolle a fait sans conteste une belle course, il s'est donné à fond dès le début et s'est très vite assuré l'avantage en levant les deux ficelles de Tommy et puis celles de Severo. La victoire dès le troisième taureau lui était acquise avec les faveurs du public. Mais, à la sortie du 5ème taureau, Ruy Blas, quand Sabri Allouani a tenté par des ultimes rasets de reprendre la main, les choses ont tourné au vinaigre, la fête a failli être gachée quand une partie du public s'est mise à le siffler. On a même entendu ici ou là jaillir des gradins quelques paroles blessantes. Revoilà le "vae victis" gaulois ressurgi de l'inconscient collectif, le toujours "malheur aux vaincus". Au 6ème taureau, Sabri a quitté l'arène, les jeux étaient faits et l'ambiance devenait trop dure pour lui. Loïc Auzolle a su alors se montrer à la hauteur des choses. Il est allé chercher Sabri et l'a fait revenir en piste. Et quand le dernier taureau, Mathis, est rentré au toril, c'est alors Sabri qui est allé spontanément vers lui pour le féliciter et l'embrasser. La foule unanime a alors applaudi avec enthousiasme. Oubliés les sifflets, l'honneur de la course camarguaise et de nos traditions venait d'être sauvé. Merci Loïc, merci Sabri, et bravo au nouveau vainqueur du Trophée des As qui a pris beaucoup de risques pour nous offrir une aussi belle prestation.
Mais du côté des taureaux, la plus belle prestation n'a pas été celle qu'on attendait. Si Camarina, biou d'Or pour la deuxième fois, n'a pas déçu il n'a pas non plus comblé l'attente du public. Pareil pour Mathis, cet autre jeune dieu de la Camargue. C'est le premier taureau, Candelo de la manade Guillierme qui a été le plus brillant. Fougueux, combattif, généreux, répondant bien aux sollicitations, il a fait vibrer l'arène et obtenu à juste titre le prix du meilleur taureau de la course, n'en déplaise à mon voisin de gradin.
Photos.
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Tout a commencé en fin de matinée par un abrivado sur les Lices.
Dans une brasserie des lices, Camarina est à l'honneur. Les amis d'Allouani se sont donnés rendez-vous pour l'apéritif et le repas. ils sont venus avec le panneau de Vendargues, village ( pas loin du nôtre, Beaulieu) où habite Sabri Allouani et où il a appris à raseter.
A 15 heures les arènes sont combles, la reine d'Arles se présente seule. Elle fait son entrée et traverse la piste. Elle représente la tradition, elle l'incarne avec élégance et dignité. Puis ses demoiselles d'honneur la rejoignent. La fête peut commencer. Place aus spectacle qui précède la capelado.
La capelado : Gardians à cheval, arlésiennes et membres des groupes de maintenance font une haie d'honneur aux raseteurs qui vont saluer la présidence.
La course commence. Candelo (Candello?) de la manade Guillierme ouvre le feu. Les raseteurs se préciptent, d'un peu on se croirait trois mois plus tôt à la Cocarde d'Or.

Candelo de Guillierme sur les 3 dernières photos, une avec Auzolle, puis Allouani, et ci-dessus encore Auzolle.
Merci à Claude pour ces videos: la capelado puis Candelo en action dans les arènes avec bari Khaled qui coupe la cocarde.
à suivre...



